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Publié par Patrick Granet

ur un soulèvement de la jeunesse

D’après le Texte interrompu par une grenade de Richard Deshayes

« Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France » aurait dit Hamlet. D’hivernal… L’air s’y faisait glaçant, irrespirable.

Un monde s ‘effondre dans la médiocrité des jours qui succèdent aux jours, des nuits qui succèdent aux nuits, tandis que sous notre ciel rien ne change et beaucoup de gens résignés et soumis subissent l’effondrement de cette civilisation du fric et de l’égoïsme dans la passivité et l’impuissance. Nous qui sommes jeunes, devrions nous mettre à leur diapason, accepter aujourd’hui dans sa misère insupportable au nom du lendemain, d’espoirs, de projets dans l’avenir, au nom d’une révolution ou de changements futurs qui ne viendront jamais si maintenant nous ne nous dressons pas pour lutter.

On a toujours su plus ou moins que pour nous il n’y avait qu’une seule chose a faire : la Révolution. C’était abstrait mais on savait déjà cela. Mais ces révolutions qu’on nous demandait de faire étaient tellement abstraites qu’elles se plaquaient sur notre vie comme un corps étranger, un projet à part des problèmes de tous les jours, une révolution qui avait sa place à elle, casée entre le boulot, les boîtes de nuit, la famille… et surtout répondait toujours au futur ou en référence au passé ou à d’autres pays, et non à des questions qui nous brûlent le cœur et le cerveau à chaque instant de notre existence.

Et quand on parle de s’y mettre sérieusement et de se révolter en allant au plus court parce que vivre est devenu quasiment impossible dans ce pays où nous manquons d’oxygène au point d’en crever, il y a toujours des révolutionnaires qui nous exhortent à y aller mou, à attendre que beaucoup de gens soient prêts à se révolter. Alors nous répondons que c’est maintenant que nous avons fait le choix d’être libres, que notre choix, notre révolte nous suffit, que nous n’allons pas attendre dix ans et nous languir jusqu’au jour miraculeux où les encravatés passeront de notre côté.

La révolte c ‘est notre façon à nous de prendre nos destinées en main et d’avoir prise sur nos vies. Si nous sommes aussi impatients c’est que nous en avons marre de d’être acculés à nous dire « ça ne peut plus durer » ; « il va se passer quelque chose » car rien ne se passe et notre jeunesse fout le camp sans espoir de retour.

Nous sommes des centaines de milliers de jeunes mecs qui se demandent « alors on va rester les bras croisés à attendre ? » Parce que nous étions isolés individuellement ou en bandes dans des milieux où les gens sont trois cents fois moins pressés et impatients d’en finir avec ce système inhumain. Attendre quoi ? Que les sales cons cessent de nous user et les flics de nous matraquer, et les grands patrons de nous exploiter ? Que la société nous offre un débouché qui nous plaise, un type de vie où nous soyons tous heureux ? Qu’un parti plus révolutionnaire qu’un autre nous propose le dépliant programme du bonheur illustré en vingt-sept mensualités seulement ? On peut toujours attendre en se trouvant des consolations, on peut toujours marcher sur les boulevards ou au quartier quand on a du temps à tuer. On peut toujours s’offrir le cinéma, qui ne cesse d’augmenter, ça entre par un œil, ça sort par l’autre et ça fait toujours une heure et demie de tirée. On peut glander dans les cafés en payant sa consommation à l’avance, essayer de revoir le mec ou la nana avec qui on sortait il y a six mois histoire de baiser un coup, on peut toujours se tenir chaud entre copains, gratter la guitare, chourer des fringues, se rouler un joint, se saouler la gueule.

On peut toujours survivre : il y a 12 000 façons de ne pas vivre.

Mais survivre, c’est ça qu’on veut ? Essayer de se voiler les yeux et l’esprit pour ne pas voir qu’on va tout droit finir comme nos vieux « et ça fait des grands Slurp ! »[1], quitte à jouer les désabusés de l’existence, les « le-jour-du-grand-soir-on-sera-quand-même-prêts… » Plutôt crever tout de suite. Plutôt la vie !

