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Publié par Patrick Granet

Discours de Laura Pfeiffer, inspectrice du travail, lors du rassemblement organisé par le collectif Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui sur le plateau des Glières, le 22 mai 2016. Article mis en ligne le 7 juillet 2016 dernière modification le 6 juillet 2016  par C.P. Imprimer  logo imprimer Diminuer la taille des caractères Augmenter la taille des caractères Il est des paroles qu’il convient d’écouter, et cela d’autant plus que le contexte exige qu’elles le soient. Ce contexte est celui d’une politique répressive contre les travailleurs menée par l’un des gouvernements les plus collaborationnistes, en termes de collusion avec le patronat, que la France ait connu depuis des décennies. Quant aux paroles, ce sont en l’occurrence celles prononcées, en hommage aux maquisards tombés ou déportés pour avoir affronté les armes à la main l’armée nazie et les milices vichystes, par une jeune inspectrice du travail poursuivie en justice pour avoir fait son travail : protéger des travailleurs, ceux de l’usine Tefal, contre une aggravation illégale des conditions de leur exploitation.  En tant qu’inspectrice du travail et syndicaliste, je suis fière de prendre la parole aujourd’hui sur le plateau des Glières.  Cette prise de parole dans ce lieu symbolique, au regard du combat que je mène depuis plus de 3 ans et dans le contexte économique, social et politique actuel m’émeut tout particulièrement.  Ma présence ici prouve que chacun d’entre nous peut décider d’entrer en résistance. Nous ne devons pas avoir peur, nous devons être persuadé que nous ne sommes pas seuls et qu’ils ne sont pas aussi forts que ce qu’ils veulent nous le faire croire. Je ne suis pas exceptionnellement courageuse mais j’ai toujours mis un point d’honneur à conserver ma dignité envers et contre tout. Nous ne sommes pas comme eux. Il faut en être fier et ne pas les laisser nous persuader du contraire. Ils veulent nous faire croire que nous croyons en une utopie irréalisable, à cela je leur réponds que nous ne sommes pas dupes. C’est eux qui ont créé et qui entretiennent un monde impitoyable, un monde sans morale, sans solidarité, sans fraternité, dans lequel règne la loi du plus fort et de l’argent. Ce monde nous sommes des millions à le subir et à en avoir assez. Il est temps de dire stop une bonne fois pour toute. Sans peur, sans compromis.  Lorsque j’étais étudiante et que je travaillais au Mcdo, ou comme intérimaire manutentionnaire, ou comme femme de ménage pour de grandes sociétés de nettoyage, j’avais déjà conscience, comme beaucoup de travailleurs, d’être exploitée, malmenée. Je rêvais alors de justice et voulais devenir magistrat. Le quotidien était pénible et laborieux. Se lever tous les matins pour faire un métier qui ne nous plait pas, qui nous use physiquement et psychiquement, le tout sans que ça suffise pour pouvoir vivre décemment, ça n’est pas acceptable et ça ne sera jamais acceptable ! Petit à petit, mon rêve de justice s’est alors mué en besoin de justice sociale. J’ai fait alors le choix de devenir inspectrice du travail.  Alors aujourd’hui, plus de 15 ans après mes jobs étudiants, plus de dix ans après mon entrée à l’inspection du travail, quand je reçois dans mon bureau des salariés cassés, usés, au bout du rouleau, qui culpabilisent de ne pas arriver à tenir le coup, qui sont prêts à baisser leur salaire pour garder leur travail même si leur employeur continue à faire des bénéfices et que les actionnaires réclament encore et toujours plus de dividendes, je suis écœurée et très en colère. Force est de constater que notre société est de plus en plus injuste, inégalitaire et inhumaine. Dernièrement on a vu qu’aux Etats-Unis des salariés portaient des couches sur ordre de leur employeur afin d’améliorer la productivité, c’est ça l’esclavage moderne ! Et c’est ce modèle-là, qui est soi-disant la seule et meilleure solution, qu’ils veulent nous imposer avec la loi El-Khomri ! Ils nous disent et nous répètent à longueur de journée, à travers les médias de masse, que c’est normal, que nous devons être satisfaits de ce que nous avons, que nous devons faire des efforts au nom de la sacro-sainte croissance. N’oublions pas que ces gens-là vivent dans l’opulence, que la plupart n’a jamais travaillée en tant que salarié de leur vie, qu’ils ne pensent qu’à préserver leur statut sans se soucier de nous. La croissance n’a pour finalité que leur enrichissement personnel. Si ça doit se faire au détriment de la planète et des générations futures, ils n’en ont rien à foutre. Et, conformément à toute vraisemblance, car rien ni personne ne peut espérer croître indéfiniment, si la croissance faibli qu’importe, ils nous suppriment les acquis sociaux et le peu de richesses que nous avons.  Aujourd’hui, en tant qu’inspectrice du travail, mon quotidien est donc fait de plans sociaux sans motif économique, d’accidents du travail sans condamnation des employeurs qui ont choisi consciemment ou non de sacrifier la santé et la sécurité de leur salarié sur l’hôtel de la productivité, et cerise sur la gâteau, mon quotidien c’est maintenant la condamnation du salarié de TEFAL lanceur d’alerte qui s’est adressé à moi et ma condamnation. Les grandes entreprises toutes puissantes ne sont quant à elles, même pas poursuivies. L’argent, le pouvoir, le chantage à l’emploi sont les seuls maîtres à bord.  