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Publié par Patrick Granet

LAICITE, EXTREME GAUCHE, LUTTE REVOLUTIONNAIRE

1/

Eric Aucordier

DE LA LAICITE

Pas un jour ou le principe de laïcité ne se voit condamné ou détourné par diverses boutiques religieuses et autres organisations gauchistes à la solde d'un salafisme qu'elles prétendent combattre en lui ouvrant les bras. C'est ainsi qu'au nom de la "liberté de conscience" et dans une application stricte de la loi 1905, tout ce beau monde exige, et le droit semble à priori aller dans leur sens, que le port du burkini, une autres prison ambulante destinée à envahir la sphère public, soit autorisé. Pour mieux faire passer sa camelote, l'extrême gauche qui ne veut rien entendre de la réaction gangrenant le corps musulman, réduit ce débat au sort de pauvres nageuses victimes d'un épouvantable "racisme", et exige - sans rire - que l'état cesse de légiférer sur la façon de s'habiller pour en laisser la responsabilité à la crème de la réaction islamiste.

Les opposants auront beau dénoncer cette escroquerie, l'état bourgeois, qui parait-il, et à entendre nos gogos islamisants, pratique au quotidien la "terreur raciste" - rien que cela !!! - a tranché la question en mettant un terme aux arrêtés « anti-burkini », attitude pour le moins paradoxal qui prêterait même à sourire (1), si la décision du conseil d'état n'augurait pas un redoublement de violentes attaques contre les femmes et les minorités sexuelles.
Lorsque le salafiste ouvre une nouvelle brèche dans la question "femme", c'est aussi toute la réaction de France et de Navarre qui s'y engouffre. Et ce ne sont pas ses "amis" de l'UOIF avec qui nos gauchistes partagent les joies de battre le pavé parisien, du moins quand ces derniers ne sont pas occupés à manifester bruyamment au milieu des cortèges homophobes et puritains de "La Manif pour tous", qui prétendront le contraire. (2)

2/ FASCISME ?

Qu'importe aux yeux des cliques gauchistes que Hollande, le capital anglo/saxon, Dieudonné et Soral fassent les yeux doux au burkini. toute critique de ce merveilleux bout de tissu - Plastique ? - voit son auteur immédiatement bombardé du titre de "complice objectif du fascisme". Devant cet anathème, il faut raison garder. L'insulte n'a d'autre but que de disqualifier l'opposant pour éviter toutes confrontation d'idées ou le sous-réformisme congénital des NPA/CCR se verrait tailler en pièces.

Le fascisme, puisqu'il nous faut dégonfler cette baudruche, est une autre forme de domination du capital, à qui l'état bourgeois donne les rênes du pouvoir dans des circonstances exceptionnelles. En Italie et en Allemagne il fut l'instrument de la transformation brutale du capital national en vue de la guerre impérialiste. Il n'y a pas lieu ici même de se lancer dans une analyse détaillée des raisons qui poussèrent les classes dirigeantes de ces nations flouées ou littéralement dépouillées par le traité de Versailles, à choisir cette option. Constatons simplement que le fascisme a permis :

1 - De maintenir la stabilité d'une société mise à mal par la première guerre mondiale.

2 - D'assurer sur une base étatique le renouveau de l'arsenal militaire qu'exigeaient les appétits impérialistes revanchards de ces deux pays, contre les vainqueurs du premier conflit mondial.

Cette forme de domination de classe nécessite au préalable, excusez du peu, d'assurer l'écrasement physique d'un prolétariat conscient de ses intérêts de classe, sale besogne dont s'assureront divers gouvernements prétendument "ouvriers" issus de la collaboration de classe. Au XXème siècle et n'en déplaisent à nos trotskistes dégénérés, c'est la social-démocratie qui fit le lit du fascisme, bien aidée en cela par les trahisons répétés de la III Internationale aux mains de Staline. Si l'on ajoute que le fascisme se propose de mettre un terme au parlementarisme bourgeois et d'occuper la rue à l'aide de milices composées de lumpen et autres petits bourgeois déclassés, il est aisé de conclure que l'argument manque de sérieux.

