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Publié par Patrick Granet

    j ean   marc    R O U I L L A  N
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Jean-Marc Rouillan, né le 30 août 1952 à Auch, est un militant d'extrême-gauche. Au cours des années 1970 et 1980, il mena des actions terroristes collectives .

Poursuivi pour apologie du terrorisme, Jean-Marc Rouillan été condamné mercredi à huit mois de

Le tribunal a considéré que l'accusé avait «fait preuve d'empathie» à l'égard des auteurs des attentats de janvier et novembre 2015 en France. Jean-Marc Rouillan a en outre été condamné à verser un euro de dommages et intérêts à l'Association française des victimes du terrorisme (AfVT) et 300 euros à chacune des 30 victimes des attentats du 13 novembre qui s'étaient constituées parties civiles.

«La présentation positive et à la gloire des auteurs de ces attentats constitue une indéniable apologie d'actions terroristes», selon les juges. Le tribunal n'a pas ordonné l'incarcération immédiate de Jean-Marc Rouillan, qui par ailleurs risque, du fait de sa nouvelle condamnation, la révocation de sa libération conditionnelle.

«L'apologie, d'une manière aussi monstrueuse d'actes que nous avons directement subis, ce sont des plaies qui se ravivent»

«A chaque fois qu'il est fait l'apologie, d'une manière aussi grotesque, aussi ridicule, aussi monstrueuse d'actes que nous avons directement subis, ce sont des plaies qui se ravivent», a affirmé Maître Antoine Casubolo-Ferro, avocat de l'AfVT. «Ce qu'on demande principalement à Jean-Marc Rouillan, c'est de se taire», dit Guillaume Denoix de Saint-Marc, le porte-parole de l'association. «On lui demande simplement de se retirer de la scène, et de rester discret». Sa condamnation «parfaitement logique» doit permettre à l'ex-détenu de «prendre conscience de la gravité de ses propos, tenus dans un contexte d'état d'urgence et d'attentats terroristes en France», a réagi Me Olivier Morice, conseil des autres parties civiles.

Lors de l'entretien, diffusé sur le site internet du mensuel, Jean-Marc Rouillan avait aussi critiqué l'idéologie «mortifère» des partisans de l'organisation Etat islamique. «D'un point de vue de l'islam, ils sont impies», soulignait-il. «On peut dire (qu')on est absolument contre leurs idées réactionnaires, on peut dire plein de choses contre eux, dire “c'était idiot de faire ci, de faire ça”, mais pas dire que c'est des gamins qui sont lâches», ajoutait Jean-Marc Rouillan dans l'émission, en direct sur Radio grenouille.

Trente victimes ou proches de victimes sont partie civile

Devant ses juges, en juin, Jean-Marc Rouillan se défendait d'une erreur de vocabulaire: «J'aurais dû dire “déterminés”», avait-il déclaré à la barre, pour parler des djihadistes avec lesquels il n'a «aucune connivence», «ce sont des ennemis». «Vous auriez pu le dire mais vous ne l'avez pas dit», avait rétorqué la magistrate du parquet dans son réquisitoire. Pour elle, ces propos étaient «sans ambiguïté», et Jean-Marc Rouillan «essaie tant bien que mal de faire machine arrière» et ne les «assume pas». Appelé à la barre, ce dernier avait expliqué avoir été «maladroit».

Début mars, il avait déjà nié avoir approuvé les terroristes: «J'ai dit qu'il leur fallait du courage, mais c'était une approche technique de la lutte, ce n'était pas une approbation», déclarait-il dans un interview donnée sur RTL. «Je suis un ennemi de Daech. J'ai une histoire politique communiste et anti-autoritaire, je ne vois pas ce qui peut me rapprocher de féodaux religieux», avait-il poursuivi.

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