Lors du procès de Luxleaks, le procureur Luxembourgeois a été clair, la fraude fiscale à l’échelle étatique n’est pas un problème alors que le fait d’être anticapitaliste est selon lui tellement inacceptable que ça devient condamnable. Le scandale des Panamas Papers n’est déjà plus à la une des journaux tandis qu’une personne est condamnée à de la prison ferme pour avoir volé un paquet de pâtes et un paquet de riz pour se nourrir. Les salariés de Goodyear sont condamnés à de la prison ferme, les salariés syndiqués d’Air France sont poursuivis en justice afin que la répression et le climat de terreur qu’ils veulent instaurer soient parfaitement clair. Pour la justice supprimer des milliers d’emplois, briser des milliers de vie, fomenter un complot contre l’inspectrice du travail que je suis et m’empêcher d’exercer mon métier n’est pas répréhensible ! Par contre arracher la chemise d’un DRH, retenir quelques heures un patron dans son bureau, exercer le métier d’inspectrice du travail, ça c’est aujourd’hui durement condamné ! Il ne manque plus que l’insertion dans le code pénal du délit d’anticapitalisme et la boucle sera bouclée.  Pour arriver à leurs fins, ils ne reculeront devant rien. Ils détruisent tous les acquis sociaux gagnés de dure lutte, ils instaurent un climat de peur généralisé et mènent une campagne de répression anti-militants et anti-syndicalistes sans précédent, ils prolongent une fois de plus l’état d’urgence, ils instrumentalisent la menace terroriste et s’en servent pour une fois de plus réprimer leurs opposants, ils continuent leur politique néo-colonialiste, arment les terroristes, bombardent des civils et une fois que les populations désœuvrées demandent l’asile, ils les renvoient d’où elles viennent sans pitié, sans scrupule, ou les parquent dans des camps ce qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, ou pire les laissent se noyer dans la Méditerranée. Le temps est donc venu d’entrer en résistance. La coupe est pleine, la loi EL KHOMRI est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Stéphane Hessel appelait les gens à s’indigner. On peut dire aujourd’hui que, depuis maintenant 3 mois, on sent que l’indignation se généralise enfin ! Pour autant ne nous leurrons pas l’indignation ne suffira pas. La lutte ne fait que commencer, il faut l’intensifier.  Les résistants lors de la seconde guerre mondiale luttaient contre l’envahisseur allemand et l’État français collaborationniste pour retrouver leur liberté. Nous, nous devons lutter contre un ennemi plus fourbe, plus diffus qui sous couvert de capitalisme, de libéralisme à éradiqué petit à petit toute démocratie dans notre pays. N’oublions pas que les résistants lors de la seconde guerre mondiale étaient minoritaires et qualifiés de terroristes.  Aujourd’hui, ceux qui sont entrés en résistance sont stigmatisés dans les médias, tantôt qualifiés de radicaux, de casseurs, de « sans cerveau ». La violence que nous subissons depuis des décennies n’est plus acceptable et si la réponse pacifique est souhaitable, n’oublions pas que répondre violemment à un déni permanent de démocratie est légitime. Ne nous laissons pas intimider, ne nous décourageons pas. Soyons sûrs de notre légitimité et de notre capacité à nous insurger contre l’inacceptable. L’article 35 de la constitution de 1793 affirme que « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable de devoirs ». Il est donc temps de s’insurger, de reprendre notre liberté, notre dignité et notre destinée. Nous ne devons plus accepter d’être des pions, nous ne devons plus accepter d’être manipulés.  Pour ma part, je me battrai jusqu’au bout pour obtenir ma relaxe et pour défendre les missions de l’inspection du travail. Je suis parfois découragée, j’oscille entre espoir et désespoir. Exercer le métier d’inspectrice du travail au sein de cette société est devenu un véritable combat. Le quotidien est difficile, les attaques sont multiples, fourbes et violentes. Pour autant je ne lâcherais rien et je me battrai jusqu’au bout. Et j’appelle de mes vœux toutes les personnes qui veulent que les inégalités cessent de se creuser, qui aspire à une société juste, égalitaire et véritablement démocratique à se révolter, à cesser de se culpabiliser. Soyons toutes et tous persuadés que nous valons mieux que ça et battons-nous ensemble et unis pour y parvenir.  Et n’oublions pas que, et je finirai par ces mots qui ne sont pas de moi, “ Celui qui résiste peut perdre, celui qui ne résiste pas a déjà perdu ”  Au menu Accueil Les amis N° 38-39. April-July 2014 N° 38. Mars 2014 N° 39. Juillet 2014 N° 40. Novembre 2014 N° 41. Avril 2015 N° 42. 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Il est des paroles qu’il convient d’écouter, et cela d’autant plus que le contexte exige qu’elles le soient. Ce contexte est celui d’une politique répressive contre les travailleurs menée par l’un des gouvernements les plus collaborationnistes, en termes de collusion avec le patronat, que la France ait connu depuis des décennies. Quant aux paroles, ce sont en l’occurrence celles prononcées, en hommage aux maquisards tombés ou déportés pour avoir affronté les armes à la main l’armée nazie et les milices vichystes, par une jeune inspectrice du travail poursuivie en justice pour avoir fait son travail : protéger des travailleurs, ceux de l’usine Tefal, contre une aggravation illégale des conditions de leur exploitation.

