Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Patrick Granet

publiée dans le journal "Tout peut basculer", avril 2016.

Affiche à Paris, publiée dans le journal "Tout peut basculer", avril 2016.

Ni des loi supposées nous garantir, ni un quelconque travail supposé nous permettre de nous « réaliser ». Le travail n’est rien d’autre qu’exploitation, fatigue, ennui, humiliation. Toute loi n’est que l’expression de la domination de certaines couches sociales sur d’autres, qui constituent la majorité de la population. Nos fameux « droits » ne sont que le paravent du marchandage entre notre docilité et l’expropriation de nos vies.

Nous sommes nombreux à descendre dans les rue, ces jours-ci. Journalistes, syndicalistes et politiciens (même « alternatifs ») voudraient nous enrégimenter derrière le simple refus de la loi Travail. Mais, en fait, on s’en fout de cette énième reforme d’un code du Travail qui est là pour nous atteler au turbin. On crache sur l’esclavage à vie du CDI comme sur la galère quotidienne de la précarité. Ce qui remplit les rues ces jours-ci, c’est le ras-le-bol envers ce monde de plus en plus invivable. C’est le refus du travail, la conscience peut-être encore imprécise mais bien présente que toute loi est une chaîne. Il y a ici et là quelques petites secousses dans la normalité de cette société : des frémissements dans lesquels nous pouvons voir un refus de la soumission et de l’impuissance quotidiennes, une mise en cause de la résignation généralisée.

Ce monde est invivable. D’un côté un État de plus en plus répressif – la carotte de l’État social étant en fin de course (pas pour toutes les catégories, bien sûr : le vieux précepte de diviser pour mieux régner est toujours efficace), il ne reste que le bâton. De l’autre côté, des prétendues alternatives qui ne représentent que la volonté de faire gérer cette même société par des syndicats et des partis de gauche, qui n’ont même plus d’illusions à vendre. Ou bien de sinistres cauchemars qui donnent une couleur encore plus morbide à l’autorité : replis communautaires, retour du religieux et de l’oppression morale.

Dans ce panorama sombre, s’attacher à un coin de territoire ou à une situation sociale donnée, revient à jouer sur la défensive, à renoncer à l’audace des rêves. Mais ni une quelconque zone à défendre dans un monde englouti par des nuisances, ni une Justice qui est là pour sanctionner l’inégalité et la privation de liberté, ni quelques droits à se faire exploiter tout le long de la vie, ne pourraient jamais nous suffire.

Cette petite fissure dans la normalité que ce sont les mobilisations avec l’excuse de l’énième modification du code du Travail, nous voulons l’agrandir, pour qu’elle devienne une brèche, d’où atteindre la fin de l’exploitation. Faisons en sorte que le vase qui commence à déborder se casse. Ne nous contentons pas des promesses politiciennes, chassons les médiateurs sociaux (comme les syndicats), déchaînons notre rage contre cette société qui nous vole, jour après jour, nos vies. Attaquons-nous aux bases morales et sociales de l’autorité. Et aussi à ses structures matérielles : magasins, lieu de productions, bâtiments publics, véhicules, moyens de transport de personnes, de marchandises et d’énergie... Attaquons-nous aux hommes et femmes qui l’incarnent : flics, patrons, juges, chefs de toute sorte, bureaucrates, vigiles, politiciens, matons... A nombreux, en petits groupes ou seuls, le jour comme la nuit, quand et où le pouvoir ne nous attend pas.

Un graffiti récent, souvent repris, dit : « le monde ou rien ». Mais nous n’avons rien à défendre dans ce monde qui ne nous appartient en rien, et auquel nous n’appartenons pas. Un monde qu’on veut détruire.
La fête ne nous attend pas que sur ses décombres, mais déjà dans la révolte, ici et maintenant. Il n’y a pas de retour en arrière.

Contre toute loi, contre le travail. Contre ce monde d’enfermement et d’exploitation.
Pour la liberté !

