anarchiste individualiste
22 Juin 2015
Posted on 2015/01/28
Après 135 jours de combats acharnés et de lourds sacrifices, les combattant(e)s des Unités de Protection du Peuple (YPG et YPJ) ont libéré Kobanê, infligeant ainsi une défaite cuisante aux gangs de Daesh.
Malgré l’hostilité des Etats de la région, notamment de la Turquie qui a toujours soutenu Daesh et refusé l’ouverture d’un couloir pour l’acheminement de l’aide humanitaire et militaire, malgré la nette supériorité en armes de Daesh, les résistants de Kobanê ont combattu avec une détermination et un courage remarquables. Leur résistance a eu raison d’un ennemi de l’humanité.
Pour rendre hommage à tous ceux qui sont morts dans ce combat pour l’humanité,
Pour célébrer la résistance et la victoire de Kobanê,
Pour demander la reconnaissance du canton autonome de Kobanê et des autres cantons du Rojava,
Soyons nombreux samedi 31 janvier, à partir de 14h,
sur la Place de la République !
Posted on 2015/01/28
Actuellement, les forces kurdes contrôlent environ 80-85% de la surface de la ville de Kobanê. Les dernières contre-attaques des djihadistes ont échoué et ceux-ci ne cessent de perdre du terrain. La prise de la colline de Mistenûr au sud-est de la ville marque un tournant et pour le commandement des YPG/YPJ, le début de la phase finale de la libération de Kobanê. Plusieurs villages situés au sud et sud-est de la ville auraient déjà été libérés ces dernières 48h, pour la première fois en 4 mois.
Libération de la colline de Mistenûr, l’heure est venue de libérer Kobanê
Jeudi 22 janvier 2015
Biharin Kendal, l’une des commandantes des YPJ dans Kobanê, a déclaré que la prise de la colline de Mistenûr, première étape de l’opération pour libérer Kobanê, s’était achevée.
Pendant les combats au cours desquels, en octobre 2014, la combattante des YPJ Arin Mirkan a fait le sacrifice suprême, la colline de Mistenûr a gagné une importance symbolique en plus de son importance stratégique.
Les forces des YPG/YPJ ont lancé une opération pour chasser les bandes de l’EIIL hors de Kobanê il y a un mois, et après le nettoyage de nombreux points stratégiques, la colline de Mistenûr a aussi été libérée. En prenant Mistenûr, les YPG ont établi une position dominante sur l’ensemble de la ville de Kobanê, la route d’Alep et les routes utilisées par l’EIIL pour amener des renforts.
Biharin Kendal, commandante des YPJ, a parlé à Firat News Agency au sujet de l’opération pour la libération de Mistenûr.
Biharîn Kendal a expliqué comment les forces des YPG et YPJ avaient vaillamment défendu la colline de Mistenûr lorsque les bandes d’EIIL avaient attaqué en octobre 2014. Elle a dit que les combattants des YPG et YPJ avaient opposé une résistance héroïque avec des armes légères, face à une force largement plus importante en possession de chars et d’armes lourdes.
« Nous avons défendu la colline en dépit d’une puissance de feu inférieure »
Biharin Kendal a ajouté que le sacrifice consenti par Arin Mirkan, qui s’est fait exploser parmi les membres de l’EIIL au moment où ils prenaient la colline, symbolisait l’héroïsme affiché par les combattants des YPG et YPJ.
« Après la chute de Mistenûr, nous avons continué notre résistance dans la ville »
Biharin Kendal a déclaré : « quand les bandes de l’EIIL sont entrées dans la ville après la prise de Mistenûr, nous avons déclaré que nous allions transformer la ville en un enfer pour eux. Nous nous sommes battus dans chaque maison et dans chaque rue, nous avons versé notre sang et perdu nos camarades. Mais nous savions que nous pourrions reprendre Mistenûr et nos plans ont porté leurs fruits ».
