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Publié par Patrick Granet

Le militant, membre de la compagnie Jolie Môme, a été arrêté, mardi, à la suite de l'occupation du siège du Medef. Il aurait, par ailleurs, été blessé par le responsable de la sécurité de l'organisation patronale.

  • Loïc Canitrot, un des fondateurs de Nuit debout, en garde à vue

Milieu de journée, mardi, dans le VIIe arrondissement de Paris. Mobilisés contre la loi Travail, une petite centaine de militants de Nuit debout et d’intermittents du spectacle investissent les locaux du Medef. Des manifestants montent au deuxième étage, et déploient une banderole, où il est inscrit : «Le déficit de l’Unedic masque les profits du patronat.»

«On était très calmes, pas du tout vindicatifs, affirme un des participants à l’action. Mais visiblement, le responsable de la sécurité des lieux n’a pas apprécié, et s’est mis rapidement en colère.» Au premier étage, quelques minutes plus tard, Michel, intermittent du spectacle, entend alors un cri derrière lui. «Je me retourne et je vois Loïc Canitrot s’effondrer, puis le responsable de la sécu s’enfuir dans son bureau.» Explication, selon ce proche : Loïc Canitrot aurait reçu un violent coup de pied dans les parties génitales. Intermittent et membre de la compagnie de théâtre Jolie Môme, il l’est l’un des cofondateurs, avec le journaliste François Ruffin, du mouvement Nuit debout.

Rassemblement de soutien

L’organisation patronale, de son côté, soutient la thèse inverse, dans un communiqué publié mardi : «Le Medef a été envahi par une centaine de manifestants. Les actions commises, à commencer par l’agression d’un salarié du Medef, sont inacceptables. Le Medef portera plainte en conséquence contre les auteurs de ces actes». Et son président, Pierre Gattaz, d’affirmer : «L’attitude irresponsable de certains syndicats, la CGT et FO en tête, encourage et justifie des actions de ce type. […] Tout ce que ces gens prouvent, c’est leur irresponsabilité et leurs comportements de voyous.»

En début d’après-midi, les forces de l’ordre évacuent le siège de l’organisation patronale. Loïc Canitrot, lui, est placé en garde à vue au commissariat du VIIe arrondissement. Il sera conduit, en début de soirée, à l’hôpital pour une consultation. Un rassemblement de soutien est organisé, ce mercredi à 13 heures, devant le commissariat, notamment à l’appel du mouvement des intermittents et précaires (CIP).

Mise à Jour, 21h30: Loïc Canitrot, à qui il est reproché des "violences en réunion", a été déféré au parquet en fin de journée et devrait passer la nuit de mercredi à jeudi au dépôt, avant un passage en comparution immédiate, jeudi.

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