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Publié par Patrick Granet

Action Directe, que sont ils devenus ?Action Directe : semi-liberté révoquée pour Rouillan

e Tribunal d'application des peines de Marseille a décidé d'interrompre le régime d'aménagement de peine du co-fondateur du groupe armé d'extrême gauche à la suite d'une interview dans laquelle ce dernier laissait entendre ne pas éprouver de regret pour l'assassinat du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, alors qu'il lui était interdit d'évoquer l'affaire. Son avocat a annoncé qu'il allait faire appel.

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Jean-Marc Rouillan, cofondateur du groupe armé d'extrême gauche Action Directe, a vu son régime de semi-liberté révoqué par le Tribunal d'application des peines (Tap) siégeant à Marseille, a indiqué son avocat Me Jean-Louis Chalanset, jeudi 16 octobre.
"C'est vraiment une lettre de cachet, une décision judiciaire inspirée par une motivation politique!", a dénoncé l'avocat. "Après 20 ans de prison, on renvoie un homme en prison alors qu'il était à deux mois de sa libération conditionnelle", a-t-il insisté, avant d'annoncer qu'il s'apprêtait à faire appel de cette décision.
"Il fera appel, il a dix jours pour le faire et c'est la cour d'appel de Paris qui statuera sous 40 jours", a-t-il précisé.
"Il n'y a plus de demande de conditionnelle possible parce qu'il faut un an de semi-liberté, c'est en ça que le parquet a triomphé. Le parquet a dit aujourd'hui: 'j'ai toujours été opposé à ce qu'il sorte de prison, j'avais raison, il n'a pas repris la lutte armée mais il parle, donc il retourne en prison', voilà la position du parquet", a ajouté Me Chalanset.

"Obligation de silence"

Ce régime de semi-liberté, accordé depuis dix mois, avait été suspendu après la parution d'une interview dans l'Express qui a suscité la polémique début octobre.
Condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 18 ans, pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986 et de l'ingénieur général de l'armement René Audran en 1985, Jean-Marc Rouillan, 55 ans, avait pu bénéficier d'un régime de semi-liberté en décembre 2007, après avoir purgé une peine de 20 ans en prison.
Dans ce cadre, il travaillait pour la maison d'édition Agone à Marseille, la journée puis il rentrait le soir et les week-ends à la prison des Baumettes. 
Cette semi-liberté a été suspendue le 2 octobre par le juge d'application des peines (JAP) au lendemain de la diffusion d'une interview au magazine l'Express, en attendant une audience sur le fond. Interrogé pour savoir s'il regrettait les actes qu'il a commis à Action Directe et notamment l'assassinat de Georges Besse, Jean-Marc Rouillan a répondu "je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus... Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Mais par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique".

Un prétexte

Selon le parquet de Paris, le cofondateur d'Action Directe a "enfreint une des obligations qui pesaient sur lui, celle de s'abstenir de toute intervention publique relative aux infractions pour lesquelles il a été condamné". 
Pour son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, son client a simplement déclaré que "s'il s'était repenti, il aurait le droit de parler, ça ne constitue pas une violation" de l'obligation de ne pas évoquer les faits. "Le parquet qui a toujours été opposé à la semi-liberté, s'est saisi de ce prétexte pour que la libération conditionnelle prévue en décembre ne puisse avoir lieu", avait-il affirmé début octobre. 

"Pression énorme" sur les juges

A la veille de l'audience sur le fond du Tribunal d'application des peines (Tap), en présence de Jean-Marc Rouillan, son avocat s'était déclaré "plutôt confiant sur le plan judiciaire" et la non-révocation de la semi-liberté, même s'il estimait qu'il y avait une "pression énorme" sur les juges pour qu'ils remettent en prison Jean-Marc Rouillan.
L'avocat participait mercredi à Paris à une conférence de presse de différentes organisations comme le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) dont le représentant Mouloud Aounit a dénoncé "un harcèlement et un acharnement judiciaire qui, de fait, instaurent une double peine" à l'encontre du cofondateur d'Action Directe. 

"Acharnement judiciaire"

Le comité de soutien à Jean-Marc Rouillan organisait un rassemblement à Marseille mercredi soir et des actions dans plusieurs villes de France. "Jean-Marc Rouillan a été jugé et condamné, il a purgé sa peine. Nous dénonçons l'acharnement de l'Etat qui se poursuit par cet odieux chantage aux regrets dont le but est de l'empêcher de parler et d'avoir une activité politique", estime le comité.
Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a également dénoncé la réincarcération de Jean-Marc Rouillan qui est inscrit dans un comité local du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à Marseille.

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