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Publié par Patrick Granet

Le référendum de Loire-Atlantique sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, c’est dimanche 26 juin. Que le oui ou le non l’emporte, la lutte ne cessera pas !

Le gouvernement Valls a donc décidé qu’un référendum local sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes aurait lieu le 26 juin 2016 et serait limité au seul département de Loire-Atlantique. Le cadre territorial et la date ont été choisis parce qu’ils offrent au gouvernement la plus grande probabilité d’obtenir un vote positif, et ainsi pour donner une légitimité à sa volonté d’expulsion des habitants et habitantes historiques et des zadistes, et détruire l’expérimentation sociale et économique qui se construit sur le site.

Pourtant le Conseil national de la transition écologique (CNTE) a émis, jeudi 24 mars, un avis jugeant insatisfaisant le projet d’ordonnance « relative à la consultation locale sur un projet relevant de la compétence de ­l’État ayant une incidence sur l’environnement » qui lui était soumis par le ministère de l’Environnement. Sans état d’âme, le gouvernement s’est assis sur cet avis. Il s’agit d’un nouveau déni de démocratie de la part de ce gouvernement autoritaire, qui a démontré qu’il ne cherchait pas à consulter l’ensemble des habitants et habitantes concernés – en particulier ceux et celles d’Ille-et-Vilaine – mais à faire passer une décision arbitraire.

Cet entêtement a déjà été marqué par des mensonges d’État (exemple : la dissimulation du rapport défavorable au projet de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement – DREAL – des Pays de la Loire). Comme était défavorable le rapport du 5 avril des trois inspecteurs généraux des ponts, des eaux et des forêts, missionnés par la ministre de l’Environnement, qui rejettent l’actuel projet, défendu par le gouvernement et le chef de l’État.

Volonté d’en découdre

Ce projet est aussi en contradiction avec les engagements de ­l’État sur la transition énergétique, puisque qu’il participe à un modèle de développement fondé sur les énergies fossiles. Et le gouvernement viole aussi allègrement ses propres engagements concernant la pause du projet tant que l’ensemble des procédures juridiques contestant le projet ne serait pas terminé, ce qui n’est à ce jour par le cas…

Quel que soit le résultat de ce référendum, la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes restera inacceptable. Et, en cas de victoire du oui, la question de l’expulsion des zadistes ne sera pas une mince affaire. Selon toute probabilité le sang coulera. Mais au vu de la campagne que mènent les partisans du oui – qui en tout premier lieu réclament l’expulsion des zadistes –, il s’agit bien d’une volonté d’en découdre, de détruire un collectif militant, mais aussi les personnes qui le constituent.

Nous continuerons dans tous les cas de figure à combattre pour empêcher la construction de cet aéroport. Nous soutiendrons les habitants et habitantes historiques et les zadistes contre toute tentative d’expulsion. Nous comptons utiliser tous les moyens possibles pour y parvenir, y compris en cherchant à faire échouer le gouvernement dans ce référendum.

Jacques Dubart (AL Nantes)

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