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Publié par Patrick Granet

La mort du poète espagnol Federico Garcia Lorca le 18 août 1936, durant la guerre civile (1936-1939), a toujours été un objet de fantasmes et de controverses en Espagne. Jamais le régime franquiste n’a reconnu avoir assassiné l’auteur deNoces de sang et de La Maison de Bernarda Alba. Pressé de s’expliquer sur une affaire qui l’a embarrassé durant ses quarante ans à la tête de l’Espagne, le dictateur Francisco Franco (1936-1975) assurait que « l’écrivain mourut mêlé aux révoltés ».Et d’ajouter « ce sont les accidents naturels de la guerre ».

Ce déni n’a pas empêché les historiens de publier de nombreux essais sur les conditions probables, les raisons possibles et le lieu approximatif de la mort du poète. Mais malgré les recherches des historiens et archéologues, le corL’enquête sur l’exécution de Garcia Lorca rouverteps est resté introuvable eL’enquête sur l’exécution de Garcia Lorca rouverteUne juge argentine a lancé une enquête sur la mort du poète et dramaturge espagnol Federico Garcia Lorca. Si l’assassinat de celui-ci par des milices franquistes en 1936 est tenu pour établi, les recherches pour trouver sa dépouille ont été vaines. Des excavations menées en 2009 à Víznar où on le croyait enterré, n’ont rien donné. Les investigations de la justice espagnole sont à l’arrêt.

Une juge argentine a lancé une enquête sur la mort du poète et dramaturge espagnol Federico Garcia Lorca. Si l’assassinat de celui-ci par des milices franquistes en 1936 est tenu pour établi, les recherches pour trouver sa dépouille ont été vaines. Des excavations menées en 2009 à Víznar où on le croyait enterré, n’ont rien donné. Les investigations de la justice espagnole sont à l’arrêt.

Lire aussi : Sur les traces de Federico Garcia Lorca

L’ONG ibérique, l’Asociación para la Recuperación de la Memoria Histórica, qui collecte les traces des victimes du régime de Franco, a demandé en avril à la juge fédérale argentine Maria Servini de s’emparer de l’affaire. Cette dernière a accepté, a annoncé le groupe sur Facebook :

Loi d’amnistie de 1977

Mme Servini enquêtait déjà sur des crimes commis pendant la période franquiste, qui court sur près de quarante années après l’arrivée au pouvoir du général à l’issue de la guerre civile de 1936-1939, allant de faits de torture à des exécutions sommaires.

Entre 2006 et 2008, le juge espagnol, Baltasar Garzon, avait ouvert une enquête sur les crimes du régime. Mais celle-ci avait été abandonnée. Le magistrat avait lui été poursuivi à la demande de deux associations d’extrême droite : accusé d’avoir enfreint la loi d’amnistie votée en octobre 1977, qui était censée imposer un pacte du silence sur les années noires de la guerre civile (1936-1939) et de la dictature (1939-1975).

Les historiens estiment que 500 000 personnes sont mortes pendant le conflit opposant les républicainsaux nationalistes. Des dizaines de milliers d’opposants à Franco ont été tués ou emprisonnés dans de violentes purges.

Les dernières heures de Garcia Lorca, victime du franquisme

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