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Publié par Patrick Granet

En première ligne des cortèges contre la loi travail, ils sont quelques centaines vêtus de noir. Qui sont ces militants, souvent jeunes, qui pour lutter contre le capitalisme enfilent les cagoules, cassent les banques et s’attaquent à la police ?

Pont d’Austerlitz, jeudi 31 mars – Les CRS, harnachés de la tête aux pieds, font face à la tête de cortège. « On était près de 800, habillés tout en noir », raconte Jonathan. Les projectiles commencent à voler. En réponse, les policiers sortent les gazeuses. Sauf que cette fois, le Black Bloc ne recule pas. « Ahoo ! Ahoo ! » Le cri de guerre des spartiates s’élève de la foule quand 200 militants masqués chargent la police. Le choc est violent. Les coups pleuvent de part et d’autres. Deux policiers tombent à terre. Les hommes en noir se précipitent et leur arrachent leurs matraques. Autour d’un café, Ahmad et Jonathan rembobinent la scène, des étincelles dans les yeux :

Pendant plusieurs semaines, StreetPress a plongé au cœur de la frange la plus radicale des manifestants contre la loi Travail : le Black Bloc ou « cortège de tête ». Quelques centaines d’hommes et de femmes en noir prêts à en découdre avec la police. Qui sont ces jeunes qui, pour lutter contre le capitalisme, préfèrent les marteaux et les cailloux aux slogans bon enfant et aux sandwichs-merguez des syndicats traditionnels ?

CAGOULES, LUNETTES ET GANTS

1er mai, place de la Bastille. Les camions de la CGT balancent plein pot des chansons militantes tandis que la manif se met en place. En tête de cortège, ils sont plusieurs centaines, tout de noir vêtus. Ils lancent les premiers slogans « Anticapitalista ! » et « Tout le monde déteste la police ».

La manif se met en branle. En plein milieu de la foule, une poignée de militants profite du mouvement pour tirer leur attirail de leur sac à dos. Les cagoules noires doivent préserver leur anonymat. Les gants en cuir leur servent à se protéger des brûlures lorsqu’ils renvoient les grenades lacrymogènes mais aussi à « éviter de laisser des traces ADN »,précise Jonathan. Pour se protéger des lacrymos, ils utilisent aussi des lunettes de piscine. Pendant qu’ils enfilent leur tenue, des sympathisants se positionnent tout autour d’eux. Julie, K-way noir et larges lunettes de soleil détaille :

Pour la jeune femme, une partie des manifestants se sont peu à peu solidarisés, sans participer activement à l’action :

CASSE CIBLÉE

Alors que le cortège s’engage Boulevard Diderot, une silhouette cagoulée s’approche tranquillement d’un abribus. D’un coup sec de « marteau brise vitre », chouré à la SNCF, elle fait voler en éclat la glace du support publicitaire. Immédiatement après, la silhouette noire réintègre la manif, et se perd dans la foule. Quelques instants plus tard, un jeune homme lui aussi masqué et muni d’une bombe de peinture recouvre l’affiche d’unslogan anticapitaliste.

La scène se répétera des dizaines de fois. Dans le viseur, tantôt un espace publicitaire, tantôt une banque ou une concession automobile. Chaque bris de glace est acclamé par le « cortège de tête ». « Les médias, les politiques et les flics parlent de “casseurs” et de “terroristes” quand il s’agit du Black Bloc », lance Antoine, casque à la main et parka North Face sur le dos :

DANS LA NASSE

Peu avant 16h, les CRS qui jusque-là encadraient le cortège se déploient en travers de la route. Plusieurs centaines de manifestants se retrouvent enfermés dans la nasse, pendant près d’une heure. Sous le soleil de plomb de ce premier mai, les esprits s’échauffent. Des projectiles volent en direction des forces de l’ordre. En réponse, ils gazent la foule. Margot, 20 ans, étudiante en sciences sociales est venue manifester contre la loi Travail :

Un tournant pour la jeune fille. Un mois après notre rencontre, on l’a retrouvée sortant un K-Way noir et une écharpe au moment d’un départ en manif sauvage. Elle a rejoint le Black Bloc.