3/ BURKINI ET LOI DE 1905 COMPATIBLES ?

Insistons tout d'abord sur le fait que le burkini ne soulèverait pas un tel tollé, s'il ne se situait pas dans la droite ligne des débats posés par le foulard à l'école, la prière dans la rue, le repas dans les cantines, les programmes scolaires, l'apartheid sexuel dans les piscines publiques, le refus qu'une femme puisse être examinée par un médecin homme à l'hôpital public.

L'obligation du port du burkini/burka trouve son explication dans le Coran qui ordonne à la femme de cacher son corps au prétexte d'être une source de tentation pour l'homme. Toujours d'après les textes sacrés, le témoignage d'un seul homme équivaut à celui de deux femmes.
Une telle conception des rapports entre les sexes s'oppose catégoriquement au principe de "liberté conscience" avancé par la loi de 1905. Dans un Etat de droit ou la législation qui le supporte s'appuie sur une égalité formelle hommes / femmes, héritée de nos luttes, quel crédit accorder à la "liberté de conscience" d'un individu, dont la tenue vestimentaire n'exprime rien d'autre que la marque de son infériorité ?

A pareille affirmation notre gauchiste bondira et soulignera l'impossibilité d'une égalité entre les sexes dans le cadre d'une société de classe s'appuyant sur le patriarcat, ce que nous lui concéderons volontiers.
Notre devoir consistera cependant à lui rappeler que si l'émancipation de la femme est utopique sous le capitalisme, il n'en demeure pas moins vrai que le droit bourgeois lui garanti nombre d'acquis que les mœurs féodales interdisent sous peine des pires châtiments. Notre défenseur des "opprimés" sourira sans doute à l'évocation de cet argument, mais s'offusquerait pourtant à voir sa sœur ou sa mère goûter aux "joies" que la société afghane réserve aux femmes. Dans ce domaine comme dans bien d'autres, l'islamo-gauchiste théorise à tort et à travers mais se garde bien de se frotter à la réalité. Cette attitude ne reflète rien d'autre qu'un vulgaire mépris de classe. Elle signifie qu'au nom de je ne sais quelle "révolution" - pas celle qui se revendique du socialisme en tous cas ! - l'immigrée peut bien accepter de se plier à quelques "concessions" !

Certes les révolutionnaires n'ont pas vocation à envoyer les flics embarquer des femmes enturbannées sur les plages, encore moins à passer un front unique avec une fraction bourgeoise, d'autant plus si la partie de la population concernée subit une oppression spécifique. L'argumentation ici posée n'a d'autre vocation que de dévoiler les prétentions "révolutionnaires" de nos promoteurs du Coran peints en rouge, tout juste bon à bramer à tous vents au "racisme d'état".

S'il est de notre devoir de dénoncer l'utilisation de la laïcité à des fins de manipulation du prolétariat de "souche" par la bourgeoisie, celle ci n'en demeure pas moins un acquis. La loi de 1905 qui de facto extirpait la femme des griffes de l'église catholique est indissociable des combats menés par un prolétariat qui n'a jamais ménagé son sang pour s'opposer aux appétits insatiables de la peste religieuse soutenue par le capital. En témoigne la Commune de Paris, qui par le décret du 3 avril 1871 énonçait :

Art 1. – L’Église est séparée de l’État.

Art 2. – Le budget des cultes est supprimé.

Art 3. – Les biens dits de mainmorte, appartenant aux congrégations religieuses, meubles et immeubles, sont déclarés propriétés nationales.

Art 4. -Une enquête sera faite immédiatement sur ces biens, pour en constater la nature et les mettre à la disposition de la Nation.