« Avec la reprise de Mistenur, la première étape est achevée, nous allons maintenant libérer Kobanê »
Biharin Kendal dit que la prochaine étape est de nettoyer toute la ville des bandes et de déclarer la victoire finale.
« Quelques jours avant, nous avons mis les drapeaux des YPJ et des posters du leader Apo dans nos sacs prêts à les accrocher sur la colline de Mistenûr. Nous n’avions aucun doute que nous prendrions Mistenûr, et quand nous l’avons fait, nous avons accroché les affiches de nos martyrs. En reprenant la colline nous avons rempli les souhaits d’Arin Mirkan et de nos autres camarades qui sont tombés dans la lutte ».
Biharin Kendal a expliqué les avantages d’avoir pris le contrôle de Mistenûr, ajoutant que l’EIIL ne serait plus en mesure de se déplacer librement sur la route d’Alep ou sur la route menant à la frontière de Tel Abyad. Elle a dit que « nous avons maintenant le contrôle de toute la ville et des villages à l’est et au sud. Nous allons maintenant écraser les bandes dans les quartiers de l’est où ils ont le dos au mur. En temps de guerre, quand vous prenez le point le plus stratégique, cela signifie que la fin est proche pour l’ennemi ».
« Il est difficile de freiner nos combattants »
Biharin Kendal dit que le moral et l’esprit des combattants étaient à un niveau record, ajoutant qu’ils attendaient avec impatience le coup final contre les bandes de l’EIIL. Elle a ajouté que les combattants « nous demandent d’en finir avec les bandes de l’EIIL. La faim et la fatigue n’ont pas d’importance pour eux. Nous constatons qu’il est difficile de les retenir ».
« Nous promettons la victoire finale à notre peuple »
Biharin Kendal a remercié les personnes qui ont maintenu des veillées le long de la frontière pendant des mois, ajoutant que la victoire finale dans Kobanê était proche. « Nous promettons que nous allons offrir la victoire à toutes les mères héroïques du Kurdistan qui ont perdu des enfants, et nous allons continuer la lutte dans laquelle nos camarades sont tombés jusqu’à la fin. Kobanê et la résistance triompheront », a-t-elle ajouté.
Source : http://en.firatajans.com/news/news/mistenur-is-liberated-now-for-kobane.htm
Une vidéo ici (ah, les drones !) : https://www.youtube.com/watch?v=Xrgm5UA7mTA&feature=youtu.be&a
2 cartes en date du 24 janvier 2015
Autres nouvelles
Hasakah – Syrie
Le 17 janvier, de violents combats ont opposé les forces loyalistes syriennes (Forces de Défense Nationale, des unités auxiliaires de l’Armée arabe syrienne) aux forces kurdes (et leurs alliés syriaques) dans la province de Hasakah (où se trouve le canton kurde oriental de Cizîrê) et dans la ville du même nom. Les combats se sont déroulés dans trois quartiers de la ville, les pro-Assad ayant été aidés par des hélicoptères de l’armée balançant des barils d’explosifs, notamment sur un quartier kurde faisant de nombreuses victimes et sur une colonne de renforts des YPG en provenance de Qamishli. Après avoir perdu du terrain, les Kurdes ont lancé une contre-offensive et repris le terrain perdu, prenant même possession d’un poste de police et faisant une trentaine de prisonniers. Plusieurs victimes de part et d’autres. Pendant ce temps, Daesh en a profité pour prendre des positions au sud-ouest de la ville.
Hasakah est une zone stratégique pour l’EI car elle se trouve sur la route qui relie les deux principales villes tenues par les djihadistes, Raqqa en Syrie et Mossoul en Irak. C’est aussi le verrou qui protège le canton kurde de la Jazîra (Cirîzê) juste au nord.
C’est aussi le dernier bastion du régime dans la région, s’appuyant sur une forte proportion de populations arabes dans cette partie méridionale de la province et dans sa capitale. Un cessez-le-feu est intervenu au bout de 3 jours entre l’armée syrienne, les cheiks arabes de la ville et les YPG.