En tant qu’inspectrice du travail et syndicaliste, je suis fière de prendre la parole aujourd’hui sur le plateau des Glières.

Cette prise de parole dans ce lieu symbolique, au regard du combat que je mène depuis plus de 3 ans et dans le contexte économique, social et politique actuel m’émeut tout particulièrement.

Ma présence ici prouve que chacun d’entre nous peut décider d’entrer en résistance. Nous ne devons pas avoir peur, nous devons être persuadé que nous ne sommes pas seuls et qu’ils ne sont pas aussi forts que ce qu’ils veulent nous le faire croire. Je ne suis pas exceptionnellement courageuse mais j’ai toujours mis un point d’honneur à conserver ma dignité envers et contre tout. Nous ne sommes pas comme eux. Il faut en être fier et ne pas les laisser nous persuader du contraire. Ils veulent nous faire croire que nous croyons en une utopie irréalisable, à cela je leur réponds que nous ne sommes pas dupes. C’est eux qui ont créé et qui entretiennent un monde impitoyable, un monde sans morale, sans solidarité, sans fraternité, dans lequel règne la loi du plus fort et de l’argent. Ce monde nous sommes des millions à le subir et à en avoir assez. Il est temps de dire stop une bonne fois pour toute. Sans peur, sans compromis.

