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Publié par Patrick Granet

DÉCLARATION

 

LIRE ET FAIRE
CIRCULER
Nous ne demandons rien. 
Nous ne promettons rien.
Édité par 
des Travailleurs
N'est-ce pas une raison suffisante pour nous écouter ?


 

Cinq années de guerre ont-elles apporté un seul argument contre ceux, déjà anciens, dont nous nous servions, nous antiparlementaires, pour démolir le parlementarisme. Aucun, au contraire. Tout n'avait pas été dit sur ce cadavre, qu'il nous faut tuer encore.

On n'avait pas été jusqu'à dire que des députés, socialistes, dits révolutionnaires, auraient vécus sur les charniers, auraient collaboré à une politique «d'Union sacrée» avec les suppôts du capitalisme exploiteur de la Mort, en acceptant des portefeuilles ministériels les liant à des besognes bassement criminelles.

Jamais on n'aurait osé penser, dans notre critique, que l'on jugeait acerbe, que des députés socialistes auraient imposé à un pays à l'avant-garde de la pensée et de la civilisation, une censure et des lois scélérates, qui ont ravalé une nation comptant un 1789, au rôle de bourreau des Révolutions, mâtant tout ce qui parle de sagesse, de bonté, de justice, de liberté et d'humanité.

Que pouvait-il subsister, lorsque les vertus échouent à la prison ou au poteau ?

Les révélations des Painlevé nous le disent un peu: Incompétences, irresponsabilité, veulerie, hypocrisie, abdication, calcul, tripotage, corruption, abus et crimes, dont une bureaucratie maîtresse des destinées d'un peuple, fit toute la morale. Nous, antiparlementaires, avions-nous prévu les Thomas, les Compère-Morel, dans la guerre ? Avions-nous prévu qu'un Longuet aurait été vomi par les Révolutionnaires Russes et qu'il aurait mérité l'épithète de traître de la part de Lénine ?

Électeur !

Si nous t'avions dit «député socialiste = David, Scheidmann, Noske, mitrailleurs et assassins», tu aurais crié à l'infamie, et cependant il faut t'attendre à voir pire en France, si tu donnes de l'autorité à ces hommes et leurs semblables, qui se sont faits les instruments serviles d'une bourgeoisie homicide,qui avait internationalement intérêt à la guerre, ainsi que les événements le démontrent.Ces hommes, certes, ont des partisans, eux, guerriers jusqu'au-boutistes, dont les permanences étaient de vraies officines d'embusquage.

On voyait, dans la plupart de ces permanences, une foule de ces votards qui réclamaient le poteau pour les pacifistes de1914-1915, spéculant sur la volte-face de leurs élus, pour s'échapper de la tuerie qu'ils avaient divinisés et cependant... les places étaient comptées, limitées, un embusqué en chassait un autre et la comédie continuait, laissant tout le profit au député qui sait tout, et qui, aujourd'hui, compte sur l'idéal de tels... citoyens pour assurer le bonheur universel !

Coterie, intrigue, faveur, cupidité, chantage, combinaison, verbiage, timidité, surenchère, promesse, tromperie, fourberie, cynisme, trahison, voilà des mots qui caractérisent bien l'immoralité du bulletin de vote. Aussi, un député socialiste est bien perdu pour le Parti et pour lui, lorsqu'il pénètre au Palais-Bourbeux, pour n'y faire en somme que de la basse collaboration de classes.

Et c'est infiniment drôle de voir des syndicalistes minoritaires appartenant au P.S.U. reprocher aux Jouhaux leur collaboration de classe !

Ceci dit, non pour défendre Jouhaux qui, lui, use de cet argument. «C'est vous, syndiqués, qui me demandiez d'aller dans les ministères». Dans le parlement syndical, on est d'aussi mauvaise foi que dans tous les Parlements, car, si Jouhaux n'avait pas, au début de la guerre, accepté de banqueter en scellant l'Union sacrée, les syndiqués n'auraient pas été devant le fait accompli, de ne plus faire d'action sous peine de mort.

Les manitous socialistes demandent sans honte !un million — non pour les Révolutions — mais pour la foire électorale, en dehors des centaines de mille francs qu'ils obtiennent pour une statue et entretenir des journaux anti-communistes.

Nous, nous ne disposons pas de tant, hélas !, de quelques milliers de francs seulement.

N'ayant protégé aucun privilège, aucun monopole, n'ayant jamais accordé de concessions aux Houillères, Comité de Forges, Minières pour qui l'on a fait la guerre ; n'ayant jamais casé ni embusqué aucun ami influent, ni parent dans les administrations et ministères socialistes, surtout, n'ayant rien fait pour mâter les Révolutions nées du fait de la guerre, nous sommes pauvres. C'est pourquoi, ne pouvant disposer que de quelques sous, contre les 25 millions environ, que les parlementaires vont sacrifier pour s'assurer l'assiette au beurre (millions qu'il nous faudra suer) nous ne disposerons que de quelques brochures de huit pages, pour notre propagande libératrice.

