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Publié par Patrick Granet

 

La possibilité d’une sociologie marxiste : à propos de « Produire le consentement » de M. Burawoy

Michael Burawoy, Produire le consentement, traduction et préface de Quentin Ravelli, Montreuil, Éditions La Ville Brûle, 2015, 304 p., 25€.

À lire : un extrait du livre ici.

burawoy_produire-le-consentement

A la différence de l’anthropologie, on ne peut pas parler d’une véritable tradition marxiste française en sociologie. C’est pour cela que la traduction de ce classique de la sociologie contemporaine qu’est Produire le consentement a de quoi étonner dans le paysage français des sciences sociales, tant pour l’usage qui y est fait du marxisme dans une discipline qui depuis longtemps a supprimé Marx de sa boîte à outils conceptuelle, que pour la méthodologie e

Bien qu’il soit enseigné en tant que « père fondateur » aux côtés d’Emile Durkheim ou de Max Weber, les concepts ou l’actualité de la pensée de Marx ne sont pas pour autant discutés par la sociologie contemporaine. Une autre particularité de l’étude de Michael Burawoy est son usage de l’ethnographie, et en particulier de l’observation participante, comme méthode la plus à même de rendre compte de la manière dont est produit le consentement à l’exploitation dans une usine. Par ailleurs, cette traduction est en quelque sorte une invitation à « déprovincialiser » la sociologie française qui, malgré ses prétentions, reste très centrée sur elle-même tant dans ses influences et ses références que dans sa forme universitaire[1].

Burawoy se défend de vouloir établir une théorie générale du capitalisme. Son étude se fonde après tout sur la description minutieuse d’une expérience de onze mois de travail dans une usine de machines agricoles dans la ville de Harvey au Sud de Chicago entre 1974 et 1975. Pourtant, comme on le verra, le rapport qu’il entretient à son objet l’oblige à situer son analyse dans la perspective historique du développement du capitalisme et à rendre intelligibles ses propres observations dans le cadre du capitalisme monopolistique américain.

Publié pour la première fois il y a plus de quarante ans, traduit pour les éditions La ville brûle par Quentin Ravelli, Produire le consentement est pertinent dans sa critique des théories sociologies de l’organisation, dans son importation du marxisme en ethnographie et dans l’établissement d’une théorie du procès de production capitaliste, mais surtout il fournit les fondements de ce que pourrait être une sociologie marxiste.

 

I. Intégrer les « vérités partielles » de la sociologie

Quel peut être le rapport entre le marxisme, comme courant de pensée, et les « vérités partielles » ou « vérités incomplètes »[2] de la sociologie ? Pour construire une théorie du procès de travail capitaliste, Burawoy utilise les catégories de la sociologie dominante et les intègre à son propre cadre de réflexion marxiste. Il s’agit pour lui de sortir de l’auto-référence de la tradition marxiste afin de « sauver le noyau rationnel de la sociologie industrielle en développant ces vérités incomplètes dans un cadre d’analyse marxiste »[3].

L’échec (demise) de la sociologie industrielle tient à sa subordination à la sociologie des organisations, qui efface le trait le plus distinctif de l’entreprise capitaliste : la recherche du profit.   En effet, les travaux sur l’entreprise, l’organisation du travail ou le développement industriel laissent de côté ce qui fait la spécificité de l’entreprise sous le capitalisme, ce qui revient à enlever toute historicité aux sociétés capitalistes et à permettre d’étendre l’analyse des organisations à d’autres régions sociales[4]. Les organisations sous le capitalisme ne produisent pas seulement cette « immense accumulation de marchandises » dont parle Marx, mais surtout du profit. C’est pour cela qu’une organisation n’existe pas de manière indépendante du reste de la structure sociale car ces entreprises engagent différents aspects de la société capitaliste. Dans ce sens, les activités d’atelier et les attitudes au travail de ses agents ne peuvent pas être comprises en dehors des sphères politiques et idéologiques de l’organisation de la production établies selon des besoins et des intérêts précis : « Aveuglée par le développement de ses concepts généraux et abstraits, la théorie des organisations n’a pas vu ce que les organisations produisaient de concret et de particulier »[5]. Cette sociologie a donc sous-estimé la caractéristique essentielle du processus de production capitaliste : la transformation de la nature ou des matières premières en choses utiles afin d’en tirer du profit.