Lorsque j’étais étudiante et que je travaillais au Mcdo, ou comme intérimaire manutentionnaire, ou comme femme de ménage pour de grandes sociétés de nettoyage, j’avais déjà conscience, comme beaucoup de travailleurs, d’être exploitée, malmenée. Je rêvais alors de justice et voulais devenir magistrat. Le quotidien était pénible et laborieux. Se lever tous les matins pour faire un métier qui ne nous plait pas, qui nous use physiquement et psychiquement, le tout sans que ça suffise pour pouvoir vivre décemment, ça n’est pas acceptable et ça ne sera jamais acceptable ! Petit à petit, mon rêve de justice s’est alors mué en besoin de justice sociale. J’ai fait alors le choix de devenir inspectrice du travail.

Alors aujourd’hui, plus de 15 ans après mes jobs étudiants, plus de dix ans après mon entrée à l’inspection du travail, quand je reçois dans mon bureau des salariés cassés, usés, au bout du rouleau, qui culpabilisent de ne pas arriver à tenir le coup, qui sont prêts à baisser leur salaire pour garder leur travail même si leur employeur continue à faire des bénéfices et que les actionnaires réclament encore et toujours plus de dividendes, je suis écœurée et très en colère. Force est de constater que notre société est de plus en plus injuste, inégalitaire et inhumaine. Dernièrement on a vu qu’aux Etats-Unis des salariés portaient des couches sur ordre de leur employeur afin d’améliorer la productivité, c’est ça l’esclavage moderne ! Et c’est ce modèle-là, qui est soi-disant la seule et meilleure solution, qu’ils veulent nous imposer avec la loi El-Khomri ! Ils nous disent et nous répètent à longueur de journée, à travers les médias de masse, que c’est normal, que nous devons être satisfaits de ce que nous avons, que nous devons faire des efforts au nom de la sacro-sainte croissance. N’oublions pas que ces gens-là vivent dans l’opulence, que la plupart n’a jamais travaillée en tant que salarié de leur vie, qu’ils ne pensent qu’à préserver leur statut sans se soucier de nous. La croissance n’a pour finalité que leur enrichissement personnel. Si ça doit se faire au détriment de la planète et des générations futures, ils n’en ont rien à foutre. Et, conformément à toute vraisemblance, car rien ni personne ne peut espérer croître indéfiniment, si la croissance faibli qu’importe, ils nous suppriment les acquis sociaux et le peu de richesses que nous avons.

Aujourd’hui, en tant qu’inspectrice du travail, mon quotidien est donc fait de plans sociaux sans motif économique, d’accidents du travail sans condamnation des employeurs qui ont choisi consciemment ou non de sacrifier la santé et la sécurité de leur salarié sur l’hôtel de la productivité, et cerise sur la gâteau, mon quotidien c’est maintenant la condamnation du salarié de TEFAL lanceur d’alerte qui s’est adressé à moi et ma condamnation. Les grandes entreprises toutes puissantes ne sont quant à elles, même pas poursuivies. L’argent, le pouvoir, le chantage à l’emploi sont les seuls maîtres à bord.