Affiche d’avril à Paris, publiée dans le journal "Tout peut basculer".

https://fr-contrainfo.espiv.net/files/2016/04/Tout-peut-basculer.pdf
comitedesfetesdegouliaipolie [at] riseup.net

__________________________

POINT DE VUE SUR LE MOUVEMENT CONTRE LA LOI TRAVAIL

Extrait de Tout peut Basculer, journal anarchiste sur Paris, avril 2016

Manifestations sauvages, banques défoncées, barricades dans la rue, commissariats attaqués… ces dernières semaines, ni les énormes dispositifs policiers, avec leurs gaz, leurs matraques et leurs flash-balls, ni les organisations politiques de gauche et les syndicats avec leurs services d’ordre, n’ont pu contrôler la rage et la joie de milliers de révolté-e-s. A Paris comme à Nantes, Rennes, Toulouse et dans bien d’autres villes en France, nous avons enfin goûté quelques instants de liberté. Dans cette époque sombre de guerres, de terreur, de misère économique, de nationalisme et de religion, dans cette époque où on nous voudrait tous en rang ou à genoux, le feu de la révolte ne peut que rallumer dans nos cœurs quelques espoirs de rupture radicale avec l’existant.

La « Loi Travail », énième mesure pour intensifier l’exploitation, énième attaque des patrons et du gouvernement contre les intérêts des travailleurs, est seulement la goutte qui a fait déborder le vase. Dans les discours comme dans les pratiques, la question de cette loi a été largement dépassée par tou-te-s celles et ceux qui refusent de négocier avec le pouvoir la longueur de leurs chaînes. L’éventuel retrait de ce projet de loi ne représentera aucune victoire s’il a comme effet la fin des hostilités, le retour à la normalité.

Parce que s’il y a quelque chose à combattre c’est justement cette « normalité » : la normalité d’un patron qui vit sur ton dos, qui s’enrichit de ta sueur, qui t’humilie ; la normalité d’un monde où la possibilité même d’exister est déterminée par la quantité d’argent qu’on a dans les poches, un monde où des millions d’êtres humains crèvent dans la misère la plus totale ou vivent dans l’esclavage ; la normalité du contrôle et de la discipline de nos vies à travers les écoles, les universités, les horaires, les prisons, les hôpitaux psychiatriques, la bureaucratie, les frontières, les caméras de surveillance… ; la normalité des schémas et des modèles de vie qu’ils nous imposent à travers le spectacle et la télé, la pub et la marchandise...

C’est cette normalité que nous voulons rendre impossible.

Nous ne croyons pas au « grand soir » de la révolution, nous ne croyons pas qu’il faille attendre un jour l’humanité serait prête à vivre dans une société parfaite. Nous vivons ici et aujourd’hui et nous n’avons pas d’autre vie que celle que nous sommes en train de vivre. Il ne s’agit pas d’attendre que les conditions soient propices, proposer des programmes, attendre que la plupart des « travailleurs », des « étudiants » ou des « sans papiers » deviennent révolutionnaires. Rompre avec les schémas de cette normalité signifie aussi rompre avec les schémas de la politique, du consensus, de la gestion démocratique. S’efforcer de rendre compréhensibles nos idées et nos actes ne signifie pas se reléguer à l’impuissance, renoncer à agir, se concerter avec ceux qui veulent « mieux gérer » ce système structurellement fondé sur l’oppression et sur la domination. L’attaque du pouvoir ne sera jamais consensuelle, même pas parmi les exploités et les victimes du pouvoir. Mais c’est justement à partir de l’attaque du pouvoir, de ses idées, ses modèles, ses structures et ses personnes, que nous voulons « rencontrer les gens », peu importe si nous sommes étudiants ou travailleurs, chômeurs ou précaires, avec ou sans papiers. C’est à partir d’un terrain d’hostilité partagée contre la domination, contre toutes les dominations, que nous pourrons peut-être un jour construire quelque chose de différent de manière collective.