Malgré les opportunités engendrées par la révolution française, la bourgeoisie n'a jamais mené le combat destructeur qu'elle promettait contre l'église catholique. Bien au contraire, devant les assauts répétés du prolétariat contre l'immonde exploitation qu'il subissait, elle utilisa le clergé pour anesthésier les consciences ouvrières. Le pauvre bougre suant sang et eau à produire de la plus value se devait d'accepter son sort d'exploité et s'en remettre aux délices d'un futur paradis ou sa condition humaine lui assurerait une place de choix.
Seule l’opposition républicaine à l’Empire revendiqua la séparation de l’Église et de l’État, et ce uniquement dans le but d'acheter la paix sociale, entrer dans une phase de collaboration de classe avec le réformisme ouvrier et détourner le prolétariat de son combat pour le socialisme.

4/ L'ISLAM ET L'EXTREME GAUCHE

Peu importe aux yeux de nos islamo-gauchistes que nombre de jeunes femmes ne disposent pas du choix vestimentaire, mais le subissent, confrontées qu'elles sont à un environnement ou se vêtir d'une simple jupe autorise violences et insultes (3). En défense d'un camp supposé "progressiste" dans la lutte opposant l'impérialisme aux bourgeoisies toutes aussi réactionnaires du Moyen Orient, de la religion des "opprimées" - le Judaïsme, serait elle celle des banquiers ? - et d'intérêts électoraux bien compris, l'extrême gauche veut ignorer que ces symboles religieux sont l'expression d'une oppression renforcée des femmes, la face visible d'un iceberg et se couche devant un islam prétendument "révolutionnaire".

Faut il rappeler à nos petits bourgeois adorateurs du Prophète, que l'assujettissement subi par les femmes au Moyen Orient n'est pas le produit de quelques spécificités "culturelles", baptisées "progressistes" par quelques imbéciles obsédés par je ne sais quel impérialisme normatif "blanc". Cette bouille doctrinale dont se gargarise le benêt maoïste bon teint, associé aux gangsters racistes du PIR, ne résiste pas un seul instant à la réalité historique.
Non, la lutte pour l'obtention de droits démocratiques, n'est pas une spécialité "blanche", et celles qui par milliers ont mené ce combat dans les ères économiquement arriérées de la planète l'ont souvent payé de leurs vies, et pour cause :
A l'ère de l'impérialisme, les bourgeoisies nationales sont incapables d'assumer de façon correcte les tâches que l'histoire leur assigne. Celles ci consistent pour l'essentiel à libérer le paysan du propriétaire foncier, accorder les droits démocratiques aux femmes et opérer une séparation stricte de l'église et de l'état.

Etonnant cet enthousiasme du gauchiste envers l'idéologie islamiste des bourgeoisies tiers-mondistes, quand celles ci ne sont remarquables que par leur couardise doublé de leur incapacité à soulever les forces du prolétariat pour lutter de manière radicale contre l'impérialisme et marquer ainsi l'histoire de leur empreinte de classe. Dans un capitalisme en pleine décadence, la bourgeoisie dite "opprimée" s'accommode le plus souvent de la présence impérialisme. Certes, les meilleurs morceaux de viande lui sont ôtes de la gueule, mais l' affrontement direct pose l'hypothèse de perdre la direction des luttes et de se voir emporter par le torrent révolutionnaire des masses, guidé par un prolétariat revendiquant ses perspectives de classe. L'explication de l'oppression des femmes dans le monde musulman tient dans la soumission des bourgeoisies nationalistes du tiers monde à la pire réaction religieuse par refus et impossibilité d'engager le combat émancipateur qui porta les Jacobins au pouvoir. Tous les bobards d'Houria Bouteldja n'y changeront rien.