Lors du procès de Luxleaks, le procureur Luxembourgeois a été clair, la fraude fiscale à l’échelle étatique n’est pas un problème alors que le fait d’être anticapitaliste est selon lui tellement inacceptable que ça devient condamnable. Le scandale des Panamas Papers n’est déjà plus à la une des journaux tandis qu’une personne est condamnée à de la prison ferme pour avoir volé un paquet de pâtes et un paquet de riz pour se nourrir. Les salariés de Goodyear sont condamnés à de la prison ferme, les salariés syndiqués d’Air France sont poursuivis en justice afin que la répression et le climat de terreur qu’ils veulent instaurer soient parfaitement clair. Pour la justice supprimer des milliers d’emplois, briser des milliers de vie, fomenter un complot contre l’inspectrice du travail que je suis et m’empêcher d’exercer mon métier n’est pas répréhensible ! Par contre arracher la chemise d’un DRH, retenir quelques heures un patron dans son bureau, exercer le métier d’inspectrice du travail, ça c’est aujourd’hui durement condamné ! Il ne manque plus que l’insertion dans le code pénal du délit d’anticapitalisme et la boucle sera bouclée.

Pour arriver à leurs fins, ils ne reculeront devant rien. Ils détruisent tous les acquis sociaux gagnés de dure lutte, ils instaurent un climat de peur généralisé et mènent une campagne de répression anti-militants et anti-syndicalistes sans précédent, ils prolongent une fois de plus l’état d’urgence, ils instrumentalisent la menace terroriste et s’en servent pour une fois de plus réprimer leurs opposants, ils continuent leur politique néo-colonialiste, arment les terroristes, bombardent des civils et une fois que les populations désœuvrées demandent l’asile, ils les renvoient d’où elles viennent sans pitié, sans scrupule, ou les parquent dans des camps ce qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, ou pire les laissent se noyer dans la Méditerranée. Le temps est donc venu d’entrer en résistance. La coupe est pleine, la loi EL KHOMRI est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Stéphane Hessel appelait les gens à s’indigner. On peut dire aujourd’hui que, depuis maintenant 3 mois, on sent que l’indignation se généralise enfin ! Pour autant ne nous leurrons pas l’indignation ne suffira pas. La lutte ne fait que commencer, il faut l’intensifier.

Les résistants lors de la seconde guerre mondiale luttaient contre l’envahisseur allemand et l’État français collaborationniste pour retrouver leur liberté. Nous, nous devons lutter contre un ennemi plus fourbe, plus diffus qui sous couvert de capitalisme, de libéralisme à éradiqué petit à petit toute démocratie dans notre pays. N’oublions pas que les résistants lors de la seconde guerre mondiale étaient minoritaires et qualifiés de terroristes.

Aujourd’hui, ceux qui sont entrés en résistance sont stigmatisés dans les médias, tantôt qualifiés de radicaux, de casseurs, de « sans cerveau ». La violence que nous subissons depuis des décennies n’est plus acceptable et si la réponse pacifique est souhaitable, n’oublions pas que répondre violemment à un déni permanent de démocratie est légitime. Ne nous laissons pas intimider, ne nous décourageons pas. Soyons sûrs de notre légitimité et de notre capacité à nous insurger contre l’inacceptable. L’article 35 de la constitution de 1793 affirme que « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable de devoirs ». Il est donc temps de s’insurger, de reprendre notre liberté, notre dignité et notre destinée. Nous ne devons plus accepter d’être des pions, nous ne devons plus accepter d’être manipulés.

Pour ma part, je me battrai jusqu’au bout pour obtenir ma relaxe et pour défendre les missions de l’inspection du travail. Je suis parfois découragée, j’oscille entre espoir et désespoir. Exercer le métier d’inspectrice du travail au sein de cette société est devenu un véritable combat. Le quotidien est difficile, les attaques sont multiples, fourbes et violentes. Pour autant je ne lâcherais rien et je me battrai jusqu’au bout. Et j’appelle de mes vœux toutes les personnes qui veulent que les inégalités cessent de se creuser, qui aspire à une société juste, égalitaire et véritablement démocratique à se révolter, à cesser de se culpabiliser. Soyons toutes et tous persuadés que nous valons mieux que ça et battons-nous ensemble et unis pour y parvenir.

Et n’oublions pas que, et je finirai par ces mots qui ne sont pas de moi, “ Celui qui résiste peut perdre, celui qui ne résiste pas a déjà perdu ”

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