C'est pourquoi aussi, nous en resterons là, de nos arguments contre le socialisme électoral, qui se déshonore encore un peu plus, en gaspillant tant d'argent et de temps précieux qui, dépensés au secours de la Révolution Russe, pourrait la sauver peut-être.

L'argent que nous consacrons à combattre cette immoralité, est bien placé  ; mais c'est avec le regret de constater qu'il nous faut faire de tels sacrifices, pour des individus qui n'ont pas pesé lourd dans les mains des Révolutionnaires Russes, Hongrois et de certains centres allemands. Aussi, en ce qui concerne la guerre, concluons : les députés socialistes sont pour leur part, et c'est déjà énorme, des fauteurs de la tuerie : 14 millions de morts leur demandent des comptes. D'autres morts : les nôtres, ouvriers des Révolutions et des mouvements pacifistes, sont à venger.

Électeur ! ne te fais pas leur complice en votant pour eux.

Les députés socialistes sont fauteurs de la vie chère ; sont responsables de la faillite des lois ouvrières : accidents de travail, huit heures, etc., alors que les lois profitables aux riches sont intangibles et toujours impitoyables, inhumaines. Les députés socialistes sont responsables des lois scélérates dont souffre tout spécialement le monde ouvrieret responsables aussi des effroyables tortures que subissent 100.000 hommes qui souffrent dans les bagnes militaires, et, qu'un Longuet ne voudra pas amnistier, car la plupart, les plus énergiques, ceux qui ont déserté la tuerie, le Chemin des Dames ! n'ont pas le pardon, de ce grand pacifiste (?) (voir ses déclarations à la chambre des députés).

Voter pour de tels hommes — ils sont tous semblables et pires souvent — c'est abandonner toute idée de justes représailles, de justice ; c'est plus qu'abdiquer, c'est un crime de trahison contre ceux qui, là-bas, souffrent et meurent parce qu'ils aimaient et ne voulaient pas être des bourreaux.

Voilà donc pour la guerre et pour une brochure de huit pages ; il faudrait un livre pour tout dire.

En temps de paix, combien de députés socialistes votent contre les autres profiteurs de la Mort : mastroquets, bouilleurs de crû et empoisonneurs de toutes catégories ?

43 députés seulement ont voté contre l'alcool et cependant les députés socialistes se comptent 100.

Un socialiste du Centre s'est élevé contre la suppression des casernes dans sa circonscription. Un autre, a défendu les courses de taureaux. Un élu socialiste du Puy-de-Dôme a demandé des mesures contre les marchandises allemandes, qui entrent chez nous à trop bas prix !Tartuffes qui parlez de vie chère !

Et qu'ont fait les élus socialistes contre la vague de cléricalisme, l'audace et l'autorité toujours grandissantes des Jésuites, eux qui accusent les antiparlementaires de faire le jeu de la Réaction ?

On voit une fédération de l'Est désavouer une de ses sections, qui avait voté un ordre du jour antireligieux. Et c'est en somme une attitude pour tout le Parti de ne pas faire ouvertement, officiellement, d'anticléricalisme, alors que c'est là tout le péril réactionnaire.

C'est vrai que prêtres et politiciens sont les dévoués serviteurs de l'État et de la Propriété, tout le mal dont souffrent les hommes à quelque classe qu'ils appartiennent.

Le rôle que la propriété réserve, assigne, à ces derniers, ce n'est pas de faire des lois ouvrières, ni des discours dont elle se moque, c'est de canaliser les colères, les haines du peuple, qui, hier, fournissait par son travail, 5 milliards d'impôts et qui, aujourd'hui, doit en payer 10 rien qu'à ceux qui ont profité de la guerre ! Oui, électeur ! Il te faut produire pour dix milliards à ceux qui édifiaient une fortune à chaque vague de sang et de malheur, avant qu'un seul grain de blé te reste, sans compter 10 ou 15 autres milliards que parlementaires et fonctionnaires, leurs créatures, ont mission de dépenser pour l'organisation des forces qui te mâteront si tu ne marches pas, si tu ne craches pas ! La bourgeoisie t'a donné le bulletin de vote, tes députés lui donnent des milliards, tes enfants, des mitrailleuses.

Électeur ! réfléchis. On dit le peuple trop ignorant pour se conduire et cependant il est reconnu capable de se choisir ceux qui devront le diriger !

Et ces élus, hommes cupides, incompétents, souvent ignorants, prétendent tout solutionner : agriculture, industrie, commerce, marine, finances, instruction publique, beaux-arts, législation, travaux publics et s'occuper aussi de la guerre, ainsi que du reste, nous l'avons constaté, pour le plus grand malheur des peuples.

