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Publié par Patrick Granet

Le projet de loi dit faussement « Travail », présenté le 17 mars 2016 par le gouvernement de gauche du patronat, comporte de très nombreux reculs sociaux et des attaques contre les droits des travailleurs et travailleuses. Parmi les reculs que ce projet de loi, dans sa première version, voulait imposer, il y avait un point qui concernait le travail des apprentis, donc notamment de personnes mineures. Il était en particulier prévu que les apprentis pourraient travailler dix heures par jour et jusqu’à quarante heures par semaine sans que les patrons aient besoin de demander des autorisations administratives préalables. Si cette disposition a finalement été retirée d’un projet de loi qui reste en lui-même inacceptable, cela aura au moins permis de rappeler qu’en France, au début du XXIe siècle, il y a des milliers de personnes mineures qui travaillent. Si, en principe, les adolescents ne peuvent pas travailler avant seize ans, cela peut commencer dès quinze ans dans le cadre de l’apprentissage. De plus, à côté de ce travail encadré légalement, il y a tout le travail non déclaré ou faussement déclaré, qui voit des milliers d’adolescents travailler, souvent pour aider leurs familles ou des proches.

Ce travail des adolescents n’est pas anodin. En effet, le capitalisme, dès ses débuts, a eu besoin d’utiliser toutes les forces de production imaginables, toute la main-d’œuvre disponible et cela pour le prix le plus bas possible, afin de maximiser ses profits. Il a donc eu recours massivement au travail des enfants, dès leur plus jeune âge, en pressurant le plus possible des enfants fragiles physiquement pour leur faire rendre le plus de production possible, tout en les payant le moins possible sous le prétexte, justement, de leur âge. Si cette exploitation éhontée a pu perdurer pendant des dizaines d’années, c’est bien parce que les bas salaires des adultes, qui ne leur permettaient pas de vivre dignement, obligeaient les parents à envoyer leurs enfants au travail et poussaient ceux-ci à accepter cette situation.

Lutter contre le travail des enfants, obtenir qu’il soit interdit et que les adolescents ne puissent travailler que le plus tard possible a été un combat permanent du mouvement syndical, dès le début du XIXe siècle. Les organisations syndicales ont tenté, par des articles de journaux, des manifestations, des réunions publiques ou des grèves d’obtenir d’abord la limitation du travail des enfants (durée et type de tâches), puis de le faire interdire. Or, face à ce combat de première nécessité, le patronat a toujours refusé de lui-même la moindre concession, la moindre amélioration. Il a fallu des luttes incessantes pour qu’il soit obligé de reculer, sur cette question comme sur bien d’autres. À chaque fois, pour justifier son utilisation du travail des enfants, le patronat utilisait les mêmes arguments : le soi-disant coût de la main-d’œuvre, qui rendrait trop chers leurs produits, la concurrence internationale, le fait que sans ce travail, les entreprises et donc l’économie risquaient de s’effondrer. Ces mêmes arguments qu’il utilise toujours actuellement pour justifier tous les reculs sociaux et pour s’opposer à toute amélioration de la situation des travailleurs. Sur ce point-là, comme sur d’autres, rien n’a changé.

En France comme dans la plupart des pays européens, les luttes sociales, mais aussi l’élévation de l’âge de la scolarité obligatoire, le développement économique ou encore les intérêts bien compris des États pour disposer d’une main-d’œuvre formée ont fait que le travail des enfants a été encadré, puis interdit au cours du XXe siècle, de sorte qu’aujourd’hui la question du travail des enfants est souvent vue comme un critère du degré de développement d’un pays et l’un des éléments qui sépareraient les pays capitalistes dits développés des pays capitalistes dits en voie de développement. Mais cette avancée sociale, comme d’autres, peut être remise en cause à tout moment.

Pour se rappeler quelle était la situation en France il y a un siècle, il est bon de relire une brochure écrite en 1912 par Charles Delzant[1], militant syndicaliste révolutionnaire et secrétaire de la fédération CGT des verriers. Elle rappelle que la situation actuelle des pays en voie de développement est celle que connaissaient alors les pays à la pointe de l’industrialisation.

