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Publié par Patrick Granet

La Bande de Gaza n’est pas située sur la lune. Elle commence à 60 kilomètres de Tel-Aviv, la ville occidentale, vitrine de l’occupant. Qui se soucie des deux millions de Palestinien-ne-s enfermé-e-s depuis dix ans sur un minuscule territoire ? Pas la grande majorité des médias qui ignorent la bande de Gaza et contribuent souvent à la diffamer : « terroristes », « intégristes », « liste noire »…

Comment est-il possible qu’après trois grands massacres (Plomb Durci 2008-2009, Piliers de la Défense 2012, Bordure Protectrice 2014) qui ont tué plus de 4 000 personnes, en ont laissé handicapées plusieurs milliers, ont rendu inhabitables des quartiers ou des villages en provoquant l’exode de toute la population et ont pulvérisé en priorité l’appareil productif pour tenter de transformer définitivement les Gazaouis en assistés, tout continue comme avant ? Le blocus de Gaza est un crime ignoble. Gaza est une société normale dans une situation totalement anormale.

Nous avons pu séjourner à Gaza du 23 mai au 9 juin 2016 dans le cadre de la deuxième mission « Éducation et partage solidaire ». Notre tâche essentielle a été de recueillir un maximum d’informations et de témoignages dans tous les domaines : la vie quotidienne, les associations, les partis politiques, la religion, les agriculteurs, les pêcheurs, la société civile, la jeunesse, les Bédouins, le système éducatif… Auprès de nos amis proches, nous avons recensé les besoins les plus urgents en matière de collaboration ou de solidarité.

Si quelqu’un vous dit : « Les Palestiniens pensent que… », ne l’écoutez pas ! Vous constaterez que, dans cette cage, les avis, les réactions, les façons d’être ou de penser sont très diverses.

Si quelqu’un associe à Gaza le mot de terroriste, indignez-vous ! Ces stéréotypes sont criminels et contribuent à maintenir la cage fermée.

Sarah Katz a fait de nombreux séjours à Gaza dont un d’un an et demi (2012-2014).

Pierre Stambul est coprésident de l’Union juive française pour la paix.

Chroniques de Gaza : mai-juin 2016 par Sarah Katz et Pierre Stambul. Acratie, 2016. 93 pages. 10 euros. Ce livre sera disponible au CIRA le jour de la causerie.