L’interprétation de ces combats.
Pour l’opposition syrienne, ce serait là une mise en scène visant à faire croire qu’il y a une opposition entre les Kurdes et le régime alors que, selon elle, ce n’est pas vrai. Cette mise en scène servirait à légitimer la présence des Kurdes comme force belligérante à la conférence de Moscou. Point de vue que l’on retrouve sur ce blog :http://syrie.blog.lemonde.fr/2015/01/21/fin-de-la-lune-de-miel-ou-simple-eclipse-dans-les-relations-entre-le-regime-syrien-et-le-pyd/.
Pour les forces du régime d’Assad, les Kurdes sont devenus les alliés de la coalition dirigée par les USA et sont donc passés dans le camp ennemi, la preuve étant qu’ils sont invités à Moscou.
Les Kurdes ont tendance à y voir le début d’une alliance entre Daesh et le régime pour se partager la région du nord-est syrien et remonter vers le nord (Qamishli) pour faire assiéger la « capitale » de la Jazîra et faire éclater en deux le plus grand canton kurde du Rojava. La crainte des Kurdes est que le retrait probable des djihadistes de Kobanê sanctionnant leur défaite pourrait bien se traduire par le déplacement massif de combattants sur un nouveau front plus à l’est, pour y mener une nouvelle offensive, sur Hasakah cette fois.
Sinjar (Shengal en kurde) – Irak.
Bataille en cours depuis plusieurs semaines pour reprendre toute la région et la ville des Kurdes yézidis de Sinjar. Combats contre l’EI dans lesquels s’affrontent d’un côté les peshmergas du KRG de Barzani, et les Hêzên Parastina Şengal (HPŞ, Forces de Défense de Shengal) créées par le PDK et de l’autre, les unités combattantes liées au PKK (HPG et YJA-Star), les YPG/YPJ des Kurdes de Syrie, leurs alliés syriaques de la Jazîra (que les syriaques appellentGozarto) du MFS (Mawtbo Fulhoyo Suryoyo, Conseil Militaire Syriaque) ainsi que les Yekîneyên Berxwedana Şengalê (YBŞ, Unités de Résistance de Shengal), crées en août 2014, proches du PKK/PYD, équipés d’armes légères et entrainées à la guérilla.
Pour ou contre la création d’un canton autonome
Les mouvements de la gauche kurde ont décidé de proclamer la création d’un canton autonome de la région de Sinjar. Le 14 janvier, une assemblée de 200 membres s’est réunie dans la zone libérée des monts Sinjar. Cette Assemblée des Yézidis de Sinjar a regroupé entre autre des réfugiés de deux camps ainsi que des représentants de Yézidis qui avaient trouvé refuge dans la montagne.
http://diclenews.org/en/news/content/view/440093?page=7&from=1923065108
http://diclenews.org/en/news/content/view/440127?page=7&from=1923065108
Mais les composantes traditionnelles et soutenues par le KRG de Barzani ont déclaré qu’ils s’opposaient à cette création, déclarant que c’était une initiative du PKK qui n’a rien à faire dans cette région. La région de Sinjar, peuplée essentiellement par des Kurdes yézidis, ne fait pas partie du territoire du KRG mais est situé en Irak. Les peshmergas du KRG ont fui lors de l’offensive djihadiste en août 2014 et c’est une intervention vigoureuse de la guérilla du PKK et celle du PYD qui a permis de créer un corridor humanitaire par lequel presque tous les réfugiés des monts Sinjar ont pu s’enfuir, soit vers le Kurdistan d’Irak soit vers le canton kurde de Cizîrê en Syrie.
