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Publié par Patrick Granet

Des militaires traités pour stress post-traumatique après avoir chanté le Temps des Cerises

La rédaction, lundi 11 janvier 2016 - 08:44

Selon le ministère de l’Intérieur, plusieurs membres du chœur de l’armée française étaient toujours ce matin dans un état « préoccupant » après leur participation à l’hommage rendu hier à l’hommage rendu l’an dernier aux victimes des attentats de janvier 2015.

Si la Gendarmerie nationale ne bénéficie pas de la protection que peut apporter un syndicat traditionnel, on n’hésite pas à faire entendre son ras-le-bol.
« Comme pour tous les Français, l’année qui vient de se terminer a été éprouvante pour les forces de l’ordre, » indique ainsi le lieutenant M., un membre du chœur de l’armée française que le devoir de réserve contraint à l’anonymat. « Nous sommes sur le pont H24, nous sommes un bouclier et nous sommes aussi une cible. Les gars et les filles sont crevés. Malgré la peine, malgré la douleur, on a fait le job au nom des valeurs qui nous réunissent. Mais là, même en essayant fort, désolé : on ne reconnaît plus ces valeurs. »

Robert, un ténor anonyme du chœur de l’armée française, est hospitalisé depuis hier soir.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le choix d’inscrire Le Temps des Cerises au répertoire de ce chœur d’élite. Une décision qui « n’a aucun sens, qui salit tout sens », déclare de sa belle voix un baryton qui a lui aussi souhaité rester anonyme.
Bien que composée quelques années auparavant, la chanson est en effet irrémédiablement associée à la Commune de Paris, « la plus grande attaque terroriste jamais perpétrée contre la capitale » rappelle notre baryton. « Les pandores ont parfois une image de brutes, mais on a quand même suivi des cours d’histoire. Il n’y avait pas un chat pour nous regarder hier à République, et c’est tant mieux. C’était moche de voir les collègues tripoter nerveusement leur chapelet pour compter les mesures. Robert [1] en a même raté son do mineur. Il est en état catatonique depuis hier. »

D’après nos sources, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a été saisie de l’affaire.
A terme, il sera toutefois nécessaire de s’interroger sur la manipulation hasardeuse des symboles par le président de la République, qui court le risque de faire perdre tout sens à l’unité nationale qu’il appelle de ses vœux.

Notes

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