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SERPENT -  LIBERTAIRE

anarchiste individualiste

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Moscou redessine avec Pékin la carte des grandes alliances mondiales

Au-delà des grands accords dans l’énergie qui structurent leur nouvelle coopération, la Russie et la Chine prennent ensemble du recul par rapport à l’Occident sur fond de crise ukrainienne. L'union eurasiatique de Vladimir Poutine commence à prendre forme. Alors que les Européens durcissent les sanctions contre Moscou, Vladimir Poutine ouvre de nouveaux horizons aux exportations russes du côté de l’Asie. Avec un interlocuteur privilégié: Pékin. Au départ, il y a l’énergie La stratégie du président russe a été engagée il y a déjà plusieurs années. Par exemple, des accords ont été signés entre les deux partenaires dès 2009, tant dans le secteur pétrolier que dans le domaine gazier. ARCHIVES Quand Poutine lorgne sur le modèle chinois LIRE Toutefois, les évènements en Ukraine ont accéléré le resserrement des liens entre les deux capitales, notamment à l’occasion du voyage du président russe à Shanghai les 20 et 21 mai 2014. Les négociations butaient sur les prix de vente du gaz, mais la pression des évènements avec la crise ukrainienne a favorisé le débouclage du dossier. Pour lever les obstacles à l’extension des précédents accords, Moscou s’est engagé à annuler l’impôt sur le gaz exporté à la Chine alors que Pékin a proposé d’annuler sa taxe d’importation. La voie était alors ouverte pour la signature du faramineux contrat prévoyant la livraison de gaz russe à la Chine pendant trente ans, portant sur 38 milliards de m3 par an à partir de 2018, et éventuellement plus ensuite jusqu’à 60 milliards de m3 par an. Soit une valeur totale de 400 milliards de dollars. Un succès pour Moscou alors que, déjà, l’entreprise pétrolière Rosneft a conclu plusieurs accords entre 2009 et 2013 avec la Chine pour lui fournir 665 millions de tonnes de pétrole en 25 ans, bénéficiant au passage de crédits chinois pour développer l’infrastructure ad hoc. Pour la Russie qui puise 70% du total de ses exportations dans les débouchés des ses hydrocarbures, ces accords préfigurent une réorientation des partenariats privilégiés de Moscou vers la Chine, le plus gros consommateur d’hydrocarbures au monde et aussi le plus gros importateur. A titre de comparaison, en 2011 sur un total de 150 milliards de m3 de gaz exportés par la Russie, l’Europe occidentale en a absorbé 86 milliards dont 34 milliards pour la seule Allemagne. Dès 2018, la Chine devrait donc devenir le premier client de Gazprom, l’entreprise russe gazière. Certes, Pékin ne prendra pas la place de l’Europe; pas entièrement. Mais le poids que représentera la Chine permet à Moscou de desserrer l’étau européen. La faute à l’Occident Stratège et manipulateur, Vladimir Poutine s’est d’ailleurs bien gardé de jouer l’Europe contre la Chine de façon trop visible, ménageant les opinions publiques et appelant même à un nouvel accord-cadre entre la Russie et l’Union européenne malgré la situation ukrainienne. «Le groupe russe Gazprom produit actuellement environ 450 millions de milliards de m3 de gaz par an mais il peut en produire 650 milliards. Il y a assez de gaz» pour l’Europe et la Chine, a déclaré le président russe au Forum économique de Saint-Pétersbourg, après la signature de l’accord russo-chinois. Ainsi, en cas de restrictions des importations en Europe de l’ouest, le président russe renvoie-t-il la responsabilité d’éventuels préjudices pour les consommateurs européens sur leurs gouvernements. Passant, bien sûr, la situation ukrainienne sous silence. À LIRE AUSSI Russie-Chine, un axe de papier LIRE Valentina Matvienko, présidente du Sénat russe, a affiché une position identique, affirmant que la coopération avec l’Asie Pacifique et le partenariat stratégique avec la Chine n’étaient pas conçus au détriment des relations avec l’Europe, alors qu’elle appelait par ailleurs à un boycott de six mois du Conseil de l’Europe par la Russie pour protester contre les sanctions prises après l’annexion de la Crimée. Et la diplomatie russe continue de marteler le même message par la voix du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, présentant le développement des relations vers l’Asie «en supplément et non en remplacement de notre politique d’approfondissement du partenariat avec l’Europe et l’Occident. Il serait dommage que les pays occidentaux choisissent eux-mêmes une telle politique à l’encontre de la Russie. Notre mouvement vers l’est s’avérerait alors, à notre grand regret, un remplacement de l’approfondissement du partenariat avec l’Europe et nos partenaires occidentaux», a-t-il déclaré, renvoyant les conséquences du bras de fer sur l’Ukraine comme étant