Il s’agit alors de rompre avec les prénotions de la sociologie des organisations sur le travail ouvrier et d’opérer un renversement de sa problématique classique. Face à l’attitude des ouvriers au travail, chercheurs progressistes et conservateurs, prisonniers de leurs pré-notions, se sont longtemps retrouvés dans la problématique suivante : pourquoi les travailleurs ne travaillent-ils pas plus ?

Pour les premiers, toute forme de limitation de la production ou de baisse de la productivité était une expression sans médiation de la conscience de classe, tandis que pour les seconds il fallait chercher la réponse, comme l’ont souvent fait les tenants de la théorie de l’acteur rationnel, dans la mauvaise communication entre les travailleurs et la direction. Soit ces théories se focalisaient sur le conflit sous-jacent dans l’atelier, soit elles exaltaient le caractère fondamentalement harmonieux de celui-ci. Une sociologie du travail, de l’entreprise ou des organisations qui décrit le conflit comme inhérent ou inévitable au-delà des conditions historiques qui le rendent possible dans le cadre du capitalisme avancé ne fait que des « hypothèses métaphysiques ».

La nécessité de rendre compte de l’ensemble des attitudes au travail, qu’elles aillent de l’acceptation des conditions de travail à la contestation de l’ordre interne à l’usine, implique de poser le problème en des termes nouveaux.

Pour Burawoy, c’est l’intensité du travail fourni par les ouvriers qui peut surprendre : « Pourquoi les travailleurs devraient-ils autant repousser leurs propres limites dans l’intérêt de l’entreprise ? »[6]Pourquoi coopérer, voire dépasser les attentes des contremaîtres ? Bref, pourquoi les travailleurs travaillent-ils autant ? Pour Marx, qui a consacré de longs passages du Capital à la naissance de la fabrique, la réponse se trouvait dans la discipline à l’usine et son système de punitions et d’amendes, c’est-à-dire dans le recours à la contrainte et à la coercition :

« A l’époque où [Marx] écrivait, l’asservissement du travail au capital était total. Le système du travail aux pièces était utilisé pour intensifier le travail, les travailleurs ne pouvaient résister aux diminutions de salaires arbitraires et même lorsque l’ouvrier était rémunéré au temps passé, le contremaître pouvait toujours le licencier pour n’avoir pas produit suffisamment »[7].

Mais devant l’attitude de ses collègues de travail qui l’invitaient à se « débrouiller » seul devant sa machine, Burawoy fait un constat important :

« Avec l’apparition des syndicats et d’un minimum de droit du travail, la peur de perdre son emploi ou de ne pas gagner de quoi vivre fut progressivement déconnectée de l’effort fourni. La contrainte ne pouvait plus, à elle seule, expliquer pourquoi les salariés travaillaient autant »[8].

Ni le conflit, ni le consentement ne peuvent être expliqués par la sociologie industrielle et la théorie des organisations qui les considèrent comme un donné atemporel :

« Le conflit et le consentement ne sont pas des conditions sine qua non mais des produits d’une organisation bien particulière du travail. Evitons le piège des nombreux débats entre la  »théorie du consensus » et la  »théorie du conflit » et rejoignons un tout autre rivage, en restituant au débat son contexte historique. »[9]

Partir du caractère capitaliste de l’organisation conduit à mettre en relief les forces internes et externes qui font pencher l’organisation vers un type de régime interne de gestion de la main-d’œuvre et de résolution des conflits. C’est en cela qu’un de ses objectifs est de comprendre le caractère spécifique du procès de travail capitaliste. Pour mener une analyse des organisations, il faut comprendre comment tant le conflit que le consensus sont organisés au niveau de l’ensemble relativement isolé et autonome qu’est l’entreprise, ce qui signifie, pour Burawoy, revenir aux bases de la société capitaliste[10].