Mais ce corridor n’a pu être maintenu. Il y a actuellement une offensive pour libérer la ville de Sinjar et nettoyer la région de toute présence djihadiste. Les peshmergas, organisés selon le schéma d’une armée classique et disposant d’un meilleur armement depuis les dernières livraisons de la coalition, tente de prendre de vitesse les autres unités combattantes par le nord-est, essentiellement les HPG-YJA-Star, YPG et YPJ, Yézidis des YBŞ, organisées et entrainées sur le principe de la guérilla, qui attaquent par le nord-ouest et l’ouest.
Un conflit principal et d’autres conflits simultanés
Il y a donc une opération de grande envergure contre l’EI dans cette province de Ninive du nord de l’Irak (qui comprend Mossoul). Et parallèlement, se déroule une bataille d’influence entre le KRG/PDK des Kurdes d’Irak (alliés avec l’armée irakienne et la coalition occidentale pour que l’Etat irakien récupère la souveraineté de la province de Ninive) et la « gauche kurde » et ses alliés qui veut pousser son avantage dans la mise en place de son « modèle » d’autonomie territoriale et politique. Avec nombre d’inconnues : les Assyriens d’Irak (chrétiens), qui ont constitué leurs propres unités combattantes dans la province (les NPU – Niniveh Plain Protection Unit), ainsi que les NPF (Niniveh Plain Forces, proches du MFS de la Jazîra) réclament plus d’autonomie dans le futur ; l’armée irakienne n’a pas les moyens de libérer Mossoul, dans l’immédiat du moins, et officiellement, les peshmergas ne veulent pas s’en charger seuls car il y aurait le risque sérieux de déclencher un conflit ‟ethnique” arabo-kurde.
Beaucoup d’analystes considèrent que la « bataille de Mossoul » et de la province de Ninive pourrait commencer à être livrée au printemps.
A suivre.
Posted on 2015/01/28
Le 09 janvier 2015
Au cours des dernières semaines, deux jeunes de 14 et 12 ans ont été assassinés dans la ville de Cizre (province du sud-est de la Turquie) par la police turque. Voici un article écrit après le premier décès (6 janvier) qui décrit la situation actuelle dans cette ville à majorité kurde de Turquie, qui est devenu un lieu de conflitentre Kurdes, islamistes contre mouvements de gauche, dans le contexte de la domination d’un État colonial, policier et pro-islamiste.
Lorsque je suis descendu de l’avion à l’aéroport de Serafettin Elci,les chauffeurs de taxi qui m’entouraient voulaient parler de ce qui se passait à Cizre (dans le sud-Turquie à majorité kurde) plutôt que négocier le prix de la course. Ils posaient tous la même question :« Il y a une guerre en cours ici. Personne n’a rien écrit à ce sujet.Pourquoi avez-vous tant tardé à venir ? »
Quand nous sommes entrés dans Cizre, cela empestait le gaz au poivre. Dans la ville, avec les rideaux des magasins baissés, les gens ne sortent pas sauf s’ils y sont obligés. A part les boulangerieset les pharmacies, la plupart des autres magasins sont fermés.
Nous nous sommes dirigés vers le quartier Cudi, où les combats ontété les plus importants. Des dizaines de milliers de personnes ont fuiles villages des régions de Siirt, Eruh et Mardin dans les années 1990 et ont cherché refuge à Cizre. Dans Cudi, où vit un quart de la population de Cizre, la première chose que vous remarquez ce sontles graffitis sur les murs : « YDG-H, Kobanê résiste, le YDG-H,Pionniers de la Révolution !» (le YDG- H est le Mouvement de la Jeunesse Patriotique Révolutionnaire du Parti des travailleurs du Kurdistan, PKK). C’est comme ça que l’on comprend qui gouvernedans la zone où l’on se trouve.