Lorsque les bourgeoisies "opprimées" entrent en conflit avec l'impérialisme la ou l'Islam est religion dominante, elles le font sous la bannière de la peste religieuse qui n'a rien à offrir au prolétariat, et s'appuient fondamentalement sur la pourriture petite bourgeoise des bazars, privée de toute perspective sous le capitalisme et d'un lumpen qui n'a pour seule ambition que de faire tourner la roue de l'histoire à l'envers. Si le prolétariat descend dans l'arène de classe, elle peut sans plus attendre, suspendre un conflit en cours pour se retrouver aux côtés des troupes impérialistes à la tête des briseurs de grève. Voila qui explique que dans le cadre d'une guerre impérialiste les prolétaires des pays concernés se doivent de ne soutenir aucun des camps en présence. Une leçon de la lutte de classe que les gauchistes islamisants se refusent d'entendre. Et pourtant....

Quand les prolétaires des secteurs pétroliers iraniens menaçaient le régime néo colonial en place, les révolutionnaires avançaient le mot d'ordre "ni Shah, ni Khomeiny, révolution prolétarienne". Les gauchistes de la LCR/NPA, eux, sans jamais se soucier un seul instant des nombreux avertissements rapportés par leurs militants locaux - plus tard torturés puis exécutés dans des caves par les "gardiens de la révolution", rampaient devant un Khomeiny lui même pion de CIA et icone de la presse bourgeoise. "Plutôt l'Islam que le communisme", tel était le mot d'ordre des salons diplomatiques, craignant par dessus tout la déstabilisation révolutionnaire du Moyen Orient. La LCR, consciemment ou non, n'en pensait pas moins.

Si l'islamo-gauchiste garde un silence coupable sur ses activités politiques passées en faveur du "guide de la révolution" dont on connaît la carrière comme oppresseur sanguinaire des femmes et prolétaires iraniens et accessoirement massacreur en chef de 57.000 Kurdes, il n'a pas renoncé pour autant à son amour immodéré de la religion mahométane. Qu'importe si les événements d'Iran ont servi de détonateur à une terrible vague contre-révolutionnaire dans le monde arabe, il se livrera quelques années plus tard, et sans aucune pudeur, à la cour effrénée du sinistre commandant Massoud décrit comme un "progressiste" afghan, luttant à la fois contre les Soviétiques et les impérialistes. Ce même Massoud qui au pouvoir à Kaboul entre 1992 et 1996 a perpétué d’innombrables crimes, restauré la charia et réimposé la burqa aux femmes. Ses troupes serviront plus tard, comme forces terrestres d'appui à l’OTAN lors du conflit impérialiste de 2001, débouchant sur la mise en place du régime pro-impérialiste du président Karzaï.

5/ QUE FAIRE ?

En réponse aux mensonges déversés par le NPA/CCR nous devons farouchement dénoncer leurs accointances avec la réaction islamique. Le voile / burqa / burkini de la tête aux pieds, est une prison ambulante qui exclut les femmes de la société, et nous sommes solidaires des millions de femmes qui luttent pour échapper à sa tyrannie, que ce soit dans le monde islamique ou dans les centres impérialistes. L'anti-raciste en pleine promotion du "féminisme islamique" ne mérite qu'un crachat dans la gueule.
Cependant, la critique marxiste d'une idéologie bourgeoise brandissant la religion en étendard politique, ne vaut rien si elle ne prend pas en compte le contexte social de son application. Ainsi, nos revendications diffèrent selon que l'Islam est religion d'état ou non. Dans la France impérialiste, les musulmans subissent une oppression structurelle contre laquelle nous devons lutter, et il est incontestable que l'islamisme, est aussi, mais pas que, une idéologie du ghetto. Dans ces circonstances l'octroi de concessions peut s'avérer utile pour gagner les masses musulmanes à notre programme. Le prochain chapitre comme la suite de cet article seront dédiés à cet aspect du problème. La aussi nous constaterons dans quel marais pataugent nos idiots utiles "marxistes". Inutile d'ajouter, que "concessions" ne signifie pas courir applaudir des deux mains quelques crapule islamistes.

