Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Patrick Granet

(fr) ucl-saguenay: Vulgarisations: La Plus-value et la valeur d'u

Tentative de Vulgarisation de l'Anarchisme est une série d'essai visant à expliquer les
bases de ce courant politique et philosophique et les rendre accessible en élaborant de
courts textes sur différents sujets groupés en thèmes. L'ensemble des textes peuvent être
retrouvés au moyen du libellé "vulgarisation" et des noms des thèmes abordés. ----
**Rappel: Ces essais visant à dresser un tableau large et accessible, leur contenu
n'engage en rien le Collectif Emma Goldman ni ses positions ni ses membres.*** ---- La
propriété privée, sous le capitalisme, prend la forme de la plus-value retirée de la
production industrielle, de l'extraction des ressources et des emplois visant à augmenter
la consommation. Voici donc un bref exposé des mécanismes du capitalisme

La Plus-value et la valeur d'une production

À cause de la propriété privée des moyens de productions, la classe possédante est en
mesure de restreindre l'accès des gens à la plupart des commodités. Les prolétaires ne
peuvent pas planter librement dans les champs, et ne peuvent pas utiliser les ateliers
pour produire ce qu'ils et elles ont besoin.
Ne pouvant pas travailler pour eux/elles-mêmes, les prolétaires doivent vendre leur force
de travail à un patron. Ce dernier possède les installations où la production du
nécessaire peut s'effectuer. Pour un salaire, fixé à un certain montant par heure, un(e)
employé(e) produira donc pour le patron.

Imaginons dix prolétaires qui cuisinent et vendent cent burgers en une heure, qu'illes
soient payéEs 10$ par heure chacun(e), mais que chaque burger soit vendu 10$ alors qu'il
ne coûte que 5$ à l'entreprise en terme d'ingrédients et d'absorption du coût des machines
de la cuisine. La production totale aura coûté 500$ plus le salaire des employéEs, 100$.
Si tous les burgers sont vendus, c'est 1000$ qui entrent dans les caisses de l'entreprise.
Ce 400$ de profit que fait le patron, c'est la plus-value. En effet, chaque employé a
contribué à un revenu total de 1000$, mais ne touche que 10$, soit 1% de la valeur
produite au total. De plus, les ingrédients et les machines ont également été recueillis
et produites par d'autres prolétaires. Le propriétaire de l'entreprise n'a pas eu à s'en
occuper, et bien souvent paie même (mieux) des employés pour la gestion de son entreprise.
Un esclave ne s'appartient pas, et 100% de son travail appartient à ses maîtres. Bien que
le ou la prolétaire ne soit pas une propriété, 99% de son travail appartient à ses
maîtres. Est-il/elle vraiment plus libre? C'est pour cette raison que les socialistes
libertaires parlent d'esclavage du salariat.

Aujourd'hui, une grande part des emplois de production industrielle ont été délocalisés
dans les pays du Tiers-Monde, où l'impérialisme occidental et le financement de dictatures
permet de maintenir la main-d'oeuvre docile et peu encline à demander de meilleures
conditions d'emploi, ce qui fait de ces derniers des emplois très dangereux et mal payés.
Pendant ce temps, en Occident, la classe dominante a réussi à utiliser les volontés de
meilleurs salaires et d'accès à l'éducation que les travailleurs et travailleuses
demandaient lorsqu'organisé(e)s en syndicats. La classe possédante a ainsi fait de la
population occidentale une classe de consommateurs et d'administrateurs, dont les travaux,
bien souvent non-productifs, servent tout de même à augmenter la plus-value des
entreprises capitalistes et donc ajoute une valeur à la consommation. Ce fut, depuis la
deuxième moitié du XXe siècle, la création d'une forme de prolétariat «intellectuel»,
cohabitant avec les grands secteurs industriels encore présent, mais menaçant toujours les
employé(e)s de fermer usine si les employé(e)s n'acceptent pas assez le recul de leurs
droits. Si ces usines et ces entreprises, souvent orientées vers l'extraction de
ressources naturelles devaient fermer, les travailleurs et travailleuses se retrouveraient
sans emploi et ne pourraient plus consommer, ce qui réduirait le pouvoir d'achat de la
région, poussant d'autres entreprises incapables d'avoir assez de consommateurs à fermer
leurs portes. C'est un cercle vicieux qui ne peut avoir que deux issues: La première, un
retour aux conditions horribles d'exploitation du XIXe siècle dans les usines, ou la
seconde la prise du pouvoir par les travailleuses et travailleurs dans leur milieu de
travail et dans leur milieu de vie. Cette dernière option est non seulement la plus
profitable, mais amène également la démocratie dans la gestion de nos vies et donc notre
émancipation réelle.