Boris Mellow

1er décembre 1906

Dans une verrerie du Nord, j’interroge un gamin porteur de bouteilles. L’enfant a reçu un coup de canne de verrier sous l’œil. Son crâne et sa mâchoire portant l’empreinte d’une triste hérédité et tel qu’il est, il semble bien le dernier échelon d’une longue génération d’exploités.

Je l’adosse au mur d’un four à réchauffer et pendant que je le dessine, il m’apprend que son père est mineur et qu’il l’a envoyé à la verrerie pour le faire échapper à la mine. Il est dans cette usine depuis un an et demi et il a 12 ans.

Mais le directeur de l’usine qui nous accompagne surveille mon dessin. L’enfant ouvrier, ce « reproche vivant », reste immobile devant nous. Ses yeux sont terribles. L’un semble possédé d’une crainte de bête traquée, l’autre me regarde avec un peu de haine et avec l’angoisse d’une révolte qui ne viendra jamais au jour.

« Allons, c’est fini, me dit le directeur, en me poussant presque amicalement par l’épaule, l’ingénieur va venir et il ne faut pas déranger les ouvriers” ! »

Pauvre ouvrier exploité de 12 ans, j’emporte ton image et elle fortifiera dans tous les jeunes cœurs la haine de la société actuelle.

Jules Grandjouan[2]

« Des hommes et des enfants livrés à l’industrie du verre sans aucune protection »

L’industrie du verre a une existence particulière, ses coutumes, ses travaux sont particuliers ; c’est une industrie du feu. Comme telle, elle devait être soumise à des règlements spéciaux, elle ne l’a pas été, elle ne l’est pas encore ; elle vit sans obligations, sans contrôle, les hommes et les enfants lui sont livrés sans aucune protection ; elle en fait une consommation effrayante. Elle s’est développée sur la fin du siècle dernier ; ses fours ont été transformés, agrandis ; les petites usines ont disparu, la concentration s’est opérée ouvrant aux plus favorisées des prérogatives dont elles profitèrent largement.

Contre la concurrence étrangère, elle fut protégée aux frontières par des droits prohibitifs ; ainsi maîtres du marché, les patrons formèrent des comptoirs et imposèrent leurs prix. Aux syndicats ouvriers qui s’ébauchèrent[3], ils opposèrent une organisation nationale de combat ; par les coupes sombres répétées, le bannissement, les contrats léonins, les procès en cas de rupture, ils tinrent les ouvriers courbés sous leur férule.

Trop routiniers, trop veules pour lutter sur les marchés extérieurs, ils se sont laissés supplanter par leurs concurrents étrangers ; ils font leur beurre du marché intérieur en limitant la production par des chômages qui leur livrent ensuite les ouvriers affamés. Ils invoquent à tout propos la concurrence étrangère, et dans l’Est et le Centre, où ils sont outillés mécaniquement pour la fabrication des bouteilles, et pourraient lutter contre l’étranger, c’est contre la verrerie française soufflant à la canne qu’ils portent leurs coups. Ils luttent, région contre région, le Centre contre le Nord.

Leur solidarité consiste, d’une part, dans la défense des tarifs douaniers ; d’autre part, à combattre les revendications ouvrières et l’intervention législative ; hors de là : chacun pour soi. Ils s’enrichissent entre ces tarifs et une exploitation éhontée de l’enfance : les tarifs douaniers, c’est leur rempart ; l’exploitation de l’enfance, c’est leur plate-forme. Ils asservissent et pressurent notre malheureuse corporation et lui imposent le travail dans des conditions qui confinent à l’assassinat.

