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Publié par Patrick Granet

Place de la Bastille (Paris IVe), le 23 juin. La précédente manifestation contre le projet de loi du travail de loi Travail, un premier temps interdite, avait finalement eu lieu autour du bassin de l'Arsenal à la Bastille sur 1,6 kms. Près de 2000 CRS étaient mobilisés pour l'encadrer.

Catherine Gasté

PolitiqueLoi TravailLoi El KhomriCGTFOMabifestation

La semaine dernière c'était « non », cette semaine c'est « oui »... Ironie de l'histoire : le trajet du 11e défilé contre la loi Travail prévu aujourd'hui à Paris — de la place de la Bastille à la place d'Italie — s'avère être est celui qui avait été « étudié » par les services de la préfecture de police pour le défilé du 23 juin et finalement refusé en haut lieu au nom de « raisons de sécurité ». Oublié aussi le feuilleton de l'interdiction puis finalement l'autorisation du défilé sur un périmètre restreint d'1,6 km autour de la Bastille. Cette fois, la préfecture a donné son feu vert en bonne et due forme pour une manifestation « normale ». « C'est assez étrange, car entre-temps rien n'a changé », remarque Pascal Joly de la CGT, en charge de l'organisation du défilé parisien. « On peut supposer que les considérations ayant amené à vouloir interdire la manifestation du 23 juin n'étaient pas seulement liées à des questions de sécurité... », poursuit, un brin ironique, le secrétaire général cégétiste de l'Union régionale d'Ile-de-France.

Loi Travail : d'une manif à l'autre, la préfecture change d'avis

>Politique|Catherine Gasté|28 juin 2016, 7h00 | MAJ : 28 juin 2016, 7h22|11

Place de la Bastille (Paris IVe), le 23 juin. La précédente manifestation contre le projet de loi du travail de loi Travail, un premier temps interdite, avait finalement eu lieu autour du bassin de l'Arsenal à la Bastille sur 1,6 kms. Près de 2000 CRS étaient mobilisés pour l'encadrer.

Catherine Gasté

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La semaine dernière c'était « non », cette semaine c'est « oui »... Ironie de l'histoire : le trajet du 11e défilé contre la loi Travail prévu aujourd'hui à Paris — de la place de la Bastille à la place d'Italie — s'avère être est celui qui avait été « étudié » par les services de la préfecture de police pour le défilé du 23 juin et finalement refusé en haut lieu au nom de « raisons de sécurité ». Oublié aussi le feuilleton de l'interdiction puis finalement l'autorisation du défilé sur un périmètre restreint d'1,6 km autour de la Bastille. Cette fois, la préfecture a donné son feu vert en bonne et due forme pour une manifestation « normale ». « C'est assez étrange, car entre-temps rien n'a changé », remarque Pascal Joly de la CGT, en charge de l'organisation du défilé parisien. « On peut supposer que les considérations ayant amené à vouloir interdire la manifestation du 23 juin n'étaient pas seulement liées à des questions de sécurité... », poursuit, un brin ironique, le secrétaire général cégétiste de l'Union régionale d'Ile-de-France.

Perplexité

Dans les bureaux du syndicat Unité SGP Police FO, ce côté girouette de la préfecture laisse tout aussi perplexe le secrétaire général adjoint, Antoine Comte : « La semaine dernière le trajet ne convenait pas, cette semaine la préf dit oui ! » s'est-il étonné hier sur les ondes de France Info. Officiellement, donc, la manifestation du 28 juin ne pose pas autant de problèmes d'intendance que celle du 23 juin, jugée « à risques ». Comme la semaine dernière, la préfecture de police de Paris a annoncé avoir mobilisé 2 500 policiers pour encadrer le parcours entre Bastille et place d'Italie. Et comme le 23 juin, les manifestants seront « systématiquement contrôlés » à l'arrivée et sur « l'ensemble de l'itinéraire ». Les services d'ordre syndicaux de la CGT et de FO ont eux aussi battu le rappel des gros bras bénévoles pour cette journée, considérée pourtant dans les QG comme « à risques ». Plusieurs sources syndicales évoquent de probables débordements avec des jeunes radicaux refoulés lors du défilé du 23 juin. « Les casseurs vont sans doute vouloir refaire le match ! » craint ce responsable syndical. Une inquiétude liée aussi à un climat social de plus en plus tendu. L'impact du Brexit sur une opinion de plus en plus clivée au sujet de l'Europe, ajouté à la victoire du « oui » au référendum de l'aéroport de Nantes, risque de faire chauffer les cortèges. Manuel Valls sent-il le besoin de renouer absolument le dialogue ? Hier, on apprenait qu'il recevrait l'ensemble des organisations syndicales et patronales à partir de mercre