FIGHT AVEC LA POLICE

17 heures, les policiers ouvrent la nasse. Le cortège investit progressivement la place de la Nation. Les buvettes tournent à plein régime et l’ambiance est encore bon enfant quand les uniformes se mettent en branle. Les deux cordons, de chaque côté du Boulevard Diderot, se placent en travers de l’artère. De l’autre côté de la place, Pierre et Marie, la cinquantaine, discutent avec leur belle-fille quand un jeune encapuché, foulard sur le visage, s’approche doucement :

Juste derrière, une soixantaine de personnes se regroupent. Puis, comme un seul homme, ils s’élancent tel des gymnastes en direction des CRS. Arrivés à une vingtaine de mètres du cordon de police, ils balancent leurs projectiles. L’un d’eux utilise même un lance-pierre. Immédiatement ils se replient, tandis que s’envolent les premières grenades lacrymogènes. Les projectiles fumant qui atteignent le centre de la place sont renvoyés.

A l’arrière du front, on s’organise aussi. Une poignée de militants s’attaquent à un trottoir. Les morceaux de goudron rejoignent les poches des manifestants ou les caddies à munitions, déjà plein de canettes de bières vides. Capuche noire serrée autour du visage, un militant remonte ensuite le chariot de supermarché vers la zone d’affrontement. Les assaillants sont très mobiles, attaquant tantôt à gauche, tantôt à droite.

LES ÉQUIPES MÉDICALES

Près de l’avenue du Trône, un groupe en noir se replie sous l’œil des photographes, lorsque l’un d’eux s’effondre. Il aurait reçu un éclat de grenade de désencerclement au niveau du cou. Quatre mecs le saisissent par les bras et par les jambes. Au trot, ils le ramènent au pied de la statue où une équipe de Street Médics assure les premiers soins.

Ces manifestants, souvent casqués, munis d’un brassard décoré d’une croix rouge et d’une trousse de secours, font partie intégrante du « cortège de tête » mais ne participent pas aux affrontements. Ce dimanche premier mai, ils ont fort à faire. Jonathan se souvient qu’un de ses potes a eu la main « gravement brûlée par un fumigène ». Il est mal en point mais refuse d’aller se faire soigner à l’hosto, par peur de se faire choper à la sortie par des policiers. Au bar, devant son coca, Ahmad dresse un bilan médical de ces deux mois de lutte :

Il grimace douloureusement. Selon lui, les policiers n’y vont pas avec le dos de la cuillère :

De son côté, le 3 mai 2016, le ministère de l’Intérieur déclare que près de300 policiers et gendarmes ont été blessés en marge des manifestations contre la loi Travail.

CLASH AVEC LES SYNDICATS

Place de la Nation, tous ne soutiennent pas l’action radicale. Calé sur un camion, un syndicaliste démonte une sono quand un jeune en noir l’interpelle. Le ton monte et le quadra perché s’emporte :

Entre les jeunes les plus radicaux et les syndicats, le divorce est consommé. A l’occasion de la manif du 17 mai, le service d’ordre syndical est même venu muni de matraques télescopiques. Objectif, empêcher les militants violents de se mêler au cortège syndical. Et quand un peu plus tard, des affrontements opposent la police et les hommes en noir, le service d’ordre part chercher des manches de pioches et des barres de fer. Ainsi équipés, ils réintègrent la manif, prêts à en découdre avec « les casseurs ».

QU’EST-CE QUE LE BLACK BLOC ?

Après deux mois de manifs, la fatigue commence à se faire sentir sur les visages de Jonathan et Ahmad. Quand on les retrouve dans une brasserie parisienne, leurs traits sont tirés. Si les deux militants radicaux ont accepté de donner une interview, c’est dans le but d’expliquer leur démarche. « Il y a une erreur de la part du milieu “autonome” qui n’arrive pas à se faire comprendre », concède Ahmad :

Les deux hommes veulent mettre certaines choses au clair. « Le Black Bloc, ce n’est ni une organisation, ni un parti, c’est juste une pratique qui réunit des gens le temps d’une mobilisation », explique ainsi Jonathan, 28 ans. « Le terme a d’ailleurs été inventé par les flics allemands dans les années 70 », complète Ahmad, 21 ans. Eux préfèrent parler de « cortège de tête ». Pour ces militants, les mobilisations menées par les syndicats ont montré leurs limites :

Les deux militants mettent l’ensemble des organisations « réformistes »dans le même sac que le gouvernement :

Ils revendiquent des affinités idéologiques avec le Comité Invisivible, dont l’un de ses membres, Julien Coupat, a été mis en examen dans l’affaire de Tarnac. Coupat serait aussi l’un des principaux auteurs de L’insurrection qui vient, le manifeste best-seller de la mouvance. Mais leur « groupe d’affinité » – comme ils aiment à dire – est autant lié par l’amitié que par l’idéologie. Ils se retrouvent dans les soirées et les concerts qu’ils organisent ou pour un match de foot.