« Les hommes s’usent vite »

Singulière industrie que la verrerie : autour des fours transformés en vue de productions rapides et continues, les formes moyenâgeuses du travail subsistent, empirées pour les ouvriers, par la surproduction, dont les poumons sont tributaires, le travail de nuit, l’ardeur rayonnante des fours qui lancent et brûlent extérieurement, défigurent, abîment les yeux jusqu’à la cécité ; l’ouvrier verrier fait un effort des muscles et des poumons des centaines, des milliers de fois par jour, suivant les pièces qu’il produit ; il souffle dans la canne homicide pour donner, à la boule de verre en fusion, les formes voulues : le cylindre de la vitre, la bouteille, le verre, le globe ou l’appareil de laboratoire.

Son effort se répète durant huit, dix et douze heures de jour ou de nuit, dans une atmosphère viciée par la chaleur, la fumée, les microbes, qu’expectoreront les poitrines malades. Aussi les hommes s’usent-ils vite ; il en meure 80 % de la tuberculose (pulmonaire surtout) ; près de 60 % décèdent avant quarante ans, les autres ne dépassent pas cinquante.

La maladie en élimine une grande partie qui, ne voulant pas mourir, quittent le métier, dès qu’ils se sentent pris, n’attendant pas d’être cuits, comme tant d’autres qui, malgré les points, les sueurs durant le sommeil, l’amaigrissement, s’efforcent de continuer à souffler, jusqu’au jour où ils tombent pour ne plus se relever. Parmi ceux qui ont résisté, la plupart, ayant été réformés à temps, ont pu se refaire ; quelques-uns passent soixante ans, mais les générations actuelles, avec l’intensité de la production, le travail de nuit, la chaleur des fours, disparaîtront plus jeunes. L’âge de mortalité s’abaisse de plus en plus.

La dégénérescence, dans la profession, est frappante ; la mortalité infantile enlève la plus grande partie des enfants ; ceux qui vivent et accèdent au métier résistent moins que leurs ascendants. La corporation ne se reproduit plus d’elle-même comme autrefois, il faut continuellement aux verreries de nouvelles provisions de jeune viande à feu.

De là les cris d’aigles blessés des patrons lorsqu’il est question de réformes visant le travail des enfants dans leur industrie.

« L’enfant en verrerie est l’être sans défense qu’on charge et surcharge »

Ils prirent d’abord les enfants à 7 ans, dès qu’ils pouvaient tenir un outil et courir ; cette pratique criminelle a subsisté, on ne les prend plus à 7, mais à 9 et 10 ans. Les infractions à la loi sont tolérées ; où le service de l’inspection s’accomplit, on ruse, on fraude, on se moque des inspecteurs avec la complicité inconsciente des ouvriers qui, à chaque visite, font cacher les enfants. La loi est ici violée, sabotée, ridiculisée ; la répression contre ce meurtre de l’enfance n’existe pas ; pris au fait, c’est par des amendes de cent sous que les patrons s’en tirent. À ce prix-là, ils ne se privent pas de récidiver.

(…)

L’enfant en verrerie est l’être sans défense qu’on charge et surcharge ; on lui impose les mauvaises places, à la chaleur, dans la fumée, aux courses esquintantes où les hommes se refusent ; il est le bouche-trou à tous les postes ; on l’insulte, on le frappe, on le surmène, lui imposant parfois double journée ; il plie sous la fatigue, il gémit, il pleure, on ne le voit ni on ne l’entend ; autour des fours tout le monde souffre, et on est sans pitié ; un gosse tombe, se blesse, se brûle, ce n’est rien, c’est le métier qui rentre.

Cette exploitation s’est aggravée, l’appétit des patrons est sans borne : ils ne se contentent plus d’en faire des auxiliaires, ils en font des verriers ; à la canne funèbre, au feu des ouvreaux[4], ceux-ci font des travaux d’hommes. (…) Dans les verreries à bouteilles, ils portent les produits aux arches[5] à recuire ; de 500 à 700 fois par jour, ils font le trajet de leur place aux arches ; c’est par 20, 30 et 40 kilomètres que se chiffre leur parcours journalier ; cela en huit heures de travail ; ceux qui font douze heures courent davantage encore.

