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Publié par Patrick Granet

COMMENTAIRE
 
Que dirais-tu si ton patron s’accaparait du fruit de ton travail sans le payer ? Certes, il le fait en partie, et c’est pour cela que des anarchistes, entre autres, ont lutté et luttent encore pour faire respecter leurs droits de travailleurs et être payé le moins mal possible. Tout en sachant que ce n’est pas cela qui permettra d’atteindre l’égalité sociale. Je souhaite, pour ma part, la disparition de tous les exploiteurs ! Et j’ai du mal à comprendre que des libertaires puissent justifier l’exploitation du travail d’autrui actuellement (ne seraient-ils pas plutôt libertariens ?). Pour produire un article, un(e) journaliste doit connaître son sujet (cela nécessite souvent des années d’étude), effectuer une veille, recueillir des informations, les hiérarchiser, les livrer de la façon la plus compréhensible… Après, parfois, un(e) correcteur/trice relit la copie, vérifie les informations et tentent de corriger toutes les erreurs de français… Parfois aussi un(e) maquettiste s’empare de l’article pour le présenter harmonieusement… Un(e) secrétaire de rédaction, lorsque cela existe encore, le relit et le présente au mieux, avec un chapôt, des inters, etc. Et ainsi de suite. Les patrons de presse font actuellement tout ce qu’ils peuvent pour supprimer tous ces intermédiaires, garants d’une certaine qualité, et automatiser… pour gagner plus de fric. D’autres tentent de mettre la main sur les infos, en dédommageant plus ou moins les auteurs, pour les agréger sur leur site Internet afin de le rendre plus attractif et attirer le chaland. Comment te situes-tu à ce sujet ? Je ne te dis pas cela pour mes propres textes, j’ai accepté à la suite de ta demande que tu les reproduises car cela reste pour moi dans le domaine du militantisme et de la propagation des idées. Mais cela serait tout à fait différent si tu t’emparais de ma production professionnelle. J’espère que tu feras paraître cette réaction qui ne va pas dans ton sens pour que le débat soit plus ouvert. Bien cordialement,
Pascal Bedos (Anarlivres)
 

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