Parce qu’avec ce monde de cons qu’on nous a imposé à notre naissance, on en serait presque à se demander si la joie ça existe, et l’amour, la chaleur humaine aussi. Depuis une dizaine de jours on sait que oui, depuis la fête sauvage chaque soir sur la place de la « Rêvepublique », on sent que ça ne demande qu’à jaillir et à percer le blindage des interdits et même des caractères fermés par les désillusions, la solitude, le désespoir. Seulement ça on ne l’obtient pas en mendiant, ça ne s’achète pas, ça ne se revendique pas. Ça s’arrache ! Ça s’affirme ! Si on veut vivre et faire ce qu’il nous plait de faire quand ça nous plait, avoir ce qu’on désire sans attendre dix ans qu’on en ait plus envie, si on veut de la liberté et du bon temps, de la liberté dans nos mouvements, dans notre façon de vivre, de nous grouper, de nous habiller, de nous comporter, si on veut être libres de faire l’amour et libres de satisfaire tous nos besoins, il n’y a qu’une chose à faire : le faire ici et maintenant … pas quand on sera des cadavres.

Notre passion de vivre est la force la plus révolutionnaire qui soit.

Parce qu’enfin combien de temps les crevures croient-elles que leur règne va encore durer ? Combien de temps s’imaginent-ils que nous allons rester à nous sentir creux, sans énergie, sans motivation ? Combien de temps avant qu’on vous saute à la gueule, vieux ours de l’oligarchie ? Et qu’est-ce qu’on a à perdre une fois balancés les pauvres gadgets smartphoniens, les perches à selfies et j’en passe, nos reflets d’existence auxquels on se raccroche pour ne pas être définitivement écœurés ? Vous nous poussez au désespoir et vous pensez qu’on supportera longtemps vos programmes d’étude à la con qui ne nous serviront jamais à rien ?

Beaucoup de jeunes même à cinq ou dix n’ont pas attendu d’être des millions pour s’y mettre, ils ont commencé à se regrouper partout en France et à l’étranger pour faire face à l’injustice de cette société à notre égard et répondre aux agressions dont nous sommes constamment l’objet : même à cinq ou dix on peut donner corps à la révolte, faire reculer les flics de tous les jours, et aussi payer de moins en moins ce qu’on peut se procurer, trouver de l’amitié, briser l’isolement et commencer à vivre. Vivre debout et libre comme l’écrit Césaire.

« Vous êtes des fous, des utopistes » crient les conservateurs et les briseurs de rêves. Mais si on additionne des groupes de fous de cinq et de dix sur une place on voit que ça commence à faire du monde et plus on sera nombreux entre les fous mieux ça rira, mieux ça ira, et plus, face à leur Société compacte, ils verront surgir la nôtre qui n’est pas au sens strict la « Société des jeunes » mais la « Société des femmes et hommes libres » qui est en marche aujourd’hui et à laquelle nous participons, où les jeunes et les vieux seront respectés.

Ca n’a rien de nouveau de dire qu’il est temps que les jeunes de toutes les classes sociales unissent leurs révoltes individuelles. Un Front de Libération de la Jeunesse doit naître, un mouvement où on s’épanouit et où on se retrouve. Nous sommes nombreux, très nombreux, nous sommes jeunes et nous savons comment nous reconnaître. Il est temps que nous nous serrions les coudes pour prendre et produire tout ce dont on a besoin pour vivre.

Quand on veut parler de la jeunesse, il faut faire très attention à ne pas raconter de conneries. C’est fou le nombre de conneries qu’on doit entendre à notre sujet. « Ma priorité ce sera la jeunesse »… Comme l’a dit Balavoine, dans toute l’histoire de la République il n’y a pas un seul exemple d’un Ministre de la Jeunesse jeune. Regarde la tronche à Patrick Kanner et dis moi s’il te semble représentatif.