Bien qu’il soit enseigné en tant que « père fondateur » aux côtés d’Emile Durkheim ou de Max Weber, les concepts ou l’actualité de la pensée de Marx ne sont pas pour autant discutés par la sociologie contemporaine. Une autre particularité de l’étude de Michael Burawoy est son usage de l’ethnographie, et en particulier de l’observation participante, comme méthode la plus à même de rendre compte de la manière dont est produit le consentement à l’exploitation dans une usine. Par ailleurs, cette traduction est en quelque sorte une invitation à « déprovincialiser » la sociologie française qui, malgré ses prétentions, reste très centrée sur elle-même tant dans ses influences et ses références que dans sa forme universitaire[1].

Burawoy se défend de vouloir établir une théorie générale du capitalisme. Son étude se fonde après tout sur la description minutieuse d’une expérience de onze mois de travail dans une usine de machines agricoles dans la ville de Harvey au Sud de Chicago entre 1974 et 1975. Pourtant, comme on le verra, le rapport qu’il entretient à son objet l’oblige à situer son analyse dans la perspective historique du développement du capitalisme et à rendre intelligibles ses propres observations dans le cadre du capitalisme monopolistique américain.

Publié pour la première fois il y a plus de quarante ans, traduit pour les éditions La ville brûle par Quentin Ravelli, Produire le consentement est pertinent dans sa critique des théories sociologies de l’organisation, dans son importation du marxisme en ethnographie et dans l’établissement d’une théorie du procès de production capitaliste, mais surtout il fournit les fondements de ce que pourrait être une sociologie marxiste.

 

I. Intégrer les « vérités partielles » de la sociologie

Quel peut être le rapport entre le marxisme, comme courant de pensée, et les « vérités partielles » ou « vérités incomplètes »[2] de la sociologie ? Pour construire une théorie du procès de travail capitaliste, Burawoy utilise les catégories de la sociologie dominante et les intègre à son propre cadre de réflexion marxiste. Il s’agit pour lui de sortir de l’auto-référence de la tradition marxiste afin de « sauver le noyau rationnel de la sociologie industrielle en développant ces vérités incomplètes dans un cadre d’analyse marxiste »[3].

L’échec (demise) de la sociologie industrielle tient à sa subordination à la sociologie des organisations, qui efface le trait le plus distinctif de l’entreprise capitaliste : la recherche du profit.   En effet, les travaux sur l’entreprise, l’organisation du travail ou le développement industriel laissent de côté ce qui fait la spécificité de l’entreprise sous le capitalisme, ce qui revient à enlever toute historicité aux sociétés capitalistes et à permettre d’étendre l’analyse des organisations à d’autres régions sociales[4]. Les organisations sous le capitalisme ne produisent pas seulement cette « immense accumulation de marchandises » dont parle Marx, mais surtout du profit. C’est pour cela qu’une organisation n’existe pas de manière indépendante du reste de la structure sociale car ces entreprises engagent différents aspects de la société capitaliste. Dans ce sens, les activités d’atelier et les attitudes au travail de ses agents ne peuvent pas être comprises en dehors des sphères politiques et idéologiques de l’organisation de la production établies selon des besoins et des intérêts précis : « Aveuglée par le développement de ses concepts généraux et abstraits, la théorie des organisations n’a pas vu ce que les organisations produisaient de concret et de particulier »[5]. Cette sociologie a donc sous-estimé la caractéristique essentielle du processus de production capitaliste : la transformation de la nature ou des matières premières en choses utiles afin d’en tirer du profit.

Il s’agit alors de rompre avec les prénotions de la sociologie des organisations sur le travail ouvrier et d’opérer un renversement de sa problématique classique. Face à l’attitude des ouvriers au travail, chercheurs progressistes et conservateurs, prisonniers de leurs pré-notions, se sont longtemps retrouvés dans la problématique suivante : pourquoi les travailleurs ne travaillent-ils pas plus ?