Nous ne sommes pas une intelligentsia illuminée qui voudrait conscientiser les masses, nous sommes des individus qui subissons la même oppression et qui avons décidé de traduire notre rage en actes. Si nous diffusons nos idées ce n’est pas pour rechercher un consensus, pour gagner des pions, mais parce que nous espérons que les actes de révolte et d’insoumission se multiplient jusqu’à rendre impossible le fonctionnement normal de la société.

Malheureusement, même la révolte risque de se faire intégrer ou canaliser par le pouvoir.

Ces dernières semaines, on s’est retrouvé-e-s très souvent dans la rue à affronter les flics. On est toujours là où ils nous attendent en force, on joue une partition qu’ils ont déjà écrite pour nous, sur un terrain qui ne nous est pas favorable. On suit des manifestations concertées par les syndicats et la préfecture, dans des quartiers bourgeois où la révolte risque d’être moins contagieuse. On accepte la présence de journalistes, photographes et cameramen de tout poil, puis on regarde les vidéos des émeutes sur internet et on s’en exalte. On finit par parler le même langage que le pouvoir, l’exaltation virile de l’affrontement et la spectacularisation de l’émeute.

Pourquoi ne pas essayer de dépasser de telles limites ?

L’intelligence et l’imprévisibilité peuvent être nos meilleurs outils. Apparaître soudainement pour attaquer là où ils ne nous attendent pas puis disparaître rapidement ; bloquer, paralyser, saboter les veines de l’économie, les structures du contrôle, les lieux de travail. Sortir des schémas classiques de la contestation, ses lieux et ses espaces, voilà ce qui pourrait représenter un saut qualitatif dans nos luttes.
L’euphorie du ci-nommé « mouvement social » est destinée à mourir si ce dernier n’arrive pas à sortir des rails de la politique. Mais les connaissances qu’on aura accumulées, les idées qu’on aura diffusées, les liens qu’on aura tissés, seront notre meilleur bagage pour poursuivre les hostilités.

Pendant et au-delà du « mouvement social », nous n’arrêterons jamais de suivre nos passions destructrices, poursuivre nos rêves de liberté, semer le chaos de la révolte dans l’ordre de l’autorité.

https://fr-contrainfo.espiv.net/files/2016/04/Tout-peut-basculer.pdf

__________________________

LE MONDE OU RIEN

Mouvement Inter Luttes Indépendant, mars 2016

Cours annulés, manifs sauvages, tags, casse, lacrymos, gouvernement en stress, fac en grève. Quelque chose est en train de naître. « Nous » sommes en train de naître. Nommer ce qui est en train de naître du nom de ce qui l’a précédé, c’est tenter de le tuer. Ramener ce que nous avons vécu dans la rue mercredi dernier, ce qui bouillonne depuis des semaines, ramener la rage qui gronde partout à l’ « ombre du CPE » et tous les laïus que nous avons entendus la semaine dernière, est une opération, une opération de neutralisation. Quel rapport y a-t-il entre le discours syndical et les potes lycéens qui taguaient mercredi dernier « le monde ou rien » avant de s’attaquer méthodiquement à des banques ? Aucun. Ou juste une misérable tentative de récupération menée par des zombies. Jamais les organisations syndicales, jamais les politiques n’ont été si visiblement à la traîne d’un mouvement. S’ils sont si fébriles dans leur volonté de tout encadrer, c’est justement parce que tout pourrait bien leur échapper. Ce qui s’est passé est simple : une bande de youtubeurs ont additionné leurs like, ils ont parlé hors de tout encadrement, de toute « représentativité », ils ont appelé à descendre dans la rue ; une femme qui ne représente qu’elle-même a lancé une pétition contre la loi travail ; et parce que ce qui était dit sonnait juste, rencontrait un sentiment diffus, un écoeurement général, nous sommes descendus dans la rue, et nous étions nombreux. Les organisations ont suivi. Le risque de ne pas suivre était trop grand pour elles. Si elles ne le faisaient pas, leur mandat était caduc. Ceux qu’elles prétendent représenter auraient pris la rue sans elles, sans qu’elles puissent placer devant eux leurs banderoles de tête, sans qu’elles puissent sortir leurs gros ballons rouges, sans qu’elles puissent recouvrir nos voix de leurs mauvaises sonos, de leurs slogans grossiers, de leurs discours d’enterrement. Elles auraient été à poil. Les chefs ont donc suivi ; comme toujours.

