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Publié par Patrick Granet

En Israël, 150 000 familles vivent du commerce des armes et la production de ces armes est florissante. Leur promotion a pour démonstration les opérations militaires faites sur le terrain, en Palestine, à Gaza. Gaza, véritable laboratoire à portée de chars, d’avions, de drones et autres innovations… Après l’opération de guerre, appelée Plomb durci, menée contre Gaza en 2008-2009, Israël a vendu pour des milliards de dollars le matériel militaire testé sur la population de Gaza.

Chaque opération militaire est donc très rentable et c’est ce que montre le film documentaire de Yotam Feldman, The lab – Vendeurs de guerre, qui prévoit par conséquent la nécessité d’interventions régulières. Les campagnes de communication ne sont pas en reste et utilisent évidemment les femmes en bimbos hôtesses, ou bien guerrières parfaites et impavides, histoire de prouver que les warriors ne sont plus genrées et qu’Israël est à la pointe du progrès. Des intellectuels israéliens étudient également, avec force graphiques et démonstrations philosophiques, la manière la plus efficace de « supprimer » les « autres », l’ennemi, et l’un d’eux va jusqu’à "lâcher" : « Les Palestiniens sont nés pour mourir, aidons-les » ! Les armes comme les stratétégies et tactiques de guerre sont exportées avec grand succès, notamment au Brésil où elles sont utilisées contre les populations des favelas. Quelques regrets sur les civils innocents sacrifiés, mais puisqu’il faut séparer le bon grain de l’ivraie, il est difficile d’éviter les dommages colatéraux.

Le nerf de la guerre, c’est le profit. Et le film en offre une parfaite illustration. L’occupation militaire de la Palestine est source de profit
pour la société israélienne. Que se passerait-il alors si l’on mettait fin à l’occupation ? D’où une autre question de Yotam Feldman :
« À quand la prochaine opération ? »

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