Il faut lire cet appel de Clémentine Autain à participer au meeting de Tariq Ramadan. (en photo)

Si la lutte contre le "racisme" exige de valider les monologues d'un fou furieux réactionnaire président de la chaire de sciences islamiques contemporaines de l'université d'Oxford, elle même financée par un don de deux millions de livres en provenance du Qatar, les choses risquent se compliquer. (4)

Le Qatar est un enfer pour les femmes et les travailleurs, et Autain n'a décidément honte de rien. Les ouvriers qui crèvent littéralement d'épuisement sur les chantiers des stades de la future coupe du monde de foot-ball, seront ravis d'apprendre que leurs supposés camarades "internationalistes" barbotent dans les mêmes salons de thé que les représentants attitrés de leurs oppresseurs !

6/ DE LA TACTIQUE

En fonction des aléas de la lutte de classe (5), il se peut que nous donnions un soutien conditionnel au port du burkini. Nous sommes parfaitement conscients que pour nombre de musulmanes victimes de diverses pressions - famille, rue, etc - approcher les plages sans cet accoutrement est impossible. Gagner ces femmes à la cause socialiste pose la question de les libérer des lubies réactionnaires ambiantes à l'aide d'une "tactique" appropriée. A cet effet, il faut tenir fermement en main notre boussole révolutionnaire et affirmer que le procès du burkini est d'abord celui de la faillite généralisée de l'extrême gauche, sa vocation à ramper devant Imams et Mollahs, son renoncement au socialisme au nom d'un capitalisme radical démocrate "anti-raciste".

Arracher les masses des tentacules de la réaction religieuse demande une politique hardie que le NPA et autres islamo-gauchistes n'ont fait que piétiner depuis des années. Les assassinats de Charlie Hebdo, les attentats de Paris, Nice et Bruxelles, exigeaient comme réponse, de se mobiliser contre la guerre impérialiste au Moyen Orient et la barbarie religieuse. Seuls de tels mots d'ordre permettront au mouvement ouvrier de creuser un fossé entre les salafistes et les prolétaires musulmans qu'ils influencent. Personne ne prétend à leur efficacité et peut être essuierons nous un échec. Mais une chose est sure, nous ne gagnerons pas les ouvriers musulmans à notre programme, en organisant aux lendemains d'attentats sanglants signés Daesh, des manifestations contre un fascisme qui n'existe pas ou presque, dans un front unique avec la racaille de l'UOIF ou du CCI-F aux ordres des frères musulmans égyptiens, ou encore le PIR de l'homophobe sexiste, antisémite, homophobe et anti-communiste Bouteldja.

Dans un tel contexte ou la gauche dite radicale sert la soupe à la réaction religieuse et lui donne une caution de "gauche", le prolétaire musulman à la recherche d'une issue de classe ne trouvera aucune aide chez les sbires paternalistes du NPA. Dés lors, revendiquer le droit au port du burkini ne peut que desservir les intérêts du prolétariat, entretenir sa division, faire le jeu de la réaction. Nos prétendus "trotskistes" ne sont que les idiots utiles d'une peste verte qui ne représente en aucun cas une forme de radicalisation anti-capitaliste qu'il s'agirait remettre sur de bons rails - quelle imbécilité ! - mais une des expressions de la désertion du prolétariat de l'arène politique, conséquence de 70 années de domination stalinienne ayant ouvert la voie à la montée des obscurantismes.

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(1) Pauvre CCR qui prétendait dans son article du 25 Aout, que, je cite :
"la polarisation idéologique autour de ces questions soit instrumentalisée par les politiciens de droite comme de gauche, à commencer par le gouvernement, c’est un fait. Et si tout cela sert, en effet, à masquer d’autres problèmes, qu’il s’agisse du chômage, de la précarité ou des salaires, le racisme de l’Etat français a bien d’autres fonction dont la principale est de tailler des brèches dans nos rangs pour nous affaiblir."
C'est donc la fête ! Nous ne pouvons que manifester notre joie au renoncement de l'état bourgeois à "tailler des brèches dans nos rangs pour nous affaiblir." et apprécier son aide désintéressée à l'unification du prolétariat et la révolution socialiste !
Vive l'état bourgeois ! Vive le CCR !

