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Publié par Patrick Granet

Que démontre ce très chaud printemps ? Que la véritable opposition au gouvernement PS-Medef, ce ne sont ni les requins sarkozystes des Républicains, ni les technocrates relookés du FN, ni les parlementaires ramollos du Front de gauche... La véritable opposition, c’est le mouvement social. Toutes et tous ensemble, nous pouvons bloquer l’économie. Et nous pouvons aussi transformer la société.

Après trois mois de mobilisation et une quinzaine de dates de grève, le mouvement de lutte contre la loi travail ne faiblit pas et les actions continuent. La contestation s’installe dans la durée et vient bousculer le calendrier.

Le mouvement continue, le gouvernement faiblit

Face à cela, le gouvernement a bien compris ce qu’il risquait : déjà largement décrédibilisés, Hollande et Valls sont bien partis pour emporter dans leur chute l’ensemble du Parti socialiste et du social-libéralisme. Alors, pour tenter de désamorcer le mouvement, le gouvernement :

  • passe en force à l’Assemblée nationale et multiplie les déclarations autoritaires ;
  • réprime violemment les manifestations en donnant carte blanche pour matraquer et gazer ;
  • fait des promesses aux routier.es, aux enseignant.es, aux cheminot.es, aux pilotes pour empêcher le mouvement de se propager.
  • Pour gagner, c’est maintenant ! Pour une alternative autogestionnaire

    Pour gagner, il faut bloquer l’économie. Cela ne veut pas simplement dire bloquer l’approvisionnement en énergie, cela veut dire bloquer le plus de secteurs productifs possibles.

    Nous devons éviter de ne faire reposer la contestation que sur un ou deux secteurs en lutte, chaleureusement soutenus par l’ensemble des salarié-es mais isolés dans leur combat.

    Sans quoi le gouvernement aura vite fait de mettre fin à la contestation en cédant sur les revendications spécifiques de ces secteurs sans céder sur la loi Travail.

    Au contraire, nous devons marteler que tout le monde peut faire grève, même pour quelques heures. La grève est partout utile, parce qu’elle permet de libérer du temps pour manifester et passer à l’action. Seule la généralisation permettra de faire plier le gouvernement.

    Une victoire contre la loi travail redonnerait confiance à notre camp social et permettrait de donner un coup d’accélérateur aux luttes pour conquérir de nouveaux droits et combattre pied à pied la loi des patrons.

    Car au-delà de cette réforme du code du travail, l’enjeu est bien d’en finir avec les politiques d’austérité et de destruction des droits sociaux.

    Le moment politique est historique : le PS a fini de dégoûter son électorat et s’apprête sans doute à se désagréger dès 2017 ; la droite propose les mêmes recettes que le PS mais annonce encore plus d’attaques contre les travailleuses et les travailleurs ; l’extrême-droite ne dit plus rien mais se frotte les mains en observant la décomposition de la vie politique ; et la gauche réformiste rêve d’une énième recomposition politique autour d’un projet illusoire de replâtrage du capitalisme.

    Pour les politiciens et les médias, l’horizon maintenant ce sont les élections de 2017. Mais nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre de savoir à quelle sauce nous serons mangé-es l’année pC’est ici et maintenant qu’il faut commencer à discuter de la société que nous voulons vraiment.

    C’est dans les luttes, dans les entreprises et dans les quartiers qu’il faut commencer à la construire, en résistant et en s’organisant. Nous devons reconstruire une gauche anticapitaliste, libertaire et révolutionnaire pour préparer demain l’expropriation des capitalistes, l’autogestion des entreprises et la démocratie directe partout.

    Rejoignez-nous maintenant, pour ne plus subir et pour imaginer une autre société, communiste et libertair

  • rochaine.

Que démontre ce très chaud printemps ? Que la véritable opposition au gouvernement PS-Medef, ce ne sont ni les requins sarkozystes des Républicains, ni les technocrates relookés du FN, ni les parlementaires ramollos du Front de gauche... La véritable opposition, c’est le mouvement social. Toutes et tous ensemble, nous pouvons bloquer l’économie. Et nous pouvons aussi transformer la société.

Après trois mois de mobilisation et une quinzaine de dates de grève, le mouvement de lutte contre la loi travail ne faiblit pas et les actions continuent. La contestation s’installe dans la durée et vient bousculer le calendrier.

Le mouvement continue, le gouvernement faiblit

Face à cela, le gouvernement a bien compris ce qu’il risquait : déjà largement décrédibilisés, Hollande et Valls sont bien partis pour emporter dans leur chute l’ensemble du Parti socialiste et du social-libéralisme. Alors, pour tenter de désamorcer le mouvement, le gouvernement :

  • passe en force à l’Assemblée nationale et multiplie les déclarations autoritaires ;
  • réprime violemment les manifestations en donnant carte blanche pour matraquer et gazer ;
  • fait des promesses aux routier.es, aux enseignant.es, aux cheminot.es, aux pilotes pour empêcher le mouvement de se propager.

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