Passé 13 ans, souvent avant, ils deviennent cueilleurs ; encadrés dans les adultes, ils sont constamment aux ouvreaux, le corps au feu ; on exige d’eux la même résistance que des hommes ; ils résistent, mais sont maigres, brûlés au visage et parfois effrayants.

De 15 à 16 ans, ils sont grands-garçons (aides-souffleurs), ici ils soufflent, et le verre à bouteilles ordinaire a cette particularité, la composition étant rude, d’être plus dur à souffler que les autres. À 18 ou 20 ans, quelquefois avant, ils passent souffleurs.

C’est une gloire pour le jeune homme d’être souffleur de bonne heure, car la paye est plus forte ; c’est l’orgueil des parents aussi d’avoir des souffleurs qui rapportent beaucoup d’argent ; aussi les y pousse-t-on ; le glorieux jeune homme finit généralement poitrinaire à 30 ans ; mais il ne vient à personne l’idée d’accuser le métier.

Sur quatre ouvriers par place, y compris le porteur, il en est souvent trois âgés respectivement de 12, 14 et 17 ans. On comprend que, dans ces conditions, la suppression du travail de nuit soit difficile à résoudre, mais qui oblige à cela, si ce n’est l’organisation vicieuse du travail et l’abominable pratique de pousser les jeunes aux ouvreaux et au soufflage.

Mais ce ne sont ici que des exceptions, généralement les jeunes gens sont deux par place.

« Le feu abîme la peau qui finit par ne plus fonctionner »

Tout ce qu’ont fait les verreries depuis les siècles passés, c’est agrandir les fours et moderniser les procédés de chauffage ; elles chauffaient autrefois au bois, aujourd’hui, c’est au gaz. Sauf dans le verre blanc, où l’on a conservé la fonte dans les pots, les fours sont à bassin ; ce sont des monstres de feu élevés de 1200 à 1700 degrés, dégageant autour d’eux, outre la chaleur, des odeurs sulfureuses et de la fumée qui prennent à la gorge, indisposent, sèchent constamment les muqueuses et altèrent.

À ces installations devait correspondre une hygiène moderne, les maîtres ne s’en sont point souciés et ne s’en soucient toujours point ; peu leur importe que la viande à feu sèche et crève, puisqu’ils n’ont qu’à prendre de nouvelles provisions plus jeunes, plus productives. Devant les fours, les ouvriers sont à l’étouffoir, rien ne les protège ni ne les soulage. L’eau qu’ils boivent est sale ou douteuse, rarement fraîche, et en fait de réfectoire, c’est assis par terre ou sur un tas de charbon, dans la poussière et les microbes soulevés par le balayeur, qu’ils prennent leur repas.

Le travail est une souffrance continuelle, tels des damnés, les petits et les grands vont et viennent devant les fournaises, soufflent, brûlent, transpirent et crachent, l’excès de transpiration épuise, le feu abîme la peau qui finit par ne plus fonctionner, dans ces conditions le corps sèche, brûle intérieurement, on sent des picotements sous la peau, la tête s’alourdit, l’estomac rend ou refuse les aliments, c’est l’empoisonnement par les toxines que la sueur n’élimine plus. C’est, en outre, le coup de chaleur qui abat, qui ébranle tout l’organisme, qui tue quelquefois ; et c’est, en tout cas, un surmenage excessif, une torture indéfinissable.

C’est dans ces conditions que les enfants travaillent.

Le verrier ne peut pas travailler tous les jours, il doit fréquemment se reposer, se soigner ; jamais suffisamment pourtant, car il faut que la paye vienne. Mais l’adulte est maître de lui ; il s’arrête lorsqu’il est trop fatigué, il s’en va ; il n’en est pas de même de l’enfant qui doit des comptes à ses parents ou à ses maîtres, dont les plaintes sont suspectées lorsqu’il quitte l’ouvrage ; une autre considération s’impose ici : l’adulte, le chef de place, gagne généralement de quoi se soutenir, il est maître de son gain, il cherche un soulagement dans une nourriture et des boissons variées ; l’enfant, lui, n’a que ce qu’on lui donne, insuffisamment pour se nourrir et de l’eau ou du mauvais café à boire.

