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Publié par Patrick Granet

Les forces pro-gouvernementales libyennes ont encore resserré l’étau sur l’organisation Etat islamique (EI), mercredi 10 août, dans son fief de Syrte (à 450 kilomètres de Tripoli), où elles se sont emparées de son centre de commandement.

La « libération » de Syrte, dont l’EI prit le contrôle en juin 2015, sera annoncée une fois repris plusieurs secteurs encore aux mains de djihadistes, a annoncé à l’Agence France-Presse Reda Issa, porte-parole du centre de presse des forces du gouvernement d’union nationale. « Le centre [de conférences] Ouagadougou est entre nos mains », affirme dans un communiqué le centre de presse, en référence au complexe qui servait de centre de commandement à l’EI.

L’hôpital Ibn Sina, un établissement adjacent, a également été repris par les forces du gouvernement d’union nationale qui s’étaient emparées plus tôt du campus universitaire tout proche. Les djihadistes conservent encore à Syrte « les quartiers résidentiels 1, 2 et 3, ainsi qu’un complexe de villas près de la mer », précise Reda Issa.

Soutien aérien américain

Dimanche, les forces du gouvernement d’union nationale ont annoncé le début du « compte à rebours » pour donner l’assaut « final » du bastion de l’EI avec le soutien aérien américain. Les forces gouvernementales sont entrées le 9 juin dans Syrte pour en chasser l’EI, mais leur offensive a été ralentie par les snipers, les mines et les voitures piégées des djihadistes.

Lire aussi : Libye : premières frappes américaines contre l’EI à Syrte

Pour l’aider dans la bataille, le gouvernement d’union nationale reçoit depuis le 1er août l’appui de l’aviation américaine, déjà engagée contre les djihadistes en Irak et en Syrie. Selon le centre de commandement américain en Afrique, 29 frappes ont été lancées sur Syrte entre le 1er août et mardi.

En juillet, trois militaires français ont péri dans un accident d’hélicoptère en Libye, au cours d’une mission de renseignement, ce qui a confirmé pour la première fois la présence de soldats français dans ce pays.


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