QUI SONT-ILS ?

Savoir qui ils sont n’est pas une affaire simple. Jonathan, grand blond à la barbe de trois jours, nous précise qu’il est « chercheur au chômage ». Il n’en dira pas plus. De son côté, Ahmad, brun, les cheveux longs tirés en arrière, se présente comme étudiant en socio. Dans leur groupe, la plupart sont lycéens ou étudiants et il y a presque autant de femmes que d’hommes :

Dans un éclat de rire, il complète en précisant que « certains mecs s’étaient taillés en courant. Si elles sont moins nombreuses pendant l’affrontement, c’est parce que notre société formate les hommes comme étant naturellement possesseurs de la violence », complète Ahmad. « Il faut déconstruire ça. »

ILS ASSUMENT LA VIOLENCE

Au fil du mouvement social, le « cortège de tête » s’est étoffé. Tous ses membres ne participent pas activement aux actions coups de poing mais se déclarent solidaires. Ahmad commente l’incendie de la voiture de police, le 18 mai dernier :

Pour lui, le recours à la violence ne doit pas être systématique et n’est en aucun cas une fin en soi. Il reconnaît cependant qu’il existe chez certains une sorte d’attrait pour la castagne :

Selon Ahmad, l’enjeu est ailleurs :

Et de citer en exemple d’autres modes d’action :

LES INTERPELLATIONS

Ce jeudi 28 mai, nouvelle journée de mobilisation nationale contre la loi Travail. Le soleil cogne sur la place de la Bastille. La sono de la CNT crache inlassablement le même slogan. Pas une seule silhouette noire à l’horizon et les visages sont souriants, malgré un dispositif policier imposant. A 14h, lorsque les manifestants s’ébranlent et que surgissent des sacs les premières cagoules, une dizaine de membres du « cortège de tête » enfilent des tenues blanches et des cagoules rouges. Ils se positionnent à l’avant de la manif et brandissent une nouvelle banderole :

Une manière de rappeler aux syndicats qui est l’adversaire. Jonathan complète : « L’idée c’est aussi de briser les codes et d’interpeller ». En tête de cortège, certains manquent à l’appel. « Dans notre groupe, on a eu quelques interdictions de manif », explique Ahmad, qui refuse d’en dire plus de crainte, précise-t-il, que leur groupe soit trop facilement identifiable. Depuis le début du mouvement, plusieurs dizaines de militants se sont fait pincer, soit au cours des manifs, soit à posteriori. De nombreuses procédures sont en cours. Deux des incendiaires présumés de la voiture de la police sont en cabane.

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loi El Khomri

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Jean Kuhl 31/05/2016 - 14:13

Les black block ont beau avoir des idées, que je respecte et peut partager, leurs actes ne suivent jamais leur pensée. Surtout qu'il ne possède généralement aucune culture économique, bien malheureusement. Exemple tiré directement d'une citation de l'article : pour un militant radical, porter du North Face c'est d'un ridicule (entreprise dont la société-mère, VF Corporation, est côté en bourse et qui se dit "écologique", autant dire plutôt que l'écologie est devenu le nouvel argument et moteur de la consommation ...). Pour parler du vandalisme, c'est participer à un système qu'il critique tant, car ce qui est cassé sera reconstruit. Une sorte d'obsolescence programmé qui profite au système capitaliste et moins au citoyen lambda. Les entreprises, notamment JCDeacaux, les banques et les assurances, ont une image "irréprochable" de marque à respecter ne sont pas là pour faire des bisous, ils répercuteront les coûts à travers une hausse des prix ou des assurances, assurances que nous payons tous par solidarité, comme la pub directement (en tant que produit lui-même, ex. assurance voiture, habitat pour la CB) ou indirectement (augmentation des prix). Le radicalisme et la violence n'ont jamais validé la qualité d'une idéologie, bien heureusement. Pour "pété" le système, il vaudrait mieux le connaître avant tout chose et vouloir le changer de l'intérieur et progressivement, mais durablement.