Loi Travail : d'une manif à l'autre, la préfecture change d'avis

>Politique|Catherine Gasté|28 juin 2016, 7h00 | MAJ : 28 juin 2016, 7h22|11

Place de la Bastille (Paris IVe), le 23 juin. La précédente manifestation contre le projet de loi du travail de loi Travail, un premier temps interdite, avait finalement eu lieu autour du bassin de l'Arsenal à la Bastille sur 1,6 kms. Près de 2000 CRS étaient mobilisés pour l'encadrer.

Catherine Gasté

PolitiqueLoi TravailLoi El KhomriCGTFOMabifestation

La semaine dernière c'était « non », cette semaine c'est « oui »... Ironie de l'histoire : le trajet du 11e défilé contre la loi Travail prévu aujourd'hui à Paris — de la place de la Bastille à la place d'Italie — s'avère être est celui qui avait été « étudié » par les services de la préfecture de police pour le défilé du 23 juin et finalement refusé en haut lieu au nom de « raisons de sécurité ». Oublié aussi le feuilleton de l'interdiction puis finalement l'autorisation du défilé sur un périmètre restreint d'1,6 km autour de la Bastille. Cette fois, la préfecture a donné son feu vert en bonne et due forme pour une manifestation « normale ». « C'est assez étrange, car entre-temps rien n'a changé », remarque Pascal Joly de la CGT, en charge de l'organisation du défilé parisien. « On peut supposer que les considérations ayant amené à vouloir interdire la manifestation du 23 juin n'étaient pas seulement liées à des questions de sécurité... », poursuit, un brin ironique, le secrétaire général cégétiste de l'Union régionale d'Ile-de-France.

Perplexité

Dans les bureaux du syndicat Unité SGP Police FO, ce côté girouette de la préfecture laisse tout aussi perplexe le secrétaire général adjoint, Antoine Comte : « La semaine dernière le trajet ne convenait pas, cette semaine la préf dit oui ! » s'est-il étonné hier sur les ondes de France Info. Officiellement, donc, la manifestation du 28 juin ne pose pas autant de problèmes d'intendance que celle du 23 juin, jugée « à risques ». Comme la semaine dernière, la préfecture de police de Paris a annoncé avoir mobilisé 2 500 policiers pour encadrer le parcours entre Bastille et place d'Italie. Et comme le 23 juin, les manifestants seront « systématiquement contrôlés » à l'arrivée et sur « l'ensemble de l'itinéraire ». Les services d'ordre syndicaux de la CGT et de FO ont eux aussi battu le rappel des gros bras bénévoles pour cette journée, considérée pourtant dans les QG comme « à risques ». Plusieurs sources syndicales évoquent de probables débordements avec des jeunes radicaux refoulés lors du défilé du 23 juin. « Les casseurs vont sans doute vouloir refaire le match ! » craint ce responsable syndical. Une inquiétude liée aussi à un climat social de plus en plus tendu. L'impact du Brexit sur une opinion de plus en plus clivée au sujet de l'Europe, ajouté à la victoire du « oui » au référendum de l'aéroport de Nantes, risque de faire chauffer les cortèges. Manuel Valls sent-il le besoin de renouer absolument le dialogue ? Hier, on apprenait qu'il recevrait l'ensemble des organisations syndicales et patronales à partir de mercre

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