de la seule responsabilité des capitales occidentales. Le ton de Moscou vis-à-vis de l’Europe apparaît donc bien moins radical que vis-à-vis de Washington, accusé de briser délibérément le partenariat avec Moscou. Mais les leaders russes n’en ont cure: ce que les Etats-Unis ne fourniront plus à la Russie dans le domaine de l’énergie dans le cadre des sanctions, la Chine y pourvoira. Pékin et Moscou, une même idée de l’ingérence Moscou mise d’autant plus sur l’appui de Pékin que les deux présidents Vladimir Poutine et Xi Jinping ont, en mai dernier, insisté sur la nécessité de conjuguer leurs efforts pour lutter contre les tentatives de certains Etats et blocs de s’ingérer dans les affaires internes d’un pays tiers, rapportait l’agence Ria Novosti. Pékin, qui n’aime pas que d’autres capitales s’intéressent de trop près à la situation de certaines de ses provinces comme le Tibet, a d’ailleurs condamné les sanctions prises par les Etats-Unis et l’Union européenne à l’encontre de la Russie à propos de l’Ukraine. Aussi, pour compenser les effets de l’embargo décrété par Moscou sur les produits agricoles européens, la Chine s’est engagée à élargir sa coopération également dans ce domaine, afin qu’il n’existe aucune ambiguïté sur le parti adopté par Pékin. Ainsi les deux capitales profitent-elles de leurs accords commerciaux dans l’énergie pour élargir le champ de leur coopération, non seulement dans des secteurs civils comme l’aéronautique avec un projet de co-entreprise pour concurrencer Boeing et Airbus dans les avions longs courriers, mais aussi dans l’industrie de défense avec la production en Chine de l’hélicoptère militaire russe MI-26. Les deux capitales ont aussi manifesté à plusieurs reprises de volonté de briser ensemble l’hégémonie du dollar dans les transactions internationales. Et pour insister sur la réorientation des diplomaties russe et chinoise, Vladimir Poutine et Xi Jinping ont prévu deux nouvelles rencontres avant la fin de l’année 2014. Le resserrement des liens entre Moscou et Pékin structure d’autant plus la stratégie de Vladimir Poutine qu’il s’inscrit dans le projet plus large du président russe d’une Union eurasiatique impliquant l’ouverture de la Russie à d’autres partenaires de la région Asie-Pacifique. Un projet qui constitue l’axe prioritaire de la politique russe du XXIe siècle exprimé dès 2011, et que Vladimir Poutine ne conçoit qu’en entraînant les anciennes républiques soviétiques dans son sillage. On comprend mieux pourquoi la crise ukrainienne constitue une étape du nouveau positionnement de la Russie pour devenir plus asiatique et moins européenne. Et pourquoi la coopération entre Moscou et Pékin est de nature à amener la Chine, au-delà même des dossiers énergétiques, à évincer l’Union européenne (elle a déjà pris la place de l’Allemagne, selon la presse russe) comme premier partenaire de la Russie. Ce qui, pour Bruxelles et l’UE toute à ses divisions, serait un véritable échec un quart de siècle après la chute du mur de Berlin. Gilles Bridier

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~Le Premier ministre russe veut tirer les leçons du modèle de développement de son voisin. La Russie ne s'intéresse pas seulement à la Chine pour lui vendre son gaz. Le parti Russie unie, cherche à resserrer ses liens avec le Parti communiste chinois (PCC). Vladimir Poutine et ses amis sont intéressés par la manière dont le pouvoir chinois a géré la crise économique mais plus généralement le régime chinois avec son mélange de fermeté politique et d'ouverture économique leur parait être une source d'inspiration pour leur propre pays. On assiste ainsi à un de ses retournements dont l'histoire a le secret. Malgré des relations parfois tumultueuses avec le Parti communiste d'Union soviétique avant même la création de la République populaire de Chine, qui vient de fêter son 60e anniversaire, le PCC a été construit sur le modèle du grand frère de Moscou. Les deux partis et les deux pays se sont séparés dans les années 1960 quand Mao a accusé Khrouchtchev de «révisionnisme». Le schisme a duré plus de vingt ans. Avec Mikhaïl Gorbatchev, les relations ont connu une nette amélioration, marquée par la visite du numéro un soviétique à Pékin en 1989. C'était au moment du «printemps de Pékin» et Gorbatchev a été fêté par les manifestants de la place Tien Anmen comme un héros. En effet, il avait l'image du réformateur, qui avait desserré l'étau idéologique et politique en URSS alors que la direction chinoise, menée par Deng Xiaoping, pratiquait depuis dix ans l'ouverture économique de la Chine tout en refusant toute idée de libéralisation politique. Deng allait en faire la démonstration juste après le départ de Mikhaïl Gorbatchev de Pékin en lançant les chars de l'armée populaire contre les manifestants. Le