Pour les premiers, toute forme de limitation de la production ou de baisse de la productivité était une expression sans médiation de la conscience de classe, tandis que pour les seconds il fallait chercher la réponse, comme l’ont souvent fait les tenants de la théorie de l’acteur rationnel, dans la mauvaise communication entre les travailleurs et la direction. Soit ces théories se focalisaient sur le conflit sous-jacent dans l’atelier, soit elles exaltaient le caractère fondamentalement harmonieux de celui-ci. Une sociologie du travail, de l’entreprise ou des organisations qui décrit le conflit comme inhérent ou inévitable au-delà des conditions historiques qui le rendent possible dans le cadre du capitalisme avancé ne fait que des « hypothèses métaphysiques ».

La nécessité de rendre compte de l’ensemble des attitudes au travail, qu’elles aillent de l’acceptation des conditions de travail à la contestation de l’ordre interne à l’usine, implique de poser le problème en des termes nouveaux.

Pour Burawoy, c’est l’intensité du travail fourni par les ouvriers qui peut surprendre : « Pourquoi les travailleurs devraient-ils autant repousser leurs propres limites dans l’intérêt de l’entreprise ? »[6]Pourquoi coopérer, voire dépasser les attentes des contremaîtres ? Bref, pourquoi les travailleurs travaillent-ils autant ? Pour Marx, qui a consacré de longs passages du Capital à la naissance de la fabrique, la réponse se trouvait dans la discipline à l’usine et son système de punitions et d’amendes, c’est-à-dire dans le recours à la contrainte et à la coercition :

« A l’époque où [Marx] écrivait, l’asservissement du travail au capital était total. Le système du travail aux pièces était utilisé pour intensifier le travail, les travailleurs ne pouvaient résister aux diminutions de salaires arbitraires et même lorsque l’ouvrier était rémunéré au temps passé, le contremaître pouvait toujours le licencier pour n’avoir pas produit suffisamment »[7].

Mais devant l’attitude de ses collègues de travail qui l’invitaient à se « débrouiller » seul devant sa machine, Burawoy fait un constat important :

« Avec l’apparition des syndicats et d’un minimum de droit du travail, la peur de perdre son emploi ou de ne pas gagner de quoi vivre fut progressivement déconnectée de l’effort fourni. La contrainte ne pouvait plus, à elle seule, expliquer pourquoi les salariés travaillaient autant »[8].

Ni le conflit, ni le consentement ne peuvent être expliqués par la sociologie industrielle et la théorie des organisations qui les considèrent comme un donné atemporel :

« Le conflit et le consentement ne sont pas des conditions sine qua non mais des produits d’une organisation bien particulière du travail. Evitons le piège des nombreux débats entre la  »théorie du consensus » et la  »théorie du conflit » et rejoignons un tout autre rivage, en restituant au débat son contexte historique. »[9]

Partir du caractère capitaliste de l’organisation conduit à mettre en relief les forces internes et externes qui font pencher l’organisation vers un type de régime interne de gestion de la main-d’œuvre et de résolution des conflits. C’est en cela qu’un de ses objectifs est de comprendre le caractère spécifique du procès de travail capitaliste. Pour mener une analyse des organisations, il faut comprendre comment tant le conflit que le consensus sont organisés au niveau de l’ensemble relativement isolé et autonome qu’est l’entreprise, ce qui signifie, pour Burawoy, revenir aux bases de la société capitaliste[10].

Le régime hégémonique n’était peut-être qu’un moment éphémère de l’histoire des relations professionnelles aux États-Unis. Ce régime s’est désagrégé au fur et à mesure des chocs de compétitivité et des mesures d’austérité de l’ère Reagan pour être remplacé par un retour partiel au despotisme du marché.

Dans une période de relative stabilité, le marxisme sociologique pouvait être suffisant pour expliquer la permanence du capitalisme, tandis que la dimension normative et la « téléologie » marxiste étaient à exclure. La crise économique qui ébranle l’hégémonie des institutions qui, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’usine, donnaient sa stabilité au capitalisme, et que le marxisme de Burawoy s’était fixé pour but d’étudier, fait qu’aujourd’hui une grande partie des sciences sociales, sans pour autant se revendiquer du marxisme, réintègrent une dimension normative dans leurs travaux.

Reste à savoir alors dans quelle mesure le marxisme en tant que tradition intellectuelle peut offrir ses propres réponses à ces nouveaux problèmes.

