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Publié par Patrick Granet

Le mouvement « Hippie »…( 1960-1980) histoire, humanité, Idées,
Le mouvement « Hippie »…( 1960-1980) histoire, humanité, Idées,
Le mouvement « Hippie »…( 1960-1980) histoire, humanité, Idées,

 

Le mouvement sera aussi spectaculaire qu’éphémère avec, en France, une population permanente de 5000 à 10000 hippies entre 1971 et 1973, comme celle, dans les environs de Labaume qui a commencé à tourner le film «Le trésor des Rutabagos». 30 ans après, Lisa Diaz, fille du réalisateur a décidé de rencontrer et filmer chacun des acteurs de ce projet inachevé. Mélange de rush des années 70 et d’interview «ce qui reste à finir» permet de comprendre pourquoi le film ne fut-il jamais terminé et d’apprendre ce que les rêves des acteurs sont devenus. La projection de ce film a suscité un débat riche entre acteur et témoins de cette époque sur la question du rejet de la société par les hippies et de l’acceptation des aides de cette société. Dans le Diois une cinquantaine de communautés ont animé le retour à la terre de 1970 à 1990 : La Grenette à Saint Nazaire le Désert, le Chambon à Aurel, La cours des Miracle à Die, les Tatins de Boulc, la Bâtie des Fonds de Deloupie, Les Prés, Le Moulin de Menglon, Terre Rouge de Boulc, Issali d’Aucelon, Pauliane de Luc en Diois,  etc…

« Hippies »

Le mouvement hippie est un courant de contre-culture apparu dans les années 1960 aux États-Unis, avant de se diffuser dans le reste du monde occidental. Les hippies, issus en grande partie de la jeunesse nombreuse du baby boom (nés de 1944 à 1955) de l’après-guerre, rejetaient les valeurs traditionnelles, le mode de vie de la génération de leurs parents et la société de consommation.

L’ouverture à d’autres cultures, un besoin d’émancipation, la recherche de nouvelles perceptions sensorielles et d’états de conscience modifiés, les amenèrent aux expressions artistiques du psychédélisme. Dans leurs communautés, ils vivaient librement, dans des rapports humains qu’ils voulaient plus authentiques. En rupture avec les normes des générations précédentes, le mouvement a eu une influence culturelle majeure, en particulier dans le domaine musical. La diffusion d’une partie des valeurs issues de ce courant a accéléré l’évolution des mœurs de la société occidentale dans son ensemble, même si le mouvement lui-même a perdu progressivement son ampleur.  hippies9pg

Le mouvement hippie est considéré par l’historien de l’anarchisme Ronald Creagh comme la dernière résurgence spectaculaire du socialisme utopique, qui se caractérise par une volonté de transformation de la société non pas à travers une révolution politique, ni sur une action réformiste impulsée par l’État, mais sur la création d’une contre-société socialiste au sein même du système, en mettant en place des communautés idéales plus ou moins libertaires. Cette filiation est par ailleurs revendiquée par certains d’entre eux, comme les Diggers de San Francisco dont le nom est une référence à un collectif de squatteurs du XVIIe siècle. La Désobéissance civile (1849), œuvre de Henry David Thoreau théorisant ce radicalisme, fut une référence pour ces pacifistes des années 1960.

Les débuts du mouvement se situent autour des années 1960 dans un contexte de contestation et de refus de l’ordre établi ; les manifestations contre la guerre du Viêt Nam et les émeutes des Noirs dans les grandes villes américaines fédérèrent en effet une partie de la jeunesse. Mais cette génération, née juste après la Seconde Guerre mondiale, rejetait aussi l’« American way of life » et son conformisme, la soumission au pouvoir et aux canons de l’art. Elle cherchait à fuir la société de consommation en mettant en avant des valeurs écologistes et égalitaires inspirées des philosophies orientales.

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Aux Pays-Bas, les provos d’Amsterdam se firent remarquer en organisant des manifestations lors du mariage de la reine Beatrix avec Claus von Amsberg, ancien membre des Jeunesses

Le mouvement hippie est un couraaru dans les années 1960 aux États-Unis, avant de se diffuser dans le reste du monde occidental. Les hippies, issus en grande partie de la jeunesse nombreuse du baby boom (nés de 1944 à 1955) de l’après-guerre, rejetaient les valeurs traditionnelles, le mode de vie de la génération de leurs parents et la société de consommation.

