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Publié par Patrick Granet

Les parcours des manifestations reviennent enfin à celles et ceux qui y participent.

La chose est actée. Les parcours des manifestations reviennent enfin à celles et ceux qui y participent, quel grand axe, quelle ruelle, quels objectifs ou quelles joies, et inversement. L’une d’hier 23 juin, au départ d’Hôtel de Ville (selon la Préfecture) défilera au bon gré des rues du Marais puis des Halles au plaisir toujours renouvelé de surprendre ce léger effroi dans le regard, l’expression d’une surprise de la manifestation surprise sur chaque visage, les postures des passant(e)s, des boutiquiers, des attablé(e)s des bars, l’irruption du politique un peu autrement, vraiment vivante, à leur rencontre, traversant le Sentier, jusqu’à la Banque de France où les deux plantons de gendarmes dont le plastron anti-balles ballait vu la chaleur ont regardé passer le très-très beau cortège aux belles banderoles dont la fameuse : "Néolibéralisme, Mange tes Morts" qu’il n’y ait eu depuis fort longtemps dans le quartier, qu’ensuite au Palais Brongniart les rues offraient d’autres perspectives au mouvement, quand déjà au kilomètre 3, les premières sirènes de la x éme compagnie de CRS déboulent déchargent et chargent mais sans succès aucun, et ce malgré une cavalerie d’une dizaine de voitures sérigraphiées arrivant toutes trompettes, de motards, et de BAC.
Des barrages filtrants s’improvisent aux trottoirs du Boulevard Bonne Nouvelle, on les sent un peu dépassés, ils ont chaud les policiers, ils essayent, mais c’est peine perdue. Aucune arrestation, zéro nasse, zéro gazage, matraquage ; l’inertie y fut cohésive aux moments décisifs, vive, rapide, le choix des rues et des pistes suivies tout autant.

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