paradoxe, c'est qu'à Moscou, dans le même temps, les critiques du secrétaire général du PCUS louaient déjà la «modèle chinois» qu'ils voulaient voir appliquer à l'URSS: une sorte de perestroïka sans glasnost, la réforme économique sans la liberté d'expression. Ils en attendaient à la fois la croissance et le maintien de la main mise du Parti sur la société. Ce n'était pas la voie choisie par Gorbatchev et ses plus proches conseillers, tel Alexandre Iakovlev. Ceux-ci soutenaient que la fin de la gestion administrative de l'économie, qui avait mené l'URSS au bord de la faillite, et l'adoption d'une forme d'économie de marché ne pouvaient être séparées de la réforme politique. Avec sa théorie de la «démocratie souveraine» ou de la «verticale du pouvoir», Vladimir Poutine se sent plus roche des idées chinoises que des chantres de la démocratisation de la Russie. Sans doute, le système de parti unique a été aboli à Moscou depuis 1991, et quelles que soient ses convictions profondes, le Premier ministre et ex-futur président russe n'est pas en mesure de la rétablir. D'ailleurs, du côté chinois, s'il n'est pas question d'abolir le monopole du PCC sur le pouvoir, on songe à tolérer au sein du parti unique des tendances qui refléteraient la diversité croissante de la société. Mais le parti Russie unie est devenu le parti du pouvoir, un parti dominant et omniprésent, dont l'hégémonie est constamment renforcée par des changements des institutions. La loi électorale ne laisse que des miettes aux autres formations politiques dont la seule fonction semble être de sauver les apparences d'un système pluraliste. Dans ses conditions, il n'est pas étonnant que Russie unie s'intéresse de près au fonctionnement du PC chinois et que Poutine veuille tirer les leçons du modèle de développement. Toutefois, il est un peu simpliste d'opposer les deux expériences, russe et chinoise, de ces vingt dernières années: la liberté politique qui a conduit dans un premier temps à une forme d'anarchie et de baisse du niveau de vie, d'une part; la modernisation économique sans réforme politique d'autre part. La structure des deux économies fait la différence: un système archaïque en Russie dont la prospérité est uniquement fondé sur l'exportation des ressources naturelles, en particulier énergétiques; une économie de plus en plus diversifiée en Chine, dont le moteur est certes l'exportation mais qui est en mesure de fabriquer des produits finis pour le commerce mondial. Il ne suffira pas à Vladimir Poutine d'accroître son emprise par l'intermédiaire d'un parti de plus en plus puissant pour assurer à son pays un en véritable développement. Daniel Vernet

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~Depuis le début de la crise ukrainienne, la position de Pékin vis-à-vis de Moscou est ambiguë. Par une coïncidence inattendue, le président chinois Xi Jinping faisait une tournée en Europe au moment où la tension entre les Européens et les Américains d’une part, les Russes d’autre part était à son comble à cause de l’annexion de la Crimée par Moscou. L’Ukraine n’a pas été au centre des entretiens de Xi Jinping, ni à Paris, ni à Berlin, ni à La Haye ou Bruxelles. Les relations économiques bilatérales étaient à la première place de l’ordre du jour. Le contraste n’en était pas moins frappant. Alors que la Russie est menacée de sanctions par les Occidentaux, la Chine cherche à approfondir ses rapports avec les Etats européens, mais aussi avec l’Union européenne à laquelle Xi Jinping a rendu la première visite d’un président chinois. Depuis le début de la crise ukrainienne, Pékin a une position ambiguë. Comme Vladimir Poutine, les dirigeants chinois détestent le chaos provoqué par des manifestants qui à force de persévérance parviennent à renverser le pouvoir établi. C’est une crainte qu’ils partagent avec le chef du Kremlin. Comme lui, ils regrettent la fin de l’URSS. Non qu’ils aient eu toujours de bonnes relations avec la grande puissance communiste voisine. Au contraire. Mais ils considèrent que les réformes politiques engagées au milieu des années 1980 par Mikhaïl Gorbatchev a conduit le système soviétique à sa ruine. L’expérience de la Perestroïka est enseignée dans les écoles du Parti communiste chinois comme un repoussoir. En même temps, Xi Jinping et ses adjoints du comité permanent du bureau politique du PCC ne voient pas sans inquiétude les violations de la souveraineté et de l’intégrité territoriale d’un Etat. La Chine pense au Tibet, mais aussi à Taïwan Les dirigeants chinois s’étaient déjà montrés très réservés quand Vladimir Poutine avait découpé la Géorgie en 2008, lui arrachant deux de ses régions l’Abkhazie et l’Ossétie du sud. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, invoqué par Moscou, pour justifier l’annexion de la Crimée, leur paraît un dangereux précédent qui, un jour, pourrait être revendiqué pour le Tibet ou le Xinjiang peuplé d’Ouïgours. Bien sûr, la doctrine Poutine selon laquelle tout territoire habité par des Russes a vocation à faire partie de la Russie pourrait être appliquée à Taïwan. Mais les dirigeants de Pékin craignent encore plus l’autodétermination de l’archipel qui conduirait à une indépendance l’éloignant définitivement du continent. Ces craintes expliquent que la Chine n’ait pas suivi Moscou dans ses votes à propos de l’Ukraine, aussi bien au Conseil de sécurité qu’à l’Assemblée générale des Nations unies. Le représentant de Pékin s’est abstenu et seules deux ex-républiques de l’Union soviétique ont voté avec la Russie, la Biélorussie et l’Arménie, qui sont deux vassales de Moscou. Les autres Etats membres de la Communauté des Etats indépendants que la Russie a cherché à créer autour d’elle après la dissolution de l’URSS, se sont, comme la Chine, réfugiés dans l’abstention. Cette prudence tranche avec la tonalité de la presse officielle chinoise. Le Global Times, un quotidien de tendance nationaliste, estime, reprenant l’expression maoïste, que face à la Russie, les Etats-Unis et l’Europe ne sont que des «tigres de papier». Et plaide pour une entente avec Moscou: «Nous ne pouvons pas décevoir la Russie quand elle se trouve face à des difficultés. La Chine doit devenir un partenaire stratégique fiable. Ainsi gagnons-nous de nouveaux amis.» Au moment même où le président Xi cherche des partenariats économiques en Europe, les dirigeants de Pékin ne sont pas mécontents en effet de voir l’hégémonie idéologique des Occidentaux contestée par la Russie. Quand Vladimir Poutine fustige la prétention de l’Occident d’imposer ses normes en matière de démocratie, de droits de l’homme et de libre marché, les officiels chinois ne peuvent qu’être d’accord. Certes, ils savent que la Chine a profité pleinement au cours des deux dernières décennies d’un système globalisé dont les règles ont été définies par les Occidentaux pour devenir la deuxième puissance économique du monde. Et ils entendent bien en profiter encore, bien plus que la Russie n’a été capable de la faire jusqu’à présent. Des intérêts communs Mais ils sont partagés entre l’acceptation d’un système international dont ils craignent que les conséquences politiques ne mettent en cause leur pouvoir et la volonté d’en modifier les règles en leur faveur. Voire de subvertir le système pour en imposer un autre avec l’aide des pays émergents et de l’ancienne grande puissance qu’était la Russie au temps de l’Union soviétique. C’est là que leurs intérêts rejoignent ceux de Poutine. D’où les tentatives de rapprochement entre les deux pays qui ont été au bord de la conflagration militaire dans les années 1960. Ensemble, ils ont créé en 2001 l’Organisation de coopération de Shanghai qui compte aussi quatre Etats d’Asie centrale et d’autres Etat asiatiques, y compris l’Iran, au titre d’observateurs. Au sein des Brics, ils tentent de mettre sur pied une Banque commune de développement. Moscou et Pékin seraient en train de préparer un accord de coopération militaire qui aille plus loin que le traité de bon voisinage, d’amitié et de coopération signé en 2001 par Vladimir Poutine et Jian Zemin. La Chine absorbe déjà près d’un quart des exportations militaires russes et elle était une bonne cliente de l’industrie de l’armement ukrainienne à laquelle elle a acheté son premier porte-avions. Il existe toutefois des limites à cette convergence d’intérêts. D’abord, la méfiance historique entre la Chine et la Russie s’est muée en rivalité déclarée à partir des années 1960 après un bref rapprochement à la suite de la révolution chinoise de 1949. Cette rivalité n’a pas disparu. Ensuite, la Chine se montre très prudente dans sa remise en cause du système économique mondial. Elle est plus critique dans les paroles que dans les faits. Au moment de la crise financière 2007-2008, la propagande officielle soulignait les carences du capitalisme pendant que la Chine officielle de Pékin menait une politique anticrise qui a contribué à sauver les échanges internationaux dont elle tire sa prospérité. Enfin, Pékin ne veut pas prendre de grandes responsabilités internationales, du moins aussi longtemps que ses dirigeants auront le sentiment d’être suffisamment puissants pour ne pas risquer d’être emportés par des tempêtes extérieures. A moyen terme, ils concentrent leur attention sur la zone Pacifique où leurs revendications se heurtent à des alliés des Etats-Unis voire aux Américains eux-mêmes. En cas de crise ouverte, ils auront besoin de soutiens. D’où leur souci de ménager la Russie sans en épouser toutes querelles. Daniel Vernet

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