L’ouverture à d’autres cultures, un besoin d’émancipation, la recherche de nouvelles perceptions sensorielles et d’états de conscience modifiés, les amenèrent aux expressions artistiques du psychédélisme. Dans leurs communautés, ils vivaient librement, dans des rapports humains qu’ils voulaient plus authentiques. En rupture avec les normes des générations précédentes, le mouvement a eu une influence culturelle majeure, en particulier dans le domaine musical. La diffusion d’une partie des valeurs issues de ce courant a accéléré l’évolution des mœurs de la société occidentale dans son ensemble, même si le mouvement lui-même a perdu progressivement son ampleur.  hippies9pg

Le mouvement hippie est considéré par l’historien de l’anarchisme Ronald Creagh comme la dernière résurgence spectaculaire du socialisme utopique, qui se caractérise par une volonté de transformation de la société non pas à travers une révolution politique, ni sur une action réformiste impulsée par l’État, mais sur la création d’une contre-société socialiste au sein même du système, en mettant en place des communautés idéales plus ou moins libertaires. Cette filiation est par ailleurs revendiquée par certains d’entre eux, comme les Diggers de San Francisco dont le nom est une référence à un collectif de squatteurs du XVIIe siècle. La Désobéissance civile (1849), œuvre de Henry David Thoreau théorisant ce radicalisme, fut une référence pour ces pacifistes des années 1960.

Les débuts du mouvement se situent autour des années 1960 dans un contexte de contestation et de refus de l’ordre établi ; les manifestations contre la guerre du Viêt Nam et les émeutes des Noirs dans les grandes villes américaines fédérèrent en effet une partie de la jeunesse. Mais cette génération, née juste après la Seconde Guerre mondiale, rejetait aussi l’« American way of life » et son conformisme, la soumission au pouvoir et aux canons de l’art. Elle cherchait à fuir la société de consommation en mettant en avant des valeurs écologistes et égalitaires inspirées des philosophies orientales.

Beaucoup des aspirations hippies sont héritées des écrivains de la Beat Generation, également considérés comme précurseurs du mouvement car eux aussi exprimaient une rupture avec la société de masse. Ils menaient une vie libérée, faite de déplacements constants : Sur la route (On the Road, 1957) fut un livre emblématique de cette quête et le restera pour les hippies, bien que Kerouac se désintéressa des hippies. Allen Ginsberg en revanche en resta proche, et inspira entre autres Bob Dylan. Gary Snyder, au travers de ses écrits et de son expérience personnelle, contribua grandement à la promotion de la philosophie orientale et bouddhiste qui n’étaient pas encore populaires à cette époque.

Dans les années 1960, le mouvement hippie était encore peu présent en Europe continentale, où il commençait cependant à s’introduire par le biais de la musiquea 3. En France, les relais du courant hippie au début de la décennie étaient le magazine Rock & Folk ainsi que le Pop Club sur France Inter, animé par Patrice Blanc-Francard. Le magazine Actuel,  la référence du mouvement en France, ne sera créé qu’en 1970. Les paroles d’un jeune hippie français de ces années-là n’étaient pas différentes de celles d’outre-Atlantique :

« Ainsi vont les choses dans nos sociétés dites de consommation : passée l’adolescence, âge irrécupérable mais dont on sait qu’il n’a qu’un temps, une certaine image de vous-même vous attend, tirée d’ailleurs à plusieurs millions d’exemplaires ; elle vous guette d’autant plus tôt que votre famille ne dispose pas des ressources financières qui, quelques années encore, vous garantiraient le droit à l’irresponsabilité. Gare à vous si vous ne marchez pas ensuite. On vous culpabilisera d’abord ; quelques bonnes lois feront le reste ».

 

En dépit de la pluie et d’une organisation totalement dépassée par les évènements, le festival resta dans les mémoires comme un moment exceptionnel, épargné par toute violence, et devint un mythe. Joe Cocker sortit de scène sur ces mots : « Aucun de ceux qui étaient ici n’aura plus jamais besoin de se sentir seul » et quarante ans plus tard, Arlo Guthrie évoque encore son « sentiment d’avoir retrouvé foi en l’individu ».

De nombreux hippies ont été présents lors des grands rassemblements du Rajal del Guorp sur le plateau du Larzac du 25 et 26 août 1973 et du 17 et 18 août 1974 qui ont rassemblé chacun quelque 100 000 participants, ainsi que la marche vers Paris du 2 décembre 1978 qui rassemblera à l’arrivée 40 000 manifestants. Ces rassemblements étaient liés à une résistance de paysans français contre une vaste expropriation de leurs terres du Larzac et ont différé en cela des festivals américains. Ils ont séduits les hippies car centrés, selon eux, autour des thèmes du pacifisme, de l’émancipation sexuelle et du retour à la terre.