Le texte de la semaine passée faisait un bref récapitulatif historique de la propriété privée
pour illustrer comment elle en est venue à se manifester ainsi.
Le texte de la semaine prochaine portera sur le temps de travail.
Ce dernier paraîtra Lundi le 9 Novembre prochain.

http://ucl-saguenay.blogspot.co.il/2015/11/vulgarisations-la-plus-value-et-la.html

===https://berlin.fau.org/news/no-wage-no-
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe http://lists.ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr

 

 

 

 

 

 

 

Jesus Belzunce sur

 

Tentative de Vulgarisation de l'Anarchisme est une série d'essai visant à expliquer les
bases de ce courant politique et philosophique et les rendre accessible en élaborant de
courts textes sur différents sujets groupés en thèmes. L'ensemble des textes peuvent être
retrouvés au moyen du libellé "vulgarisation" et des noms des thèmes abordés. ----
**Rappel: Ces essais visant à dresser un tableau large et accessible, leur contenu
n'engage en rien le Collectif Emma Goldman ni ses positions ni ses membres.*** ---- La
propriété privée, sous le capitalisme, prend la forme de la plus-value retirée de la
production industrielle, de l'extraction des ressources et des emplois visant à augmenter
la consommation. Voici donc un bref exposé des mécanismes du capitalisme

La Plus-value et la valeur d'une production

À cause de la propriété privée des moyens de productions, la classe possédante est en
mesure de restreindre l'accès des gens à la plupart des commodités. Les prolétaires ne
peuvent pas planter librement dans les champs, et ne peuvent pas utiliser les ateliers
pour produire ce qu'ils et elles ont besoin.
Ne pouvant pas travailler pour eux/elles-mêmes, les prolétaires doivent vendre leur force
de travail à un patron. Ce dernier possède les installations où la production du
nécessaire peut s'effectuer. Pour un salaire, fixé à un certain montant par heure, un(e)
employé(e) produira donc pour le patron.

Imaginons dix prolétaires qui cuisinent et vendent cent burgers en une heure, qu'illes
soient payéEs 10$ par heure chacun(e), mais que chaque burger soit vendu 10$ alors qu'il
ne coûte que 5$ à l'entreprise en terme d'ingrédients et d'absorption du coût des machines
de la cuisine. La production totale aura coûté 500$ plus le salaire des employéEs, 100$.
Si tous les burgers sont vendus, c'est 1000$ qui entrent dans les caisses de l'entreprise.
Ce 400$ de profit que fait le patron, c'est la plus-value. En effet, chaque employé a
contribué à un revenu total de 1000$, mais ne touche que 10$, soit 1% de la valeur
produite au total. De plus, les ingrédients et les machines ont également été recueillis
et produites par d'autres prolétaires. Le propriétaire de l'entreprise n'a pas eu à s'en
occuper, et bien souvent paie même (mieux) des employés pour la gestion de son entreprise.
Un esclave ne s'appartient pas, et 100% de son travail appartient à ses maîtres. Bien que
le ou la prolétaire ne soit pas une propriété, 99% de son travail appartient à ses
maîtres. Est-il/elle vraiment plus libre? C'est pour cette raison que les socialistes
libertaires parlent d'esclavage du salariat.

Aujourd'hui, une grande part des emplois de production industrielle ont été délocalisés
dans les pays du Tiers-Monde, où l'impérialisme occidental et le financement de dictatures
permet de maintenir la main-d'oeuvre docile et peu encline à demander de meilleures
conditions d'emploi, ce qui fait de ces derniers des emplois très dangereux et mal payés.
Pendant ce temps, en Occident, la classe dominante a réussi à utiliser les volontés de
meilleurs salaires et d'accès à l'éducation que les travailleurs et travailleuses
demandaient lorsqu'organisé(e)s en syndicats. La classe possédante a ainsi fait de la
population occidentale une classe de consommateurs et d'administrateurs, dont les travaux,
bien souvent non-productifs, servent tout de même à augmenter la plus-value des
entreprises capitalistes et donc ajoute une valeur à la consommation. Ce fut, depuis la
deuxième moitié du XXe siècle, la création d'une forme de prolétariat «intellectuel»,
cohabitant avec les grands secteurs industriels encore présent, mais menaçant toujours les
employé(e)s de fermer usine si les employé(e)s n'acceptent pas assez le recul de leurs
droits. Si ces usines et ces entreprises, souvent orientées vers l'extraction de
ressources naturelles devaient fermer, les travailleurs et travailleuses se retrouveraient
sans emploi et ne pourraient plus consommer, ce qui réduirait le pouvoir d'achat de la
région, poussant d'autres entreprises incapables d'avoir assez de consommateurs à fermer
leurs portes. C'est un cercle vicieux qui ne peut avoir que deux issues: La première, un
retour aux conditions horribles d'exploitation du XIXe siècle dans les usines, ou la
seconde la prise du pouvoir par les travailleuses et travailleurs dans leur milieu de
travail et dans leur milieu de vie. Cette dernière option est non seulement la plus
profitable, mais amène également la démocratie dans la gestion de nos vies et donc notre
émancipation réelle.

Le texte de la semaine passée faisait un bref récapitulatif historique de la propriété privée
pour illustrer comment elle en est venue à se manifester ainsi.
Le texte de la semaine prochaine portera sur le temps de travail.
Ce dernier paraîtra Lundi le 9 Novembre prochain.

http://ucl-saguenay.blogspot.co.il/2015/11/vulgarisations-la-plus-value-et-la.html

===https://berlin.fau.org/news/no-wage-no-
_________________________________________________
A - I n f o s
informations par, pour, et au sujet des anarchistes
Send news reports to A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
Subscribe/Unsubscribe http://lists.ainfos.ca/mailman/listinfo/a-infos-fr
Archive: http://ainfos.ca/fr

 

 

 

 

 

 

 

Jesus Belzunce sur

 

 

 

 

Commenter cet article