Il n’y a pas une loi qui pose problème, mais toute une société qui est au bout du rouleau.

Nous sommes la jeunesse. Mais la jeunesse n’est pas la jeunesse, elle est plus qu’elle-même. Dans toute société, la jeunesse est l’image de l’élément disponible. La jeunesse est le symbole de la disponibilité générale. Les jeunes, ce n’est rien. Ce sont seulement ceux qui ne sont pas encore tenus. Tenus par un patron, tenus par des crédits, tenus par un CV. Tenus, et donc enchaînés, du moins tant que la machine sociale continue de fonctionner. Les discours médiatiques sur la menace d’un « mouvement de la jeunesse » visent à conjurer la menace réelle, et la menace réelle, c’est que l’ensemble de ce qui est disponible dans cette société, l’ensemble de ceux qui n’en peuvent plus de la vie qu’on leur fait vivre, l’ensemble de ceux qui voient bien que ce n’est pas juste cette loi qui pose problème, mais toute cette société qui est au bout du rouleau, s’agrège. S’agrège et prenne en masse. Car elle est innombrable, de nos jours, la masse des incrédules. Le mensonge social, la farce politique ne prennent plus. C’est cela, le gros problème qu’a ce gouvernement. Et pas juste lui : qui peut bien être assez con pour encore vouloir voter à gauche, à gauche de la gauche, à gauche de la gauche de la gauche, quand on voit ce que cela a donné en Grèce l’été dernier ? Un gouvernement de gauche radical surtout dans l’application de l’austérité.

Eh les vieux ! Vous n’avez pas été trahis, vous vous êtes juste laissés tromper.

Eh, les vieux ! Eh, nos vieux. Vous dites que vous vous sentez trahis. Que vous avez voté pour un parti de gauche, et que la politique menée ne correspond pas à vos attentes. Vous parlez de « reniement ». Mais vous étiez où en 1983 ? Les années 80, les années fric, Tapie au gouvernement, Libé qui titre « Vive la crise ! », ça ne vous dit rien ? Nous, on n’était pas là, mais entre-temps, vos défaites sont devenues nos cours d’histoire. Et quand on les écoute, ces cours, on se dit que Macron ne fait que terminer le boulot commencé en 1983. C’est le même programme depuis lors. Il n’a pas changé. Vous n’avez pas été trahis. Vous vous êtes juste laissés tromper. Vous avez préféré cultiver vos illusions. Ce ne sont pas les actes des socialistes qui ont trahi leurs discours. Ce sont juste ces discours qui ont servi, à chaque élection, à vous enfumer pour pouvoir continuer à mettre en œuvre le même programme, pour poursuivre la même offensive. Une offensive de 35 ans, menée avec constance, sur tous les plans en même temps – économique, sécuritaire, social, culturel, existentiel, etc.

Cette loi, on n’en discutera pas.

