Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Patrick Granet

Au printemps 2015, les djihadistes de l'organisation État islamique s'emparaient de Syrte, située à 450 km à l’est de la capitale libyenne. Un an plus tard, les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) se lançaient dans une opération pour récupérer la ville côtière. Soutenue par des frappes aériennes américaines depuis le 1er août, cette armée est en train de reprendre, rue par rue, le contrôle du fief de l'EI en Libye.

Lancée depu12 mai et soutenue par l'aviation américaine depuis le 1er août, l'opération militaire pour reprendre la ville de Syrte est entrée dans une nouvelle phase. Le 20 août, les forces aériennes libyennes ont coupé les routes pour empêcher les djihadistes de fuir.

a ville, fortement détruite, a été désertée par ses habitants. Une partie des destructions de la ville natale de Mouammar Kadhafi datent cependant de la révolution de 2011.

Les forces loyales au gouvernement d’union nationale tiennent une position près des quartiers centraux des Districts 1 et 3 de Syrte, le 27 août. | Mahmud Turkia / AFP

La Libye compte environ 6,2 millions d'habitants, mais près de 350.000 personnes ont été déplacées à travers le pays. Selon Martin Kobler, l’émissaire de l’ONU pour la Libye, «plus de 2,4 millions de personnes en Libye ont besoin d’aide humanitaire».

Les forces loyales au gouvernement d’union nationale ont perdu 450 hommes. 2.200 autres ont été blessés. Selon Le Monde, l'hôpital de Misrata ne compte que 120 lits. Les blessés graves sont envoyés en Tunisie, à Malte, et certains en Italie, précise le quotidien.

Si les forces loyales au gouvernement d’union nationale sont en passe de reprendre Syrte, fief de l'organisation Etat islamique en Libye, l'EI n'est pourtant pas anéanti dans le pays. De nombreux combattants ont fui vers le sud, les villes côtières et la frontière tunisienne.

Le gouvernement d’union nationale de Faïez Sarraj, soutenu par l'ONU et les occidentaux, se heurte également à des forces rivales qui refusent de reconnaître son autorité, notamment à l'est du pays.

Commenter cet article