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Publié par Patrick Granet

Souscription 2017 - Cliquez là Cliquez là Il y a 100 ans : premier exercice de propagande de masse avec la commission « Creel » par Patrick Michel, Jeudi 14 Septembre 2017  Qu’il s’agisse de permettre la mise en œuvre de stratégies de communication ou de les commenter (quand ce n’est pas les deux à la fois), très nombreux sont les articles et les émissions politiques des médias dominants qui relèvent du marketing politique [1]. Il peut donc être utile de s’intéresser à l’histoire des relations entre le monde politique et l’industrie des relations publiques, et au rôle joué par les médias dans cette histoire. L’occasion nous en est donnée cette année, quelques semaines après l’élection d’un candidat sans programme adulé par nos grands médias [2], et un siècle après l’expérience qui aura fourni la preuve éclatante de l’efficacité des techniques de propagande aux élites politiques et économiques occidentales qui en useront massivement par la suite, et qui aura constitué une sorte d’acte de naissance pour ce qui est depuis devenu l’industrie des relations publiques [3] En 2017, les spécialistes de « relations publiques », souvent appelés communicants, voire « spin doctors » (dans une version plus idéalisée), sont des personnages bien connus : on les interroge sur les plateaux télé et dans les colonnes de la presse quotidienne aussi bien que magazine, on éditorialise sur leurs stratégies et leurs « coups », on enquête sur leur influence et leurs réseaux, et on les voit même en héros de fiction, notamment dans des séries comme « House of Cards » ou « Borgen ». En raison de leurs affinités avec la publicité, importante source de revenus pour beaucoup de grands médias, les communicants les plus en vue ont même les honneurs de la presse, comme le notait Le Canard Enchaîné (édition du 7 juin 2017) qui relevait le feu d’artifices de louanges coorganisé par Les Echos, Le Monde, Le Figaro et Challenges à l’intention du nouveau patron de Publicis, énorme agence de relations publiques et première ressource publicitaire de la presse française.  L’autre grande agence de communication française, Havas Worldwide (ex Euro-RSCG), propriété de Vincent Bolloré, a quant à elle « tissé sa toile autour de Macron » pour reprendre le titre d’un article (réservé aux abonnés) de Médiapart qui détaille la présence de communicants venus de chez Havas dans l’entourage proche du président et les cabinets ministériels.  Mais lorsque les États-Unis entrent en guerre en 1917, le concept de relations publiques n’est pas encore véritablement constitué. Il existe cependant quelques personnes qu’on appellerait aujourd’hui des communicants, et notamment deux qui peuvent légitimement prétendre au titre honorifique de créateurs

Qu’il s’agisse de permettre la mise en œuvre de stratégies de communication ou de les commenter (quand ce n’est pas les deux à la fois), très nombreux sont les articles et les émissions politiques des médias dominants qui relèvent du marketing politique [1]. Il peut donc être utile de s’intéresser à l’histoire des relations entre le monde politique et l’industrie des relations publiques, et au rôle joué par les médias dans cette histoire. L’occasion nous en est donnée cette année, quelques semaines après l’élection d’un candidat sans programme adulé par nos grands médias [2], et un siècle après l’expérience qui aura fourni la preuve éclatante de l’efficacité des techniques de propagande aux élites politiques et économiques occidentales qui en useront massivement par la suite, et qui aura constitué une sorte d’acte de naissance pour ce qui est depuis devenu l’industrie des relations publiques [3]

En 2017, les spécialistes de « relations publiques », souvent appelés communicants, voire « spin doctors » (dans une version plus idéalisée), sont des personnages bien connus : on les interroge sur les plateaux télé et dans les colonnes de la presse quotidienne aussi bien que magazine, on éditorialise sur leurs stratégies et leurs « coups », on enquête sur leur influence et leurs réseaux, et on les voit même en héros de fiction, notamment dans des séries comme « House of Cards » ou « Borgen ». En raison de leurs affinités avec la publicité, importante source de revenus pour beaucoup de grands médias, les communicants les plus en vue ont même les honneurs de la presse, comme le notait Le Canard Enchaîné (édition du 7 juin 2017) qui relevait le feu d’artifices de louanges coorganisé par Les Echos, Le Monde, Le Figaro et Challenges à l’intention du nouveau patron de Publicis, énorme agence de relations publiques et première ressource publicitaire de la presse française.

L’autre grande agence de communication française, Havas Worldwide (ex Euro-RSCG), propriété de Vincent Bolloré, a quant à elle « tissé sa toile autour de Macron » pour reprendre le titre d’un article (réservé aux abonnés) de Médiapart qui détaille la présence de communicants venus de chez Havas dans l’entourage proche du président et les cabinets ministériels

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