Ce qui est en train de naître, a peu à voir avec la loi travail. La loi travail, c’est juste le point de renversement. L’attaque de trop. Trop arrogante, trop flag, trop humiliante. La loi renseignement, la loi Macron, l’état d’urgence, la déchéance de nationalité, les lois antiterroristes, le projet de réforme pénale, la loi travail, tout cela fait système. C’est une seule entreprise de mise au pas de la population. La loi El Khomri, c’est juste la cerise sur le gâteau. C’est pour ça que ça réagit maintenant, et que ça n’a pas réagi sur la loi Macron. À la limite, si on descend dans la rue contre la loi travail, c’est pas parce qu’elle concerne le travail. C’est parce que la question du travail, c’est la question de l’emploi de la vie ; et que le travail, tel que nous le voyons autour de nous, c’est juste la négation de la vie, la vie en version merde. On n’est plus dans les années 1960, vos Trentes Glorieuses, remettez-vous en, on ne les a jamais connues. Personne d’entre nous ne croit qu’il va se « réaliser » dans le taf. Ce dont on se défend maintenant, c’est que le peu de vie qui nous est laissé après le taf, en dehors du taf, ne soit réduit à néant. Le petit jeu des organisations syndicales et des partis pour limiter le terrain du conflit à la question de la loi travail, à la négociation avec le gouvernement, c’est seulement une façon de contenir notre désir de vivre, d’enfermer tout ce qui les excède dans la sphère étouffante de leurs petites intrigues. Syndicats et partis, pas besoin d’être devin pour voir, d’ores et déjà, qu’ils nous lâcheront en rase campagne au moment décisif. On leur en veut pas. C’est leur fonction. Par contre, ne nous demandez pas de leur faire confiance. C’est pas parce qu’on est jeune qu’on est né de la dernière pluie. Et puis arrêtez de nous bassiner avec vos vieux trucs qui marchent pas : la « massification », la « convergence des luttes » qui n’existent pas, les tours de paroles et le pseudo-féminisme qui vous servent juste à contrôler les AG, à monopoliser la parole, à répéter toujours le même discours. Franchement, c’est trop gros. La question, c’est pas celle de la massification, c’est celle de la justesse et de la détermination. Chacun sait que ce qui fait reculer un gouvernement, ce n’est pas le nombre de gens dans la rue, mais leur détermination. La seule chose qui fasse reculer un gouvernement, c’est le spectre du soulèvement, la possibilité d’une perte de contrôle totale. Même si on ne voulait que le retrait de la loi travail, il faudrait quand même viser l’insurrection : taper fort, se donner les moyens de tenir en respect la police, bloquer le fonctionnement normal de cette société, attaquer des cibles qui font trembler le gouvernement. La question de la « violence » est une fausse question. Ce qui est décrit dans les médias comme « violence » est vécu dans la rue comme détermination, comme rage, comme sérieux et comme jeu. Nous, c’est ça qu’on a éprouvé mercredi dernier, et qui a quelques raisons de faire flipper les gouvernants : il y avait du courage parmi nous, la peur s’était dissipée, on était sûrs de nous. Sûrs de vouloir marcher sur la tête de ceux qui nous gouvernent. Sur la tête de ceux qui, toute l’année, nous marchent sur la gueule.

Taper fort ! Taper Juste !

Contrairement à ce que nous disent les apprentis bureaucrates de l’UNEF ou du NPA, taper fort n’est pas ce qui va nous « isoler des masses », si les cibles sont justes. C’est au contraire cela qui va faire que tous ceux qui sont à bout vont nous rejoindre ; et ça fait du monde. La question que pose la loi travail, c’est la question de la politique menée par le PS depuis 35 ans, c’est de savoir si oui ou non ils vont pouvoir mener à terme leur campagne de plusieurs décennies. C’est aussi la question de la politique en général. Qu’un mouvement se lève à un an d’une campagne présidentielle, qui généralement impose le silence et l’attente à tous, en dit long sur la profonde indifférence, voire l’hostilité, qu’elle suscite déjà. Nous savons tous que les prochaines élections ne sont pas la solution, mais font partie du problème. Ce n’est pas par hasard que spontanément, mercredi dernier, les lycéens de Lyon ont cherché à atteindre le siège du PS, et se sont affrontés à la police pour frapper cet objectif. Et ce n’est pas par hasard que des sièges du PS à Paris et à Rouen a été défigurés. C’est cela que, de lui-même, le mouvement vise. Plutôt que de s’enferrer dans des négocations-piège à con, ce qu’il faut attaquer, partout en France, à partir de jeudi prochain, ce sont donc les sièges du PS. À Paris, il faut que ce soit la bataille de Solférino. Pour la suite, eh bien, on verra. Va falloir la jouer fine. Mais l’enjeu est colossal.

Ils reculent, attaquons !

https://miliparis.wordpress.com/presentation-du-mili

Commenter cet article