Tous les vieux, tous les adultes sont pour la jeunesse c’est bien connu même s’ils ne supportent pas nos modes de vie et d’action. En règle générale ils usent leur vie à façonner la génération suivante à leur image. Or il est évident que l’image qu’ils nous présentent est triste, pitoyable, grotesque et que nous n’en voulons pas.

Bref, pour tout le monde la jeunesse est un sujet qui permet de débiter toutes sortes de conneries grandiloquentes et pseudo-politiques. Bref on a « de la chance » d’être jeunes pourvu qu’on se mette bien dans la tête que ça ne va pas durer mais que c’est transitoire, car il faut penser à son avenir, à sa retraite. Celui qui est assez vieux pour se préoccuper de ce qu’il fera lorsqu’il ne sera plus jeune a tué sa jeunesse. Celui qui n’est pas occupé à naître est occupé à mourir chante Bob Dylan.

Nous ne sommes pas de bons jeunes selon leur modèle. Le jeune con, le vieux déguisé en jeune c’est le mec qui en général est content de lui-même, satisfait de ce qu’on lui demande de faire, prêt à jouer le jeu pourvu qu’il puisse récolter plus tard tous les satisfécits de la société, l’opinion admirative de ses voisins de bureau et de la famille, la petite tape encourageante sur la tête de la part du prof, du patron qui ont été modelés par le système au point d’y voir le seul monde possible.

Nous ne sommes pas contre les vieux. Nous sommes contre tout ce qui les fait vieillir.

L’adulte c’est celui qui se fait chier. Celui qui réprime et démoralise. Celui qui empêche la révolte et qui voyant que c’est impossible prend un air condescendant et souffle des « utopiste » à tout-va. L’adulte fait sa vie sur une pile de croix qu’il a tiré sur tout ce qu’il avait vraiment envie de devenir. « J’aurais voulu faire ça quand j’étais jeune… J’aurais aimé… Maintenant c’est trop tard Ah ! Si j’avais su… on ne m’a pas aidé… je n’ai pas eu le choix… » – on a toujours le choix. Toute la vie de ces gens est un renoncement fondamental vis-à-vis de ce qu’ils auraient voulu faire, être, et le point de départ de ce renoncement vient en général du moment de la sortie d’école, de l’entrée dans le monde du travail. Je connais des gens qui travaillent à supprimer des emplois et qui disent ne pas être d’accord avec leur propre rôle. Et chaque jour ils mettent la cravate comme une croix sur leurs convictions.

On peut dire que toute l’enfance et l’adolescence sont l’apprentissage du renoncement à assumer ses désirs, une sorte de train de laminage à froid et à chaud continu qui vise l’acceptation par le jeune de toutes les désillusions sur le bonheur, l’amour, et ce renoncement se consomme en gros avec l’entrée dans la vie dite « active » qui est en réalité l’entrée dans la vie passive où la volonté disparaît derrière le réalisme mortifère. L’installation dans une vie austère, une structure, un emploi du temps imposé, autant de moyen de façonner les cerveaux.

La notion de dépassement, de transcendance, montre ce que nous en entendons par aller au delà de la négation et de la revendication. Nous avons le devoir de remplir ce mouvement d’un projet global d’affirmation de la communauté nouvelle des jeunes et des enfants qui ne soit pas en négation au système détruit mais qui soit l’affirmation d’un mode de vie nouveau, d’une société nouvelle. Si nous ne parvenons pas dans notre mouvement à produire un projet culturel radicalement différent, neuf, c’est que nous aurons échoué.

Le système culturel actuel entretient entre les jeunes, leur goût, leur vie, des rapports d’agressions permanentes auxquels nous devons faire face. Que les vieux cons et les cons tout court – « quand on est con on est con[2] » – se mettent dans la tête que leur civilisation est en train de crever alors que la notre ne fait qu’émerger, que les adultes soumis réalisent qu’ils ne sont eux-mêmes que des ombres et qu’ils doivent cesser de nous faire vieillir, que tous les jeunes refusent, tous, toute forme de renoncement.

