Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Patrick Granet

mais réservée comme d’habitude aux universitaires), les auteurs de Maintenant précisent longuement dans cet ouvrage leur vision d’un monde où tout aurait implosé, la destitution devenant le geste final, la pichenette révolutionnaire qui balaierait les ruines fantomatiques du capitalisme. Cette description apocalyptique touche l’ensemble de la société et de ses institutions, y compris et largement celles et ceux qui (...) Suite »  politique Qui croit encore en l’Assemblée nationale ?

Près de 52 % d’abstention. C’est donc avec le suffrage de moins de 16 % des inscrit.es que les macronistes vont emporter, dimanche prochain, entre 67 et 74 % des sièges au Palais-Bourbon. Puis elles et ils se mettront hors jeu pour laisser l’Élysée et Matignon gouverner par ordonnances. Ainsi le parlementarisme est-il mis à mort à la fois par l’électorat et par les député.es. Jamais cette démocratie n’a paru plus factice.

La séquence électorale du printemps 2017 confirme cette tendance de fond : passée l’élection présidentielle – « la seule qui compte » – la population se désintéresse complètement de l’Assemblée nationale, pour deux raisons.

Primo, les député.es ne représentent nullement leurs électrices et électeurs. Porteurs d’aucun mandat précis, soumis à aucun contrôle des électeurs, elles et ils ne représentent qu’eux-mêmes.

Secundo, pour préserver leur carrière, ils et elles se conforment généralement aux directives des chefs de leurs partis. Ainsi les « frondeurs » du PS se limitèrent à des protestations platoniques contre le gouvernement Valls, et n’assumèrent jamais un vote contre.

De ce point de vue, les député.es La république en marche (LRM) vont descendre encore plus bas puisque, dès le départ, elles et ils octroieront à l’Élysée et à Matignon le pouvoir de gouverner par ordonnances.

Le Palais-Bourbon est donc vidé de toute importance à la fois par l’électorat qui s’abstient majoritairement, et par les député.es qui, à peine élu.es, s’effacent servilement.

Les institutions républicaines ne sont souvent que la façade de carton-pâte du véritable pouvoir : celui des capitalistes et du marché. Or, cette façade se délabre de plus en plus.

Il est temps de renverser ce système et d’en instituer un nouveau, qui placera l’économie et la politique entre les mains de la population par l’expropriation des capitalistes et l’autogestion de tous les aspects de la vie.

Nous espérons que la lutte contre les attaques antisociale que Macron prépare avec la loi Travail 2 fera avancer cette prise de conscience d’une révolution nécessaire.

Alternative libertaire, le 13 juin 2017

 
  • mail
  • printer
  • tumblr

Commenter cet article