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Publié par Patrick Granet

Ce sont plus de 600 mètres de grilles qui ont fait leur apparition avenue du Président Wilson, à la Plaine Saint-Denis, visant à empêcher les réfugiés de retourner sur le lieu qu’ils occupaient depuis le début du mois de Décembre, faute de mieux. En effet, les centres d’accueils à proximité sont tous plein à craquer, tandis que le nombre de logements vacants ne cesse de monter…

Dylan Leonard

Le terre-plein de l’avenue du Président Wilson est désormais entouré de plus de 600 mètres de grilles, hautes de 2 mètres, afin d’empêcher l’accès aux Jardins Wilson lieu où se trouvait plusieurs centaines de réfugiés depuis le début du mois de Décembre, n’ayant pas pu avoir une place dans le centre humanitaire du Boulevard Ney, dans le 18e arrondissement de Paris. Vendredi 16 Décembre, la municipalité qui, doit-on le rappeler, est dirigée par un Maire du Parti Communiste, a donnée l’ordre aux forces de police de les déloger. Parmi les réfugiés se trouvaient également les habitants du 168 avenue du Président Wilson, expulsés il y a de cela plusieurs mois, ayant vu leur logement littéralement emmurés avec tous leurs effets personnels à l’intérieur. Mais ces grilles ne sont malheureusement pas qu’en vigueur dans la ville de Saint-Denis : Des grilles du même genre ont également fait leur apparition dans les 10e, 18e et 19e arrondissements de Paris, laissant place à des parcelles de terrain vides et inutilisables.

C’est en tout plus de 300 personnes, d’après la préfecture, qui ont été délogées de ce campement de fortune, avant d’être dispatchée dans des centres d’accueils provisoires le temps « d’examiner leur situation administrative ». Une première manifestation s’est tenue Vendredi 23 Décembre, soutenue par certains élus de la municipalité, afin d’exiger des mesures alternatives. Le Maire de Saint-Denis, Laurent Russier, se dit insatisfait d’une telle mesure, mais estime cependant que la formation de ce campement est une conséquence directe de l’ouverture du centre d’accueil au sein du Boulevard Ney qu’il estime « sous-dimensionné ». Assurant alors que ces grilles seraient provisoires, il espère qu’un travail va s’engager afin « d’éviter que se remette en place des campements de ce type » tout en indiquant qu’un rendez-vous avec la Maire adjointe de Paris, Dominique Versini, était programmé pour début Janvier.

Ainsi, des milliers de réfugiés n’ont nul part où se loger et se voient interdire l’accès à des espaces publics pour « leur propre protection ». Déjà chassé, et empêchés de circuler par l’Europe forteresse, les migrants sont désormais interdits de « s’installer » par des « grilles ». Contre cette escalade, ce dont il s’agit c’est d’une mobilisation la plus large possible, et la prise en charge par la jeunesse, les organisations syndicales et le monde du monde du travail pour exiger des revendications élémentaires à savoir des papiers pour toute et tous, exiger la réquisition des logements vides pour un logement décent pour tous.

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