Pensez à toute la violence qui s’exerce pendant vingt ans sur un type pour que du bébé nu et souriant au monde qui l’entoure on arrive à cet étudiant de sciences-éco, creux, blafard et cravaté ou à ce jeune prolo super crevé qui somnole dans le métro qui l’emmène travailler. La paix dans ces conditions ? Plutôt crever !

Plutôt vivre !

La violence qui s’exerce en permanence via la police est l’un des facteurs principaux de nos divisions et notamment de notre incompréhension jusqu’à aujourd’hui les problèmes de la banlieue. La banlieue et ses groupes de jeunes dits « violents » subit depuis des décennies cette violence arbitraire, intrusive et provocatrice des forces du pouvoir qui les acculent à des situations de conflits ouverts dans lesquels ils se sont enfermés.

Il y a encore quelque temps je rêvais toujours d’une alliance avec la police, d’un enrôlement à nos côtés des forces jeunes et opprimées, des forces armées de notre pays qui, si elles sont incapables de s’en rendre compte, font partie intégrante de notre lutte, subissant comme les autres catégories travailleuses la violence physique et morale d’une caste élitiste de dirigeants économiques.

A République, les provocations se multiplient : les confiscations de sono, les vidages de marmite (Marmite-Gate), les blocages d’équipement, les coupures d’électricité, les gaz lacrimos dans les yeux et à bout portant, les regards, les gestes, les agressions, les flashballs de sortie, les « casseurs » de la BAC déguisés en civil anars pour envenimer les situations… Le feu, la violence des banlieues, la haine des flics ne naissent pas du néant. Nous avons devant nous et à chaque moment un instrument répressif bien rôdé au service d’un État autoritaire et tyrannique. C’est à ces corps illégitimes, constitués d’individus manipulés, lavés de toute réflexion propre, machines non-pensantes récupérées à coups de Journée d’Appel et de cession de bizutage dégueulasse, que l’État confie la violence mise au service des intérêts des grands capitaux.

Aidés par différents organes entre lesquels la BAC peut être citée parmi les plus intolérables, les forces de leur Ordre exercent une activité anti-démocratique et déloyale à la masse de ceux qui luttent pour leurs intérêts. Contre ces outils de l’oppression il n’est plus qu’une solution : la lutte, sous toutes ses formes, violente ou pacifique, physique ou symbolique mais la lutte, la lutte car nous valons mieux que ça et qu’ils ne comprennent rien d’autre.

Adultes qui n’avez pas su gagner la paix des hommes et des femmes libres c’est celle-là dont nous allons vous faire cadeau, c’est pour celle-là que nous nous battons, avec des fleurs dans les mains, des poèmes ou des pavés. Notre violence c’est l’auto-défense de l’amour et de la fraternité, la passion de la vie poussée dans ses conséquences ultimes.

La jeunesse est biologiquement et psychologiquement la période d’apprentissage de la jouissance. L’explosion de la créativité, qui n’espère rien mais accomplit. La vieillesse c’est l’acceptation du déplaisir, de la non-joie et de l’ennui.

La jeunesse ne doit rien attendre de la vieillesse ni de personne. Elle ne doit pas attendre demain car DEMAIN N’EXISTE PAS. Demain est une invention d’hier. Demain c’est aujourd’hui, déjà, maintenant. Demain matin est un piège-à-touriste, un attrape-gamin qui te dit « couche-toi, dors, attends, le jour viendra. » Le jour ne viendra pas, il faudra aller le chercher de l’autre côté du crépuscule. Le jour est devant nous toujours, même la nuit, surtout la nuit.

Il suffit d’ouvrir les yeux.

