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Publié par Patrick Granet

NdNF : Un salut aux compagnons et/ou compagnonnes qui, lors de ces derniers jours (et mois, et années…), ont attaqué la CGT, la CFDT, et tous les syndicats, en raison de leur rôle historique de pacification des révoltes dans le monde du travail et au-delà, au service de l’Etat. Quelles que soient les manières de faire, d’en parler, de ne pas en parler, de revendiquer, de ne pas revendiquer, face au pouvoir et sa répression, ce genre de divergences n’ont pas lieu d’apparaitre publiquement, même sous le feu de la panique et de la distinction narcissique.
Les anarchistes de la CCF et celles et ceux qui expriment leur solidarité envers eux seront toujours nos compagnons face aux juges, aux flics, aux patrons et à l’Etat. Parce que l’anarchisme, ce n’est pas de sortir des brochures philosophiques pour blablatter sur ou critiquer les attaques diffuses et permanentes du mouvement anarchiste international, de Brescia à Montreuil, sous les yeux du pouvoir. « La beauté est dans la rue », disait un tag de 68… Nous reprenons ci-aprés un communiqué publié sur Contrainfo
:

Dans la nuit du 24 au 25 juin 2016 des compagnons-nes d’une “Cellule parmi tant d’autres…” ont attaqué le siège national du syndicat de la CGT. Action qui fût revendiqué dans la foulée pour dénoncer la collaboration des syndicats avec la préfecture de police et en solidarité avec les rebelles prisonniers en France ainsi qu’avec les membres de la CCF dont le procès pour leur tentative d’évasion assumée est en train de se terminer ; précisant sur le revendiqué qu’illes étaient gravement blessé(e)s, traqué(e)s par les flics et en clandestinité.

Le 25 juin 2016 ce fût l’emballement médiatique, le représentant de la CGT Martinez, plusieurs ministres, dont celui du ministère du travail El Komhri et le premier ministre Valls, ainsi que l’ensemble des représentants de divers syndicats ont tour à tour fait des déclarations publiques condamnant ces actes (on s’en serait douté…) et précisant que les forces de police seraient renforcées afin de protéger les sièges des centrales syndicales et de traquer les responsables “visiblement bien organisés” de cette attaque.

Une telle mobilisation politique et répressive ne s’explique pas tant par le niveau de violence utilisé lors de cette attaque d’intensité relativement faible (pourtant jugée d’une ampleur jamais égalée par les médias) que par la cible choisie.

En effet les compagnons-nes ont démontré qu’il était possible d’attaquer et même de s’introduire dans le bâtiment du siège de la centrale syndicale la plus vidéo-surveillé de France, la plus protégé par de nombreux vigiles professionnels et par un dispositif policier accru en ces temps de conflit social et d’État d’urgence.

Malgré ce que prétend Martinez, les compagnons-nes avaient la possibilité de rentrer dans le bâtiment afin de pousser plus en avant leurs passions destructrices, ainsi qu’en témoigne les photos de la porte défoncé. Ce n’est donc ni le manque de temps, ni les vigiles, ni le prétendu système qui se serait déclenché qui les en a empêché.

Le même jour 25.06.16, en plein battage politico-médiatique, le site anarchiste les “Brèves Du Désordre” se dissocie publiquement des compagnons-nes sous prétexte qu’une action telle que celle-là n’a pas à être revendiqué et que les perspectives en terme de solidarité des compagnons-nes ne leur plaisent pas.

Voici la brève réponse faite par un des compagnons-nes responsable de l’attaque suite à cette dissociation.

[Repris de Contrainfo.]

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