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Publié par Patrick Granet

Cette semaine marque les 2 000 jours du début de la guerre en Syrie. Nos équipes en Jordanie ont souhaité donner la parole à quelques-uns des 4,8 millions de réfugiés syriens. Ces femmes, hommes et enfants témoignent de ce qu’ils ont perdu. Ils racontent comment leur vie a basculé depuis l’éclatement des violences et leur exil.

« Notre petit-fils de trois ans a été tué par des snipers. Ils

  1. Syrie. 2 000 jours après le début du conflit, des réfugiés témoignent

09 AOÛT 2016

SYRIE : 2 000 JOURS APRÈS LE DÉBUT DU CONFLIT, DES RÉFUGIÉS TÉMOIGNEN

Cette semaine marque les 2 000 jours du début de la guerre en Syrie. Nos équipes en Jordanie ont souhaité donner la parole à quelques-uns des 4,8 millions de réfugiés syriens. Ces femmes, hommes et enfants témoignent de ce qu’ils ont perdu. Ils racontent comment leur vie a basculé depuis l’éclatement des violences et leur exil.

« Notre petit-fils de trois ans a été tué par des snipers. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait.

Sur la pancarte "2 000 jours depuis que je ne vis plus avec honneur et un esprit en paix." © 2016 / CARE

Wafa, 56 ans, et Samir, 66 ans.

« J’ai été chauffeur de taxi pendant 42 ans à Damas. J’avais ma propre voiture. Je possédais trois maisons et un magasin où nous vendions des sacs et des chaussures pour femmes. J’étais aussi entraîneur de lutte. Avant, j’ai gagné des compétitions internationales.

Notre fils unique vivait dans la région de la Ghouta. Notre petit-fils a été tué par un sniper. Il n’avait que 3 ans. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait, même les chats. Après sa mort, nous avons dépensé tout notre argent pour faire sortir mon fils et sa famille de cet endroit. Nous devions payer à tous les barrages. Mais nous avons réussi.

Aujourd’hui, le plus important pour moi est de vivre en paix. C’est mon seul rêve. Mais notre situation actuelle… Nous avons souvent faim.J’espère que je pourrai retourner en Syrie un jour, au moins pour vendre mes derniers biens et avoir un peu d’argent pour que nous puissions retrouver notre dignité. »

« C’était trop dangereux de rester et tout était devenu très cher.

Syrie. 2 000 jours après le début du conflit, des réfugiés témoignent
09 AOÛT 2016
SYRIE : 2 000 JOURS APRÈS LE DÉBUT DU CONFLIT, DES RÉFUGIÉS TÉMOIGNENT
Cette semaine marque les 2 000 jours du début de la guerre en Syrie. Nos équipes en Jordanie ont souhaité donner la parole à quelques-uns des 4,8 millions de réfugiés syriens. Ces femmes, hommes et enfants témoignent de ce qu’ils ont perdu. Ils racontent comment leur vie a basculé depuis l’éclatement des violences et leur exil.


« Notre petit-fils de trois ans a été tué par des snipers. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. »


L'association CARE aide les Syriens
Sur la pancarte "2 000 jours depuis que je ne vis plus avec honneur et un esprit en paix." © 2016 / CARE
Wafa, 56 ans, et Samir, 66 ans.


« J’ai été chauffeur de taxi pendant 42 ans à Damas. J’avais ma propre voiture. Je possédais trois maisons et un magasin où nous vendions des sacs et des chaussures pour femmes. J’étais aussi entraîneur de lutte. Avant, j’ai gagné des compétitions internationales.


Notre fils unique vivait dans la région de la Ghouta. Notre petit-fils a été tué par un sniper. Il n’avait que 3 ans. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait, même les chats. Après sa mort, nous avons dépensé tout notre argent pour faire sortir mon fils et sa famille de cet endroit. Nous devions payer à tous les barrages. Mais nous avons réussi.


