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Publié par Patrick Granet

La fin de la position dominante de Google, qui a régné sur l’Internet mondial des années 2000, a été annoncée à maintes reprises au cours des dernières années, notamment avec l’avènement de Facebook. Aujourd’hui, de plus en plus de voix respectées s’élèvent pour pointer les limites du moteur de recherche. Vivek Wadhwa, entrepreneur et professeur à la School of Information de l’université de Berkeley, explique dans un article sur le site spécialisé Tech Crunch à quel point il est devenu difficile d’obtenir des informations gratuites et fiables rapidement à travers le moteur de recherche:

«Google est devenu une jungle: un paradis tropical pour les spammeurs et les vendeurs. Presque toutes les recherches vous renvoient vers un site qui veut que vous cliquiez sur un lien qui leur rapporte de l’argent, ou vers un site sponsorisé qui fait gagner de l’argent à Google. Il est impossible de faire une recherche chronologique significative.»

Selon lui, des outils de recherche alternatifs permettent d’obtenir des résultats plus pertinents que Google. Blekko, fondé en 2007, permet ainsi d’obtenir des résultats selon l’intérêt qu’y ont trouvé les utilisateurs à travers un système de croudsourcing similaire à celui de Wikipedia, ou encore d’organiser les résultats en fonction de la date de création du site pour une recherche chronologique efficace (celle de Google prend seulement en compte la date d’indexation des sites).

Le contenu sur Internet croît de manière exponentielle, mais la vaste majorité est du spam, créé par des entreprises peu scrupuleuses qui savent manipuler l’algorithme de Google pour arriver en tête des résultats, explique le professeur, qui conclut:

«Nous devons trouver des manières alternatives de trouver l’information dont nous avons besoin. J’espère que Blekko et d’autres startups d’un genre nouveau combleront ce vide: qu’ils fassent à Google ce que Google a fait à l’Internet à la fin des années 1990, c'est-à-dire nettoyer le spam et le fatras.»

Le manque d’interactivité et de participation des internautes est au cœur des critiques contre Google. Aaron B Iba, ancien ingénieur chez le géant américain, relate son expérience:

«J’y ai rencontré un environnement qui considérait les réseaux sociaux comme une forme frivole de divertissement plutôt que comme un véritable service. […] Je crois que Google n’a pas réussi dans les réseaux sociaux à cause de sa mauvaise compréhension de la valeur de tels produits.»

Photo: devant le siège de Google à Zurich. REUTERS/ Christian Hartmann

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