Avec la fin de la guerre du Viêt Nam en 1975, les médias perdirent leur intérêt pour les hippies. ; Ils furent plus tard désignés sous le terme de « baba cool » qui en est devenu un synonyme dans le monde francophone.hippies6g

– Anti-autoritarisme

Les hippies remettaient en cause l’idée d’autorité, et en premier lieu l’autorité parentale, et tout ce qui en découlait : toute domination de l’un sur l’autre. Cherchant à établir d’autres rapports avec leurs propres enfants, les hippies adoptèrent les pédagogies anti-autoritaires ; dans les communautés naquirent des « écoles sauvages » ou « écoles parallèles », et le livre Libres enfants de Summerhill, traduit en français en 1971, fut un succès pendant toute la décennie. Ils refusaient aussi les frontières et la violence en général ; le mot « pigs » (« porcs ») était régulièrement utilisé à l’encontre des forces de l’ordre.

Les hippies n’avaient pas le désir de contrôler la société, contrairement aux rébellions des générations précédentes, comme les wobblies ou les « activistes de la nouvelle gauche ». Bien que très critiques, ils étaient perçus comme ne proposant pas d’alternative à la société, avec un mot d’ordre étant plutôt « faites ce que vous voulez faire et ne vous préoccupez pas de ce que les autres en pensent » (« do your own thing and never mind what everyone else thinks ».

– Pacifistes

Peace and love, « paix et amour », est l’expression du pacifisme hippie des années 1960. Un autre slogan, issu de la guerre du Viêt Nam, Make Love, not War, « faites l’amour, pas la guerre » a été repris par le courant hippie pour les mêmes raisons ; l’expression apparaît en 1974 dans la chanson Mind Games de John Lennon.

Flower Power, « le pouvoir des fleurs », est une autre expression pacifique qui trouve son origine dans le Summer of Love de 1967 à San Francisco. Consigne était alors donnée de « porter des fleurs dans les cheveux », comme l’illustre la chanson de Scott McKenzie San Francisco (Be Sure to Wear Flowers in Your Hair).  Les hippies furent dès lors communément appelés flower children, les « enfants-fleurs ». L’ensemble de ces expressions cherchaient à traduire une opposition à la guerre et à la violence en général, sans pour autant que les revendications soient toujours plus élaborées ou véritablement théorisées.

Après les premières manifestations pacifiques contre la pollution en 1968 à San Francisco, et leur répression, de nombreux hippies rejoignirent des communautés rurales.

– Retour à la terre

Ce retour à la terre amenaitLe mouvement hippie est considéré par l’historien de l’anarchisme Ronald Creagh comme la dernière résurgence spectaculaire du socialisme utopique, qui se caractérise par une volonté de transformation de la société non pas à travers une révolution politique, ni sur une action réformiste impulsée par l’État, mais sur la création d’une contre-société socialiste au sein même du système, en mettant en place des communautés idéales plus ou moins libertaires. Cette filiation est par ailleurs revendiquée par certains d’entre eux, comme les Diggers de San Francisco dont le nom est une référence à un collectif de squatteurs du XVIIe siècle. La Désobéissance civile (1849), œuvre de Henry David Thoreau théorisant ce radicalisme, fut une référence pour ces pacifistes des années 1960.

Les débuts du mouvement se situent autour des années 1960 dans un contexte de contestation et de refus de l’ordre établi ; les manifestations contre la guerre du Viêt Nam et les émeutes des Noirs dans les grandes villes américaines fédérèrent en effet une partie de la jeunesse. Mais cette génération, née juste après la Seconde Guerre mondiale, rejetait aussi l’« American way of life » et son conformisme, la soumission au pouvoir et aux canons de l’art. Elle cherchait à fuir la société de consommation en mettant en avant des valeurs écologistes et égalitaires inspirées des philosophies orientales.

Beaucoup des aspirations hippies sont héritées des écrivains de la Beat Generation, également considérés comme précurseurs du mouvement car eux aussi exprimaient une rupture avec la société de masse. Ils menaient une vie libérée, faite de déplacements constants : Sur la route (On the Road, 1957) fut un livre emblématique de cette quête et le restera pour les hippies, bien que Kerouac se désintéressa des hippies. Allen Ginsberg en revanche en resta proche, et inspira entre autres Bob Dylan. Gary Snyder, au travers de ses écrits et de son expérience personnelle, contribua grandement à la promotion de la philosophie orientale et bouddhiste qui n’étaient pas encore populaires à cette époque.