Aujourd’hui, le plus important pour moi est de vivre en paix. C’est mon seul rêve. Mais notre situation actuelle… Nous avons souvent faim. J’espère que je pourrai retourner en Syrie un jour, au moins pour vendre mes derniers biens et avoir un peu d’argent pour que nous puissions retrouver notre dignité. »


« C’était trop dangereux de rester et tout était devenu très cher. »


L'association CARE intervient en Syrie et dans les pays voisins
Sur la pancarte "2 000 jours depuis la dernière fois que j'ai senti l'odeur du jasmin dans mon jardin." © 2016 / CARE
Bint Soori*, 50 ans, réfugiée syrienne originaire de Homs.


« J’ai dû quitter la Syrie parce que nous n’y étions plus en sécurité. C’était trop dangereux de rester et tout était devenu très cher. Beaucoup de gens étaient emmenés pour être interrogés et ils ne revenaient jamais. Même des femmes. Nous ne pouvions pas rester.


Nous sommes arrivés en Jordanie dans le camp de Zaatari mais nous ne nous y sentions pas en sécurité. Nous étions totalement effrayés. Nous sommes partis du camp et avons trouvé un officier de police qui nous a aidés à nous enregistrer en tant que réfugiés.


Mon mari est retourné en Syrie pour voir sa mère dont la santé est fragile. Je n’ai plus de nouvelles depuis. C’était il y a trois ans. Il est l'une de ces personnes disparues. »


* Le nom a été changé pour des questions de sécurité.


« Mon père est resté en Syrie. Il pensait que nous allions revenir rapidement. »

Syrie. 2 000 jours après le début du conflit, des réfugiés témoignent
09 AOÛT 2016
SYRIE : 2 000 JOURS APRÈS LE DÉBUT DU CONFLIT, DES RÉFUGIÉS TÉMOIGNENT
Cette semaine marque les 2 000 jours du début de la guerre en Syrie. Nos équipes en Jordanie ont souhaité donner la parole à quelques-uns des 4,8 millions de réfugiés syriens. Ces femmes, hommes et enfants témoignent de ce qu’ils ont perdu. Ils racontent comment leur vie a basculé depuis l’éclatement des violences et leur exil.


« Notre petit-fils de trois ans a été tué par des snipers. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. »


L'association CARE aide les Syriens
Sur la pancarte "2 000 jours depuis que je ne vis plus avec honneur et un esprit en paix." © 2016 / CARE
Wafa, 56 ans, et Samir, 66 ans.


« J’ai été chauffeur de taxi pendant 42 ans à Damas. J’avais ma propre voiture. Je possédais trois maisons et un magasin où nous vendions des sacs et des chaussures pour femmes. J’étais aussi entraîneur de lutte. Avant, j’ai gagné des compétitions internationales.


Notre fils unique vivait dans la région de la Ghouta. Notre petit-fils a été tué par un sniper. Il n’avait que 3 ans. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait, même les chats. Après sa mort, nous avons dépensé tout notre argent pour faire sortir mon fils et sa famille de cet endroit. Nous devions payer à tous les barrages. Mais nous avons réussi.


Aujourd’hui, le plus important pour moi est de vivre en paix. C’est mon seul rêve. Mais notre situation actuelle… Nous avons souvent faim. J’espère que je pourrai retourner en Syrie un jour, au moins pour vendre mes derniers biens et avoir un peu d’argent pour que nous puissions retrouver notre dignité. »


« C’était trop dangereux de rester et tout était devenu très cher. »


L'association CARE intervient en Syrie et dans les pays voisins
Sur la pancarte "2 000 jours depuis la dernière fois que j'ai senti l'odeur du jasmin dans mon jardin." © 2016 / CARE
Bint Soori*, 50 ans, réfugiée syrienne originaire de Homs.


« J’ai dû quitter la Syrie parce que nous n’y étions plus en sécurité. C’était trop dangereux de rester et tout était devenu très cher. Beaucoup de gens étaient emmenés pour être interrogés et ils ne revenaient jamais. Même des femmes. Nous ne pouvions pas rester.