 

Notes

[1] Burawoy rappelait pour sa part le caractère provincial de la sociologie américaine dans son célèbre discours à l’American Sociological Association en 2004. Voir Burawoy, « Pour la sociologie publique », Actes de la recherche en sciences sociales, 1/2009 (n° 176-177) , p. 121-144.

[2] Burawoy M., Produire le consentement, Paris, La ville brûle, 2015, p. 31.

[3] Ibid.

[4] Traduit par « échec », demise désigne plus largement à la fois la chute, la fin ou la perte d’autorité. On peut comprendre les problématiques de la sociologie industrielle, comme tradition intellectuelle anglo-saxonne, comme un cas de « fausses antinomies », c’est-à-dire comme un faux problème scolastique qui représente un obstacle pour penser l’objet, mais est pourtant constitutif de la légitimité professionnelle d’un savant, qui se doit de défendre l’un ou l’autre terme de l’antinomie. (cf. Bourdieu P., Sur l’Etat, p. 175).

[5] Burawoy, M., Produire le consentement, Op. cit., p. 35.

[6] Produire le consentement, Paris, La ville brûle, 2015, p. 21.

[7] Idem.

[8] Idem.

[9] Op. cit., p. 40.

[10] Burawoy Michael, « The Written and the Repressed in Gouldner’s Industrial Sociology », Theory and Society, 1982, vol. 11, n° 6, p. 831-51

[11] Burawoy M., The colour of class on the copper mines. From african advancement to zambianization, Manchester, Manchester University Press, 1972.

[12] Burawoy M., The Extended Case Method. Four countries, four decades, four great transformations and one theoretical tradition, University of California Press, 2009, p. 4.

[13] Produire le consentement, op.cit., p. 25.

[14] Burawoy M., The Extended Case Method. Four countries, four decades, four great transformations and one theoretical tradition, University of California Press, 2009, pp. 34-35.

[15] Produire le consentement, Op. cit, p. 24.

[16] Réalisée sous la direction et l’influence théorique d’Everett Hughes, la thèse de doctorat de Donald Roy, soutenue en 1952, n’a jamais été publiée. Seuls quelques articles ont été publiés à partir des matériaux qu’il a recueillis à la fin des années 1940 sur le freinage de la production (restriction of output). Le public français a pu enfin avoir accès à un recueil de ses travaux dans Roy D., Un sociologue à l’usine, Paris, La découverte, 2006.

[17] Burawoy M., The Extended Case Method…, op. cit., p. 86 sq.

[18] Produire le consentement, op.cit., p. 55.

[19] Op. cit., p 79.

[20] Burawoy approfondira le concept de régime de production dans Politics of production (1985), où il comparera le « régime despotique » et le « régime hégémonique » avec le « despotisme bureaucratique » des pays de l’Est où il a fait également du travail de terrain.

[21] Op. cit., p. 56.

[22] Op. cit., p. 109.

[23] Op. cit., p. 113.

[24] Op. cit., p. 139-140.

[25] Op. cit., p. 227.

[26] BURAWOY Michael et OLIN WRIGHT Erik, « Sociological Marxism » in Jonathan Turner (dir.), The Handbook of Sociological Theory, Plenum Books, 2002, p. 459–86.

[27] Burawoy M. et Wright E., « Sociological Marxism », Op. cit.

[28] Pierre Bourdieu voyait dans la notion althussérienne d’« appareil » le meilleur exemple du fonctionnalisme du pire agissant comme un diabolus in machina : « Cause finale capable de tout justifier, et au moindre coût, sans rien expliquer : dans cette logique, qui est celle de la mythologie, les grandes figures allégoriques de la domination ne peuvent se voir opposer que d’autres personnifications mythiques, telles que la Classe ouvrière, le Prolétariat, les Travailleurs, voire les Luttes, incarnation du Mouvement social et de ses fureurs vengeresses. » Bourdieu P. « Le mort saisit le vif », Actes de la recherche en sciences sociales, 1980, Vol. 32, n° 1, p. 3-14.

[29] Produire le consentement, op.cit., p. 251.

 

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