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Publié par Patrick Granet

Au moins 120 personnes ont été tuées après le séisme qui a frappé le centre du pays.

Le bilan continue d'augmenter heure après heure. Le président du Conseil italien Matteo Renzi parle de 120 personnes tuées après le séisme qui a touché le centre de l'Italie, notamment en Ombrie, dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 août. La chaîne italienne Sky a par ailleurs publié quelques images aériennes, dont une d'Amatrice, où toute une partie de la ville a été détruite.

#Terremoto nel #CentroItalia, quel che resta di #Amatrice. Foto Vigili del fuoco #Canale50 http://skytg24.it/diretta

08:50 - 24 Août 2016

Sur les sites des chaînes et des quotidiens italiens, les témoignages commencent à affluer. Parmi ceux qui reviennent le plus souvent, on trouve ceux de maires qui déplorent le terrible bilan humain et évoquent les dégâts survenus dans leur ville, comme celui d'Amatrice, interrogé par la Rai:

«La moitié du village n'existe plus. Il y a des dizaines de morts. Des dizaines de victimes, et beaucoup sous les décombres. Nous aménageons un lieu pour y déposer les corps.»

Celui d'Accumoli, en larmes, craint la mort d'au moins six personnes, dont deux enfants:

«Une personne a été extraite des décombres, morte, cette nuit. Une autre maison s'est écroulée sur une famille de quatre personnes, avec deux enfants en bas âge. Il y a également une autre personne portée disparue. J'espère que les faits me donneront tort.»

Sur le site de la Repubblica, Marco, éboueur à Amatrice, raconte devoir la vie à un miracle:

«Je m'étais à peine levé pour aller au travail. J'étais à peine debout quand tout d'un coup, tout s'est écroulé. Dix secondes ont suffi pour tout détruire.»

À l'hôpital Grifoni, à Amatrice, une infirmière hurlait aux patients de sortir, raconte dans le Corriere della Sera Paolo Mancini, une patiente de 79 ans:

«Nous étions deux dans notre chambre, aux urgences, nous nous sommes levées, et nous avons commencé à courir comme nous le pouvions. En quelques instants, nous sommes sortis de cette chambre, et dans le couloir un médecin nous a rejoints et nous a calmés aussi bien qu'il le pouvait. [...] Ce fut une secousse longue et terrible. Nous avons eu peur. Nous étions paralysés par la terreur. J'ai senti tout s'écrouler autour de moi.»

Un autre raconte avoir vécu un «cauchemar» à Configno, un autre village près d'Amatrice:

«Nous nous sommes réveillés à 3 heures 35 quand les meubles sont tombés sur le sol et les murs ont bougé d'un mètre. On a réussi à sortir des maisons en vitesse, et certaines personnes sont encore en sous-vêtements dans la rue. Nous avons allumé un feu sur la place et sommes allés sortir les personnes âgées de leur domicile. J'essaie de contacter ma mère à Nommisci, un village proche d'ici, mais le téléphone ne marche pas.»

L'agence italienne Ansa rapporte un autre témoignage d'un jeune homme, recueilli à l'hôpital d'Ascoli Piceno:

«On pouvait entendre des voix sous les décombres qui criaient: “Aidez-nous, aidez-nous.” Mon père et ma mère sont blessés, mais vivants. [...] J'étais à Pagliare, et après les secousses, je me suis précipité à Pescara del Tronto où vit ma famille. Des amis nous ont aidés à les sortir de sous les décombres. [...] Ma mère a un bras cassé et une blessure à la tête, mais ce n'est pas grave, heureusement. À Pescara del Tronto, c'est une catastrophe. Au moins trois personnes sont mortes. J'ai vu un enfant passer sous mes yeux, porté par son oncle qui criait désespérement à l'aide.»

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