En ce moment, il y a des tranchées dans toutes les rues de Cudi. La première a été creusée le 7 octobre, lorsque les manifestations pro-Kobanê ont commencé. Cizre, qui a accueilli des milliers de Kurdessyriens et de Yézidis après les attaques lancées par l’ISIS[maintenant État islamique], est situé en face de la ville syrienne deDerik, qui est maintenant sous le contrôle des YPG kurdes (UnitésDéfense du Peuple, le bras armé de Parti de l’Union démocratique,PYD). Il est normal que plus d’une personne de chaque famillecombatte dans les rangs des YPG. Il est devenu normal que chaque mois soit tué au moins l’un des combattants des YPG de Cizre.
Le fort soutien de Cizre aux YPG n’est pas une surprise. Après lesmanifestations sanglantes des 6-7 octobre en appui à Kobanê, la première tranchée a été creusée dans Cudi après des rumeurs d’une éventuelle opération de police de grande envergure. Des centaines de tranchée de deux mètres de profondeur ont été rapidementcreusées dans les quartiers Cudi, Sur et Nur. Aujourd’hui, seulesquatre routes relient ces quartiers avec le centre-ville. Les autres sont impraticables en voiture. Abfullah Y. de Cudi nous dit que les gens essayaient de se défendre en creusant des fossés. Il déclare :«Au moins un membre de chaque famille de Cizre sert dans les YPG. L’offensive de l’ISIS contre Kobanê et l’attitude de passivitéde Turquie nous ont tous choqués. Ce furent des rumeurs d’uneopération de police contre ceux qui ont participé aux manifestationsdes 6-7 octobre qui ont conduit au creusement des tranchées ».
Avec la résurgence de Hüda-Par [le Hezbollah kurde (1)] avec les événements des 6-7 octobre, la pellicule du film de Cizre a commencé à se rebobiner. Il y a eu des affrontements dans les ruesentre le Hezbollah turc (Kurde) et le PKK dans les années 1990. Le quartier de Cudi était alors sous le contrôle du PKK, celui de Nurétait sous la domination du Hezbollah, et le reste étaient sous lecontrôle de l’Etat. Les combats de rue ont repris le 27 décembre2014. Lorsque quatre personnes ont été tuées dans le bastion duHüda-Par de Nur au cours des affrontements entre YDG-H et Hüda-Par, des centaines de tranchées ont été creusées dans Cudi et Nur oùl’YDG H est établi.
Un habitant qui vit dans le quartier de Sur, qui est patrouillé par des véhicules blindés de la police 24 heures sur 24 déclare, « Depuis le 27 décembre, personne ne sort le soir. Nous entendons des coups defeu tous les soirs. Pendant la journée, nous ne pouvons pas sortir à cause de l’odeur de gaz au poivre. Chaque jour, quelqu’un meurt mais personne ne sait qui tue et pourquoi. Maintenant, nous ne pouvons plus aller dans les autres parties de la ville. Nous sommes revenus aux années 1990. »
Nous nous rendons dans la rue Ziraat, où le 6 janvier, Umit Kurt, âgé de 14 ans a été visé au cœur et tué. Les habitants disent qu’ils étaient parvenus à un accord informel pour le remblayage de leur rue. « Le travail avait déjà commencé quand un véhicule blindé depatrouille de la police est entré dans la rue et qu’ils ont commencé à tirer au hasard. Ümit Kurt a été frappé au cœur et a été tué »,déclare un des habitants. Les gens disent qu’ils veulent maintenir les tranchées si cela signifie la protection de leur vie.
Les commerçants, qui doivent souvent fermer boutique, sont dans une situation difficile. L’un d’eux nous déclare : «Nous avons ouvert ce matin, et maintenant à midi, nous fermons parce qu’il y aun enterrement. Baisser les rideaux nuit à notre business, mais ceux qui meurent sont nos enfants. Leurs vies sont plus importantes quefaire de l’argent ».
Les écoles de ce quartier tendu sont ouvertes, mais les enfants ont peur d’aller régulièrement en classe. Salih Gokalp, un enseignant, a déclaré que les incidents perturbent l’éducation des enfants. La plupart des victimes sont jeunes en âge d’aller au lycée. Il fait remarquer que les familles préfèrent garder leurs enfants sanséducation plutôt que de risquer leur vie.