Nous sommes arrivés en Jordanie dans le camp de Zaatari mais nous ne nous y sentions pas en sécurité. Nous étions totalement effrayés. Nous sommes partis du camp et avons trouvé un officier de police qui nous a aidés à nous enregistrer en tant que réfugiés.


Mon mari est retourné en Syrie pour voir sa mère dont la santé est fragile. Je n’ai plus de nouvelles depuis. C’était il y a trois ans. Il est l'une de ces personnes disparues. »


* Le nom a été changé pour des questions de sécurité.


« Mon père est resté en Syrie. Il pensait que nous allions revenir rapidement. »

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  1. Syrie. 2 000 jours après le début du conflit, des réfugiés témoignent

09 AOÛT 2016

SYRIE : 2 000 JOURS APRÈS LE DÉBUT DU CONFLIT, DES RÉFUGIÉS TÉMO IGNENT

Cette semaine marque les 2 000 jours du début de la guerre en Syrie. Nos équipes en Jordanie ont souhaité donner la parole à quelques-uns des 4,8 millions de réfugiés syriens. Ces femmes, hommes et enfants témoignent de ce qu’ils ont perdu. Ils racontent comment leur vie a basculé depuis l’éclatement des violences et leur exil.

« Notre petit-fils de trois ans a été tué par des snipers. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. »

Sur la pancarte "2 000 jours depuis que je ne vis plus avec honneur et un esprit en paix." © 2016 / CARE

Wafa, 56 ans, et Samir, 66 ans.

« J’ai été chauffeur de taxi pendant 42 ans à Damas. J’avais ma propre voiture. Je possédais trois maisons et un magasin où nous vendions des sacs et des chaussures pour femmes. J’étais aussi entraîneur de lutte. Avant, j’ai gagné des compétitions internationales.

Notre fils unique vivait dans la région de la Ghouta. Notre petit-fils a été tué par un sniper. Il n’avait que 3 ans. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait, même les chats. Après sa mort, nous avons dépensé tout notre argent pour faire sortir mon fils et sa famille de cet endroit. Nous devions payer à tous les barrages. Mais nous avons réussi.

Aujourd’hui, le plus important pour moi est de vivre en paix. C’est mon seul rêve. Mais notre situation actuelle… Nous avons souvent faim.J’espère que je pourrai retourner en Syrie un jour, au moins pour vendre mes derniers biens et avoir un peu d’argent pour que nous puissions retrouver notre dignité. »

« C’était trop dangereux de rester et tout était devenu très cher. »

Sur la pancarte "2 000 jours depuis la dernière fois que j'ai senti l'odeur du jasmin dans mon jardin." © 2016 / CARE

Bint Soori*, 50 ans, réfugiée syrienne originaire de Homs.

« J’ai dû quitter la Syrie parce que nous n’y étions plus en sécurité. C’était trop dangereux de rester et tout était devenu très cher. Beaucoup de gens étaient emmenés pour être interrogés et ils ne revenaient jamais. Même des femmes. Nous ne pouvions pas rester.

Nous sommes arrivés en Jordanie dans le camp de Zaatari mais nous ne nous y sentions pas en sécurité. Nous étions totalement effrayés. Nous sommes partis du camp et avons trouvé un officier de police qui nous a aidés à nous enregistrer en tant que réfugiés.

Mon mari est retourné en Syrie pour voir sa mère dont la santé est fragile. Je n’ai plus de nouvelles depuis. C’était il y a trois ans. Il est l'une de ces personnes disparues. »

* Le nom a été changé pour des questions de sécurité.