Électeur ! réfléchis que lorsque tu as nommé des députés, tu n'as rien fait.

Nommes-tu les sénateurs qui s'opposent aux votes de la Chambre ou qui enterrent les lois dans des cartons d'où elles ne reviennent jamais ? Nommes-tu les ministres qui posent la question de confiance, seraient-ils socialistes ? Nommes-tu le Président de la République qui dissout les Parlements et peut se refuser à l'application des lois ? Nommes-tu le Conseil d'État dont tu connais le rôle néfaste ?

Nommes-tu les juges qui sont les pires illégaux ?

Nommes-tu les préfets et les maires qui appliquent la loi suivant l'intérêt des candidats officiels et des riches en général ?

Nommes-tu les huissiers, les policiers, les mouchards, les gendarmes et tous les bureaucrates, parasites, créatures et paravent de tes députés, chargés d'appliquer les lois et qui les interprètent selon leur bon plaisir ou le prix qu'on y met ? Alors?...

A quoi te sert d'envoyer un bon propagandiste socialiste, ou un bon militant syndicaliste, un bon éducateur dans une telle galère ?

Ah ! si les chefs socialistes n'étaient que seulement socialistes et s'ils ne se servaient pas d'un bel idéal comme étiquette pour couvrir l'infâme camelote électorale et disposer de notre liberté, de notre vie en votant,nous n'aurions pas à leur causer cette souffrance de les faire démériter à tes yeux !

Aussi, électeur, ne les écoute pas lorsqu'ils prétendent te faire épouser leur système, qui consiste à matérialiser un idéal socialiste surtout, dans la personne d'un député.

Un idéal est au-dessus de tous les hommes qui, féroces arrivistes, ou simplement faillibles, avilissent cet idéal.

Ton idéal est en toi, un homme ne peut représenter que lui-mêmeet les Soviets, les Conseils d'ouvriers syndiqués ont cela de supérieur : qu'ils répudient le parlementarisme et qu'ils ne placent pas à la base de leur système le citoyen, cette abstraction, mais le producteur qui est tout, qui est la réalité.

Les soviets sont élus pour trois mois, peuvent à tout moment être remplacés ; les mandataires sont des producteurs et restent responsables des dispositions qu'ils votent.

Les parlementaires français, eux, se désintéressent de l'application de leurs lois et c'est le fonctionnarisme bureaucratique qui reste le maître : il ne reste plus au député qu'à se décharger sur lui. Comédie ! Situation intolérable ! Système périmé !

En France, le système des Conseils d'ouvriers syndiqués, qui semble s'établir avec quelque succès, ne prévoit aucune forme parlementaire même soviétique. Au lieu que ce soit la commune qui soit la cellule sociale, c'est l'atelier, pour n'être au plus tôt que l'individu. Les conseils apprennent au peuple ouvrier, en plein capitalisme, sous la direction des techniciens affiliés à la C.G.T. à prendre toutes ses responsabilités révolutionnaires. Ne traitant pas avec le patronat, les C.O.S. ont un rôle d'éducation révolutionnaire technique. Ils s'organisent dans leurs ateliers, magasins, exploitations agricoles, écoles communistes, etc., etc. ; pour assurer la vie au lendemain d'une transformation sociale opérée par le peuple ouvrier et ayant le communisme comme but ; ne laissant aux organes d'action communiste, le soin d'organiser la propagande communiste, et c'est tout ce qui est propre à leur action (1)

Pour nous, antiparlementaires, notre idéal c'est le communisme intégral dont la Fédération anarchiste se réclame.

Après cet exposé malheureusement succinct, des systèmes reconstructeurs, vois, électeur, nous n'avons pas pensé qu'à démolir et nous t'avons fait voir que nous avons conscience des destinées d'un peuple travailleur et de la vérité aussi.

Nous n'avons pas fait besogne pour les réactionnaires, eux qui s'affichent antiparlementaires quelquefois, mais... qui ne s'attaquent pas au Sénat ni à toutes les institutions coercitives que nécessite le parasitisme dont ils vivent.

Quant aux députés radicaux et autres catégories, lorsque nous avons dit plus haut ce que nous pensions des députés socialistes «bouffe galette» nous avons fait le procès de tous les parlementaires.

Du reste, Blanqui,dans «La Patrie en danger» de novembre 1870, nous fixe sur l'attitude de tous les parlementaires, de quelque étiquette qu'ils se réclament, dans ces paroles mémorables :

«Le XIXe siècle a fait passer sous les yeux de l'Histoire une longue série de ces parlements, rendez-vous des cupidités, des bassesses, des servilités, qui grouillent aux pied de toutes les puissances.