Neocassandre 31/05/2016 - 18:01

Bonjour, Cherchez vous à faire le buzz avec ce genre d'article? Je vois que vous surfez clairement sur des idées reçu... Dans le but de les conforter? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Avez vous mené une enquêtes sociologique sur ce sujet avant d'écrire l'article? Ce que vous écrivez laisse clairement en douter. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Une étude complète de l'ensemble des acteurs prenant part aux manifestations? J'en doute aussi. Vous semblez confondre tout les individus comme ayant les mêmes représentation... Tout en limitant la porté que celles-ci peuvent avoir. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . En lisant votre article, on se rend compte que votre champ lexical, l'agencement de vos idées et votre façon de les présenter, est loin d'être neutre. Vous pratiquez clairement se qui s'appel de l'invisibilisation du discours politique: c'est à dire que sous des "apparences" de neutralité, vous souhaitez faire passer un message clairement partisan. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Votre but est-il de participer à l'instrumentalisation du symbole du casseur orchestré par l'idéologie d'état? Si tel n'est pas le cas je vous invite à reprendre le banc des études universitaire en science politique, voir en géopolitique afin de mieux pouvoir mieux argumenter. Cela vous permettra également d'avoir une meilleur formation en se qui concerne le journalisme d'investigation sur des sujets sociaux et/ou politiques. Et donc, d'écrire de meilleurs articles, plus à même d'aider les causes que ces individus portent. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Dans le cas où vous souhaitez participer à l'instrumentalisation du symbole du casseur... Je vous informe que vous faite de la fainéantise intellectuel et vous invite à faire la démarche de suivre ce mouvement social sur le terrain des manifestations, mais aussi dans les lieux de discussion qui gravitent autour de cette mobilisation. Vous comprendrez qu'il y a une grande myriades de groupes et d'individus qui participent à ce mouvement, pour des raisons différentes. Que les raisons qui les amènent à être solidaire les uns des autres méritent que vous vous y attardiez... Cela vous permettra ainsi de reprendre leur argument et les retransmettre de façon intelligible. Je comprend que cela demande un travaille chronophage, mais ce sera la meilleur manière de produire du contenu qui soit honnête intellectuellement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Il est nécessaire de revoir la liberté de mise en page que vous laissez aux personnes qui postent des commentaires... A moins que vous ne laissiez les gens en mettre seulement pour faire du chiffre et non pas pour qu'il poste du contenu qui soit lu car rendu indigeste?

Rac 01/06/2016 - 20:20

Voici quelques pistes de réflexions: selon moi, les black block ne sont pas une organisation et par conséquent on ne peux pas dire d'eux qu'il qu'ils possèdent ou non une culture économique comme tu dis. Individuellement ils ont tous des raisons différentes de se réunir à l'exception d'une seule : ils en ont marre de ce système. Si individuellement ils réfléchissent, le groupe, lui, deviens une entité qui agit de façon primitive : détruire pour reconstruire. Leurs actions contribuent en effet à faire fonctionner ce système qu'ils détestent, mais ils n'ont pas d'autres moyen d'expression et il n'est pas possible de leur apprendre de meilleur moyen. Ceci fonctionne uniquement sur le groupe des black block, si on prend chaque individu le constituant, en dehors des manifestations ils cherche certainement un moyen de pété plus efficacement le système et donc d'agir pour un monde qui leur correspond. Mais ce n'est pas le but de leurs manifs.

Jean Kuhl 03/06/2016 - 11:45

Ton approche sociologique et psychologique des foules est intéressante. Si tu as lu Le Bon, on sait que les foules ne réfléchissent pas mais agisse pas pulsion et émotion, tout le contraire du rationnel. Ca rejoins (vite fait) ce que j'ai écris mais je suis plus extremiste dans mes pensées. Après faut faire gaffe avec Le Bon, il y a un regain d'intérêt pour lui dernièrement, surtout avec Soral (lolilol), qui nous dit grosso merdo "fuck off le système et les antisystèmes, je suis le messi qui vous dicte, par suggestion, de lire Le Bon, vous verrez que les foules qui écoute les médias sont des moutons, mais écoutez moi sur youmerde (qui est au passage lui aussi un media, donc totalement contradictoire comme propos)". Je lui avais signalé par un commentaire, qui a bizarrement disparu depuis 8'D. Je reste persuader que la violence n'apporte rien, y'a qu'à regarder la Révolution, une période néfaste pour la culture en général, qui n'a permis qu'au bourgeois d'assoir leur pouvoir par des manigances intellectuelles.

mac fly 15/06/2016 - 11:00

lol… autant de c0nn3ries empilées dans une pseudo idéologie à deux sous. Je cherche ici le mot "necker" dans la page... ? En plus d'une hypocrisie à la limite du décent, cet effort d'auto-décrédibilisation est affligeant. bref à croire qu'ils servent au contraire les causes qu'ils semblent combattre

Serge Grenier 16/06/2016 - 02:55

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