Dans les années 1960, le mouvement hippie était encore peu présent en Europe continentale, où il commençait cependant à s’introduire par le biais de la musiquea 3. En France, les relais du courant hippie au début de la décennie étaient le magazine Rock & Folk ainsi que le Pop Club sur France Inter, animé par Patrice Blanc-Francard. Le magazine Actuel,  la référence du mouvement en France, ne sera créé qu’en 1970. Les paroles d’un jeune hippie français de ces années-là n’étaient pas différentes de celles d’outre-Atlantique :

« Ainsi vont les choses dans nos sociétés dites de consommation : passée l’adolescence, âge irrécupérable mais dont on sait qu’il n’a qu’un temps, une certaine image de vous-même vous attend, tirée d’ailleurs à plusieurs millions d’exemplaires ; elle vous guette d’autant plus tôt que votre famille ne dispose pas des ressources financières qui, quelques années encore, vous garantiraient le droit à l’irresponsabilité. Gare à vous si vous ne marchez pas ensuite. On vous culpabilisera d’abord ; quelques bonnes lois feront le reste ».hippies8pg

 everyone else thinks ».

– Pacifistes

Peace and love, « paix et amour », est l’expression du pacifisme hippie des années 1960. Un autre slogan, issu de la guerre du Viêt Nam, Make Love, not War, « faites l’amour, pas la guerre » a été repris par le courant hippie pour les mêmes raisons ; l’expression apparaît en 1974 dans la chanson Mind Games de John Lennon.

Flower Power, « le pouvoir des fleurs », est une autre expression pacifique qui trouve son origine dans le Summer of Love de 1967 à San Francisco. Consigne était alors donnée de « porter des fleurs dans les cheveux », comme l’illustre la chanson de Scott McKenzie San Francisco (Be Sure to Wear Flowers in Your Hair).  Les hippies furent dès lors communément appelés flower children, les « enfants-fleurs ». L’ensemble de ces expressions cherchaient à traduire une opposition à la guerre et à la violence en général, sans pour autant que les revendications soient toujours plus élaborées ou véritablement théorisées.

Après les premières manifestations pacifiques contre la pollution en 1968 à San Francisco, et leur répression, de nombreux hippies rejoignirent des communautés rurales.

– Retour à la terre

Ce retour à la terre amenait l’idée d’un plus grand respect de la planète incluant produits bios, utilisation d’énergies renouvelables et recyclage. Le Whole Earth Catalog, un guide créé par Stewart Brand, un des Merry Pranksters, décrivait les techniques pour tout faire soi-même, en privilégiant la récupération et les moyens non polluants ; il fut ensuite repris en français sous le nom de Catalogue des Ressources. Selon Timothy Leary,  les hippies sont à l’origine du mouvement écologique dans le monde. Dans la filiation de l’hypothèse Gaïa, formulée par James Lovelock à cette période où les premières craintes pour l’environnement commençaient à s’exprimer, se sont bâties des croyances écologistes mystiques, nommées les « théories Gaïa » par Lynn Margulis.

– Communautés

En France, on en dénombrait environ 500 au début des années 1970.Hippie-1969

Il n’y eut pas d’unité d’organisation entre ces communautés ; les unes étaient des communautés urbaines, d’autres tentèrent de vivre d’agriculture et d’élevage et certaines n’étaient que des lieux de passage. Confrontées aux problèmes de subsistance, et aux difficultés d’une vie commune basée sur de nouvelles relations interpersonnelles, la plupart eurent une durée d’existence assez brève. La plus longue expérience européenne fut celle de la commune libre de Christiania, à Copenhague : créée en septembre 1971, elle existe toujours. Au début du XXIe siècle, il existait encore une quarantaine de communautés hippies en Allemagne. En France, il n’en resterai qu’une centaine en Ariège, en Ardèche, en Drôme et Hautes Alpes (Longo Maï).

– Voyages

L’expression « La route des hippies » (Hippie trail en anglais) désigne les périples de la génération hippie au travers de plusieurs continents.  Ces voyages se faisaient fréquemment par bus ou en auto-stop,  les étapes obligées étant Amsterdam, Londres, Istanbul ainsi que Goa (Inde), Katmandou (Népal), la Turquie, l’Iran et l’Afghanistan. Un des objectifs déclarés de ces voyages était la « quête de soi » ou « la recherche de Dieu » et, plus simplement, la recherche de toutes expériences nouvelles. Des ouvrages tels que Sur la route et Les Clochards célestes de Jack Kerouac, ouvrages fondateurs de la Beat Generation, ont parfois servi de guides ou de prétexte à leur cheminement spirituel. Le roman Les Chemins de Katmandou de René Barjavel a pour sujet l’un de ces voyages initiatiques, accompagné de drogues, à destination du Népal.

-Spiritualité

Selon certains témoins de l’é

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