» Lorsque l'un d'eux, par hasard, entre en lutte sérieuse contre le pouvoir, les événements issus de cet antagonisme ne tardent pas à dévoiler les petitesses cachées sous cette apparence de grandeur. Je ne vous parle pas de ces nobles âmes égarées au milieu de cette tourbe, elles ne peuvent qu'assister impuissantes à cet odieux spectacle.»

Électeur, après de telles vérités, on te dira «Vote bien, vote rouge ! Là est le secret de ton bonheur ! Tu n'as que les députés que tu mérites !»

Cela n'est pas vrai, car il n'y a pas, selon un Blanqui et selon notre raison, deux façons d'être député, il n'y en a qu'une seule, toujours néfaste pour nous producteurs.

Il n'y a pas deux façons d'être ministre, les Kerensky, les Vanderwelde, les Thomas, les Guesde, les David, les Scheidmann, les Noske et autres travaillistes anglais nous l'ont prouvé pendant et après la guerre. Ils sont députés et ministres, partie intégrante du système capitaliste, et rien autre chose.

Électeur ! tu n'as que ce que tu arraches et pour cela, sois libre, ne vote pas. Voici entre cent exemples quelques faits récents qui te le prouveront.

Une grande fédération de la marine menaçant de se joindre au mouvement révolutionnaire des métallurgistes de juin 1919, enlève la loi de huit heures en quelques heures. Les mineurs font la même menace et font marcher les girouettes parlementaires, qui votent une loi, se déjugent, et remettent leur loi debout en quelques jours. C'est par l'action que tout s'obtient avec des députés de n'importe quelle couleur et même sans députés.Avec beaucoup de députés, même socialistes, la servitude existe toujours, même avec des syndicats à gros effectifs.

En ne votant pas c'est réserver son action, c'est disposer de sa liberté. Voter ce n'est pas lutter, c'est abdiquer! Voter, c'est aussi disposer de la vie d'autrui, la guerre en est une preuve. Les lois, en sont une autre, celui qui vote par bêtise, par cupidité, par intérêt, enchaîne les hommes libres.

Électeurs, ouvriers et paysans, sachez que les producteurs électeurs sont 42 contre 1 bourgeois. Si vous ne votiez pas, que feraient-ils ?

Rappelle-toi, vieil électeur, que c'est ton bulletin de vote qui a disposé de la vie de 14 millions de jeunes qui n'étaient nullement responsable du régime misérable qui a décrété la guerre et que tu as composé de toute pièce; ne commets plus un tel crime et empêche qu'on le commette.

Vous, femmes, qui nous lirez et nous comprendrez, vous, qui avez tant souffert dans vos affections dernières, de sœurs, d'amantes, de femmes de tués, de mutilés, d'aveugles de la guerre, empêchez que l'on vote !

Plus qu'un mot.

Les coquins qui se présentent à ton suffrage, électeur paysan, électeur ouvrier, ont glissé entre vous des raisons menteuses de haine et de méfiancequ'ils exploitent pour pêcher en eau trouble. Sachez que l'ouvrier sait que l'élévation de salaire est un cercle vicieux, une arme dangereuse contre lui,c'est pourquoi toutes les grèves prennent une attitude de revendication morale et tournent souvent en manifestations révolutionnaires.

Quant à toi, paysan, nous savons très bien, nous ouvriers, que tu n'es pas la personnification de la vie chère,mais que ce sont les accapareurs, mandataires, intermédiaires, gros propriétaires, châtelains fainéants, rentiers cupides, tous parasites devant lesquels les députés sont à plat ventre, lorsqu'ils ne sont pas eux-mêmes de vulgaires affameurs ou d'éternels tripoteurs. Ouvriers et paysans, travailleurs intellectuels, vous êtes la vérité, la force, et rien ne doit vous séparer, pas même les individus qui exploitent ces haines entre vous, pour le profit du Capital-roi qui a droit de vie et de mort sur vous. 
 

NE VOTEZ PLUS. 
SACHEZ QUE, SEULE, LA RÉVOLUTION VOUS AFFRANCHIRA !

LE BUREAU DE PROPAGANDE ANTIPARLEMENTAIRE


(1) Nous ne faisons pas de réclame, nous exposons par souci de vérité et cela d'après les déclarations de ces organismes : Soviets et C.O.S.


LECTEUR,

Si tu as compris cette brochure, si tu veux la propager, apprends qu'une série de quatre brochures se composant :

1° Électeur, écoute,par Sébastien FAURE ; 
2° La Grève des Électeurs,par O. MIRBEAU ; 
3° Absurdité de la Politique; 
4° Électeur, ne vote pas !

a été éditée par le Bureau Anti-Parlementaire au nombre de 200.000 exemplaires pour être distribués gratuitement. Tu peux coopérer à notre œuvre en t'adressant au bureau A.P., 69 boulevard de Belleville.


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