Nous avons visité Cudi de nuit. Il n’y avait personne dans les rues.A 23h30, l’électricité est d’abord coupée dans toute la zone commetous les soirs, ensuite, il y a eu une fusée éclairante suivie par des tirs qui ont duré une demi-heure. Le jeune homme qui était avec nous a déclaré : « Bienvenue à Cizre ».
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Article original : Cizre: Hendek savaşından adım adım 90’lara! :http://www.radikal.com.tr/radikal.aspx?atype=haberyazdir&articleid=1268329
Article en anglais : Al-Monitor (http://www.al-monitor.com/pulse/security/2015/01/turkey-syria-kurds-kobane-cizre.html#)
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Depuis la publication de cet article, le jeune Nihat Kazanhan, âgé de 12 ans, est mort d’une balle reçue en plein tête dans la nuit du 14 au 15 janvier.
http://kedistan.fr/2015/01/15/un-enfant-de-12-ans-abattu-par-balles-apres-un-rassemblement-a-cizre/
L’attaque contre Nihat Kazanhan a eu lieu après un discours d’un député du Parti démocratique populaire (HDP), pro-kurde, lors d’un rassemblement. Selon les témoins, des groupes de policiers se trouvaient dans le secteur au moment où le jeune garçon a été tué.
Cela porte à 6 le nombre de tués depuis trois semaines
Le ‟Parti de Dieu” des Kurdes de Turquie n’a rien à voir avec le Parti du même nom du Liban. Le Hüda-Par (Hür Dava Partisi, Parti de la Cause Libre) qui lui a succédé en 2012 est sunnite fondamentaliste, solidaire des djihadistes.
Posted on 2015/01/07
Publié sur Paris-lutte.info le 16 décembre.
« Que faire en solidarité avec les habitant.e.s et les combattant.e.s – kurdes ou non – du Rojava et du Kurdistan qui luttent contre Daesh, l’état Turc ou même le régime de Damas ? Peut-être peut-on commencer par faire circuler des textes et des informations de première main, des traductions, des idées de lectures, pour tenter de se faire une idée plus claire de ce qu’il se joue là-bas. Ce recueil de textes se veut être une modeste contribution à cette tâche. Bien-sûr, il est loin, très loin d’être exhaustif, et ne prétend pas du tout faire le tour de la question « Où en est la révolution au Rojava ? »… Et nous n’y abordons essentiellement que deux dimensions : celle de la guerre contre l’état Islamique et de la résistance de la ville de Kobanê, et celle d’une certaine autonomie – ou autogestion – en marche dans les 3 poches du Rojava dans le Kurdistan Syrien.
Bien conscients que bien d’autres aspects seraient à explorer – comme celui de la question des femmes, ou bien celui du casse-tête des centaines de milliers de réfugiés migrant au Kurdistan turc –, nous espérons sortir bientôt un second volume à cette brochure.
Bonne lecture ! »
INTRODUCTION
LA RÉSISTANCE À KOBANÊ : ENTRE GUERRE ET GÉOPOLITIQUE
VERS L’AUTOGESTION AU ROJAVA ?
ANNEXES
Télécharger les versions PDF complètes ici :
/http%3A%2F%2Frojavasolidarite.noblogs.org%2Ffiles%2F2014%2F10%2Fcropped-kobane-resistance-7.jpg)
Parution de " Où en est la révolution au Rojava ? - #1 "
" Que faire en solidarité avec les habitant.e.s et les combattant.e.s - kurdes ou non - du Rojava et du Kurdistan qui luttent contre Daesh, l'état Turc ou même le régime de Damas ? Peut-être p...
http://rojavasolidarite.noblogs.org/post/2015/01/07/parution-de-ou-en-est-la-revolution-au-rojava-1/