La jeunesse a tous les besoins et elle doit travailler à les satisfaire immédiatement sur tous les plans en comprenant où va le monde et comment faire pour le transformer. Elle doit utiliser tous les outils qui lui sont donnés par le monde et la société : l’informatique bien sûr mais sans oublier les rapports humains directs qui, nous le voyons depuis quelques jours, sont fondamentaux dans la construction d’une société nouvelle.

Si elle doit être méfiante, et en alerte permanente, elle ne doit pas pour autant négliger les organes historiques de lutte et de contestation qui malgré leur enlisement dans un état de fait inopérant restent des foyers organisés avec des moyens humains et techniques intéressant que nous pouvons utiliser. « Ne nous faisons pas les chefs d’une nouvelle intolérance ». C’est Proudhon qui conseillait cela à Marx dans une lettre de 1846.

Il est clair que la seule façon de ne pas nous faire baiser c’est de prendre nous-mêmes nos affaires en main, de délimiter nous mêmes nos objectifs, d’en discuter et de le faire. Seule l’action directe, de masse ou non, fonctionne. Après la parole vient l’action et nous ne devons pas opposer ces deux formes de la lutte qui se complètent et se nourrissent. Discuter et faire.

Le verbe est un détonateur moderne, plus ancien que le silex, à faire sauter des places, en taliban du rêve. Souvenons-nous du déluge, Noé et sa clique : au commencement était le Verbe et ensuite… ensuite le grand bordel !

Dire, chanter par le corps et l’esprit, tirer nos verbes à chamboule-tout pour faire tomber leurs quilles de silences. Nos danses jetées comme des ponts d’allégresse sur les abymes de leur non-tendresse, de leur non-joie, de leur négation abyssale. Nous devons être un OUI à faire jouir dans les rues, un attentat au bonheur, un torrent sur les villes et les campagnes, une affirmation.

La scission dans l’Homme s’accomplit irrémédiablement dès qu’il a renoncé à sa jeunesse, c’est-à-dire de vivre, dès qu’il la fige en terme de souvenirs, de regrets, de « bon-vieux-temps ». Le bon temps est celui qu’on prend maintenant, et ici !

La jeunesse c’est ce refus de la scission dans l’être, c’est la rupture dans le processus dévitalisant du renoncement. La jeunesse c’est un sexe levé dans la nuit.

Baisons doit être un mot d’ordre !

Il y a beaucoup de choses à dire là-dessus.

L’Amour, parlons-en !

L’Amour c’est l’infini mis à la portée des caniches annonçait le névropathe Céline. Et nous aboierons avec entrain. Nous aimons et nous le crierons dans les rues jusqu’à en devenir sourds. La jeunesse a des régates d’amour en attente, à quai, sur la ligne de départ, sur la détente, en partance vers des horizons d’années à venir. Nous aimerons en tempête, en naufrage, en braguette ouverte.

La révolution de nos jeunesses n’est pas celle dont vous vous moquez. Elle n’a ni drapeaux, ni partis. Nous sommes une autre révolution, celle des cœurs et des corps, de la musique, de la danse, de la poésie, des jardins bios au cœur de vos villes sans âme. Une révolution permanente qui vit, change. Une révolution en perpétuelle invention.

La révolution permanente de la jeunesse : c’est une explosion de l’expression.

Notre révolution c’est dire, dire tout simplement.

Dire à toute chose et tout le temps, de jour comme de nuit, dans la rue comme dans les lits, dans ton bain si tu prends des bains, sous la pluie, sous le soleil, en faisant n’importe quoi avec qui que ce soit, où que ce soit, à chaque instant, à chaque passant, à chaque « non », à chaque « j’ai pas le temps » à chaque mécontent, grognon, adultes, dormeur, rêveur, chômeur, patron, amant, étudiant, leur chanter, leur peindre, leur danser, leur faire sentir, leur DIRE sous toutes les formes :

C’EST LE PRINTEMPS !

[1] Jacques Brel – Ces gens là

[2] Georges Brassens – Quand on est con

Léo FernetRichard Deshayes

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