http://www.revolutionpermanente.fr/LO-et-les-arretes-anti-b…

(2) A noter que l'UOIF, enfant chéri du NPA - à moins que cela soit le contraire - participera comme par le passé à cette manifestation. (Voir photo)

Extrait du communiqué de l'UOIF publié le 24 mars 2013 pour expliquer la présence de cette organisation aux côtés des cliques réactionnaires de la "Manif pour Tous" contre l’égalité des droits dans le mariage :

« Nous sommes tous nés d’un homme et d’une femme et nous considérons que ce repère de la filiation naturelle est fondamental, car il correspond à un besoin universel et intrinsèque de l’Homme, et qu’à ce titre, il doit être préservé pour toutes les générations futures. »

Déjà le 13 novembre 2012, dans un long texte publié sur son site, l’UOIF s’inquiétait :

« Si le mariage entre deux personnes de même sexe devenait une norme, alors où s’arrêteront les revendications ? Les plus incongrues peuvent, un jour, être légitimées au nom du même principe d’égalité. Qui pourra délégitimer la zoophilie, la polyandrie, au nom du sacro-saint amour ? »

Lorsque le salafiste ouvre une nouvelle brèche dans la question "femme" avec le burquini, c'est aussi toute la réaction de France et de Navarre qui s'y engouffre. Et ce ne sont pas ses "amis" de l'UOIF avec qui nos gauchistes partagent les joies de battre le pavé parisien, du moins quand ces derniers ne sont pas occupés à manifester bruyamment au milieu des cortèges homophobes et puritains de "La Manif pour tous", qui prétendront le contraire.

http://www.streetpress.com/…/1425034331-pourquoi-je-n-irai-…

(3) Déja en 2003 !

"Zeliha, 28 ans, a peur de passer, un jour, à l'acte. «J'enrage, quand je les vois avec le voile. J'ai envie de leur arracher.» Elle l'a porté, sous la contrainte de son père. «Il nous obligeait à cause des voisins.» D'origine turque, la jeune femme a quitté Quimper pour travailler à Paris dans une association d'aide aux migrants. «Mon père nous harcelait : "Tu vois la famille Unetelle, leurs filles ont le voile." Ma soeur s'est pris des torgnoles parce qu'elle ne voulait pas. C'est horrible la pression quand on vit tous les uns avec les autres. Tu fais un pas, et ton père en est aussitôt informé.» De toutes les Turques qui l'entouraient à Quimper, elle est la seule à ne pas s'être mariée. «Elles sont toutes voilées. Je les connais bien, ça n'a rien à voir avec la religion, c'est les maris qui les obligent.» Quand elle retourne en Bretagne, les «hommes de la communauté» l'abordent : «C'est quoi ce pantalon, il est où ton voile ?» Elle passe outre. C'est la force des plus déterminées."

Q'en pense "Alternative libertaire" qui nous explique dans son dernier article sur le burkini, que, je cite :

"le prétexte féministe, usé jusqu’à la corde, n’est même plus mis en avant par les censeurs."

ou encore :

" ce qui, chaque jour, pourrit la vie des classes populaires, ce n’est ni la longueur des jupes à l’école, ni les repas de substitution dans les cantines, ni le burkini sur les plages mais bien plutôt l’exploitation, la précarité, le chômage, les discriminations racistes et sexistes…"

Vous disiez sexisme ?

http://www.liberation.fr/…/leur-voile-j-ai-envie-de-l-arrac…

(4) http://www.marianne.net/tariq-ramadan-assure-qu-il-n-est-pa…

(5) la certitude que les musulmanes désireuses de porter un simple maillot de bain, soient en mesure d'être soutenues par un mouvement ouvrier multi ethnique digne de ce nom.

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