« Mon père est resté en Syrie. Il pensait que nous allions revenir rapidement. »

ent sur tout ce qui bougeait. »

  1. Syrie. 2 000 jours après le début du conflit, des réfugiés témoignent

09 AOÛT 2016

SYRIE : 2 000 JOURS APRÈS LE DÉBUT DU CONFLIT, DES RÉFUGIÉS TÉMOIGNENT

Cette semaine marque les 2 000 jours du début de la guerre en Syrie. Nos équipes en Jordanie ont souhaité donner la parole à quelques-uns des 4,8 millions de réfugiés syriens. Ces femmes, hommes et enfants témoignent de ce qu’ils ont perdu. Ils racontent comment leur vie a basculé depuis l’éclatement des violences et leur exil.

« Notre petit-fils de trois ans a été tué par des snipers. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. »

Sur la pancarte "2 000 jours depuis que je ne vis plus avec honneur et un esprit en paix." © 2016 / CARE

Wafa, 56 ans, et Samir, 66 ans.

« J’ai été chauffeur de taxi pendant 42 ans à Damas. J’avais ma propre voiture. Je possédais trois maisons et un magasin où nous vendions des sacs et des chaussures pour femmes. J’étais aussi entraîneur de lutte. Avant, j’ai gagné des compétitions internationales.

Notre fils unique vivait dans la région de la Ghouta. Notre petit-fils a été tué par un sniper. Il n’avait que 3 ans. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait, même les chats. Après sa mort, nous avons dépensé tout notre argent pour faire sortir mon fils et sa famille de cet endroit. Nous devions payer à tous les barrages. Mais nous avons réussi.

Aujourd’hui, le plus important pour moi est de vivre en paix. C’est mon seul rêve. Mais notre situation actuelle… Nous avons souvent faim.J’espère que je pourrai retourner en Syrie un jour, au moins pour vendre mes derniers biens et avoir un peu d’argent pour que nous puissions retrouver notre dignité. »

« C’était trop dangereux de rester et tout était devenu très cher. »

Sur la pancarte "2 000 jours depuis la dernière fois que j'ai senti l'odeur du jasmin dans mon jardin." © 2016 / CARE

Bint Soori*, 50 ans, réfugiée syrienne originaire de Homs.

« J’ai dû quitter la Syrie parce que nous n’y étions plus en sécurité. C’était trop dangereux de rester et tout était devenu très cher. Beaucoup de gens étaient emmenés pour être interrogés et ils ne revenaient jamais. Même des femmes. Nous ne pouvions pas rester.

Nous sommes arrivés en Jordanie dans le camp de Zaatari mais nous ne nous y sentions pas en sécurité. Nous étions totalement effrayés. Nous sommes partis du camp et avons trouvé un officier de police qui nous a aidés à nous enregistrer en tant que réfugiés.

Mon mari est retourné en Syrie pour voir sa mère dont la santé est fragile. Je n’ai plus de nouvelles depuis. C’était il y a trois ans. Il est l'une de ces personnes disparues. »

* Le nom a été changé pour des questions de sécurité.

« Mon père est resté en Syrie. Il pensait que nous allions revenir rapidement. »

Sur la pancarte "2 000 jours depuis que je n'ai plus de vie normale." © 2016 / CARE

Mohammed, 25 ans, originaire de Damas.

« J’étais en dernière année d’études de commerce à l’université de Damas quand j’ai dû fuir la Syrie. J’aimais ma vie en Syrie. Nous faisions partie de la classe moyenne. Mon père avait son propre business. J’ai fui à cause des violences et je ne voulais pas participer à cette guerre. Les jeunes hommes étaient recrutés de force par les militaires. Je voulais aussi terminer mes études.

Je suis parti avec ma famille. Seul mon père est resté en Syrie. Il n’a jamais aimé voyager et il pensait que nous allions revenir rapidement. Mais la guerre se poursuit. Maintenant, il a 69 ans. Il lui est trop difficile de nous rejoindre.

Ici en Jordanie, je n’ai pas pu continuer mes études. Tous mes certificats sont bloqués à Damas.

Mes amis me manquent. Ils ont fui dans d’autres pays. On a tous besoin d’amis et de se sentir entour

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