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Publié par Patrick Granet

Du 5 octobre 2016 au 23 janvier 2017, se tient au Grand Palais une exposition sur « Diego Rivera, Frida Kahlo, Jose Clemente Orozco et les avant-gardes ». Ces artistes se réclamant de la révolution, ainsi que David Alfaro Siqueiros, qui tenta d’assassiner Trotsky en mai 1940, ont eu avec ce dernier des rapports passionnés et conflictuels, lors de son séjour forcé au Mexique. C’est aussi au Mexique que Trotsky rédigea, avec André Breton et Rivera, le « Manifeste du Surréalisme » (1938), qu’il ne signa cependant pas. Celui-ci affirme : « L’indépendance de l’art – pour la révolution. La révolution – pour la libération définitive de l’art ».

Grosz

L’indépendance du Mexique

Formellement indépendant depuis 1821, fortement endetté, le Mexique fut occupé par la France sous Napoléon III, de 1862 à 1867. Ce dernier imposa l’empire éphémère de Maximilien de Habsbourg, fusillé le 19 juin 1867. De 1910 à 1920, la « Révolution mexicaine » vit s’affronter diverses fractions armées dont celle d’Emiliano Zapata (1), de Pancho Villa (2) et aboutit en 1917 à une nouvelle constitution très anticléricale et à l’élection de Carranzo (3) à la présidence. Ce dernier fut renversé en 1920 par Obregón (4) qui deviendra président, mais sera assassiné en 1928 par un « cristero », fanatique catholique. En 1928 est fondé le PNR (Parti National Révolutionnaire) qui deviendra le PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel) en 1946 et restera au pouvoir jusqu’en 2000.

Les peintres mexicains au cœur des bouleversements politiques

« Les 3 grands » : Rivera, Orozco, Siqueiros, répondent, en 1921, à l’appel du ministre de l’éducation publique qui lance le « mouvement muraliste », avec le soutien du « syndicat des peintres, sculpteurs et graveurs révolutionnaires ». Il s’agit d’éduquer à la révolution mexicaine la population, souvent illettrée, par de grandes fresques murales publiques, et de mettre en avant l’action des ouvriers et paysans qui l’ont accomplie.

Diego Rivera

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