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Publié par Patrick Granet

LE CAPITALISME NOUS RAVAGE, RAVAGEONS LE CAPITALISME !

Yannis Youlountas, mars 2016

Ce qui se passe en Grèce, comme ailleurs, est un crime contre l’humanité, un crime contre la vie, un crime contre la nature. Morceau par morceau, étape par étape, tout est à vendre. Mais la stratégie du choc – troublante et culpabilisante – ne bat plus son plein : de plus en plus de gens comprennent de mieux en mieux que tout n’est qu’un prétexte à l’enrichissement des plus riches et à l’exploitation des plus pauvres.

Le capitalisme n’est pas en crise. Le capitalisme triomphe, s’étend et se durcit dans son apogée néolibérale. La Grèce n’est pas non plus en crise. Ce n’est qu’un pillage parmi d’autres : pas le premier, pas le dernier, quelle qu’en soit la cause.
De même, cette dette n’est pas notre dette, c’est l’arme principale de ceux qui nous frappent, nous torturent et nous menacent de mort tous les jours. La troïka et tous ceux qui collaborent avec elle sont des bourreaux, des manipulateurs et des tueurs en série. Ce sont, de surcroit, des pervers puisqu’ils s’appliquent parallèlement à culpabiliser leurs victimes.

Ce qui se passe en Grèce, comme ailleurs, est un crime contre l’humanité, un crime contre la vie, un crime contre la nature. Un jour, c’est certain, l’un des tyrans subira la foudre de la foule ou la colère d’un orphelin. Ce ne sera pour moi que légitime défense. Jamais je ne me désolidariserai de ceux qui retournent l’arme contre leur bourreau. Jamais, je ne tomberai dans le piège de l’obéissance morale à l’injonction de laisser à l’État le seul droit de frapper.

Non, l’État ne nous défend pas, mais sert les intérêts des puissants.
Non, Tsipras n’est pas une victime, mais un collaborateur.
Non, nous ne sommes coupables que d’une chose : nous être insuffisamment rebellés jusqu’ici.
Le capitalisme nous ravage, ravageons le capitalism

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