Charles Delzant

Extraits de Boris Mellow, « Lorsque le patronat trouvait normal de faire travailler les enfants dans les verreries » et de Charles Delzant, « Le travail de l’enfance dans les verreries », Agone n°58, « Quand la santé décuple les inégalités », 2016.

[1] Lorsqu’il écrivit cette brochure, Charles Delzant avait trente-huit ans. Il était né le 1er janvier 1874 à Fresnes-sur-Escaut, dans le Nord. Devenu verrier, il s’engagea dans le mouvement syndical des verriers qui renaissait à la toute fin du XIXe siècle après avoir connu une dure répression quelques années auparavant. Charles Delzant devint ainsi le président du syndicat des verriers à vitres de Fresnes et d’Escautpont en 1896 puis, en 1902, le secrétaire de la Fédération nationale des verriers lors de la refondation de celle-ci. Il était aussi le directeur du journal de cette fédération, La Voix des verriers. Il joua donc un rôle important, à la fois localement et nationalement. Localement, il fut l’un des principaux animateurs des grèves des verriers d’Aniche et d’Escautpont en 1900, tout en participant au groupe anarchiste local où il rencontra Pierre Monatte, militant syndicaliste révolutionnaire et futur créateur des revues La Vie ouvrière et La Révolution prolétarienne. Au niveau national, il anima activement la Fédération des verriers, essayant de la développer, tout en participant aux congrès de la CGT. Il fut ainsi l’un des signataires de la célèbre motion syndicaliste révolutionnaire du congrès d’Amiens en octobre 1906, présentée par Victor Griffuelhes.

[2] Jules Grandjouan (22 décembre 1875-12 novembre 1968), dessinateur engagé, a fait beaucoup de dessins et d’affiches pour les journaux anarchistes et les syndicats avant 1914. Il a aussi été un militant syndicaliste révolutionnaire de la CGT. Son dessin de l’enfant verrier blessé était reproduit en couverture de la brochure tirée de l’article de Delzant dans Les Temps nouveaux.

[3] Les syndicats existant en 1890 se réunirent en congrès à Lyon et constituèrent la première Fédération des verriers. Une lutte acharnée s’engagea dans laquelle la fédération fut décimée et succomba. Le mot d’ordre patronal est : pas de syndicat, pas d’intervention légale. [nda] Comme Charles Delzant le mentionne ici, cette première fédération syndicale des travailleurs du verre subit une répression anti-syndicale très forte dans les verreries. De plus, elle eut à soutenir deux grèves importantes, celle, nationale, du verre noir en 1891 et celle de Rive-de-Gier en 1894, qui furent des échecs qui laissèrent la fédération syndicale exsangue financièrement. Cette fédération finit par se dissoudre en 1897. Suite à une reprise d’activité syndicale, en particulier dans les verreries du Nord autour de 1900, une nouvelle fédération des travailleurs du verre fut constituée en 1902, sur une ligne syndicaliste révolutionnaire.

[4] Les ouvreaux sont les ouvertures faites aux parois des fours par lesquelles les ouvriers prennent le verre à l’aide de la canne qu’ils trempent dans les pots, ou creuset, ou dans le bassin. Ils y réchauffent aussi les pièces pour les finir. C’est devant les ouvreaux que les ouvriers, petits et grands, travaillent. [nda]

[5] Les pièces fabriquées sont portées dans des fours à température graduée appelés arches, où elles refroidissent lentement en avançant d’une extrémité à l’autre. D’où le terme « porter à l’arche ». [nda]

Mots-clefs : Capitalisme, conditions de travail, exploitation, industrie du verre, Patronat, santé au travail, travail des enfants

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