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Publié par Patrick Granet

BRUNO BERTEZ

"Le Pouvoir et les richesses, à l'échelle de l'histoire passent toujours de ceux qui y ont titre à ceux qui y ont droit et le droit c'est le droit du plus fort"

« La valeur de l'or n'est pas liée a la tradition c'est plus fondamental que cela
L'or fait partie des archétypes qui constituent l'esprit humain au sens de Carl Jung et des alchimistes L'or est un symbole et c'est pour cela qu il est éternel
L'éternité du métal ne réside pas dans sa matière mais dans son caractère symbolique ancré dans l'âme humaine il est éternel et universel dans l'esprit humain
Mais pour comprendre cela il faudrait que Bernanke ait une culture !
L'or , le soleil, l'arbre , l'eau etc sont non pas des réalités concrètes mais des réalites symboliques qui peuplent et constituent le fond de la psyché partout et de tous les temps ! »

« Bernanke et Geithner veulent ce qu’ils appellent « un dollar fort ». Mais dans leur pensée et dans leur conception, un dollar fort ce n’est pas comme on le croit un dollar cher. C’est un dollar qui impose sa loi, c’est un dollar que l’on force à accepter, un dollar que l’on continue de stocker. Bref, un dollar qui, négativement, faute d’alternative et à la faveur de la puissance militaire, continue de bénéficier de son rôle de monnaie impériale, de safe-haven. Ils veulent un dollar à la fois faible en prix mais en même temps roi ».

”Les gens, y compris les économistes ont du mal à considérer et à comprendre que les états souverains sont des agents économiques comme les autres; soumis aux mêmes lois de la valeur , de la rareté et de la comptabilité; simplement ils sont plus gros que les autres et se sont octroyé le droit de tricher”

“Dans les temps anciens, les Banquiers prêtaient aux Rois, aux Souverains. Incapables de se modérer, les Souverains se su rendettaient et se mettaient en situation de défaut de paiement. C’est alors que les Banquiers faisaient pression sur le Roi, lui dictait sa politique fiscale. Placés sous tutelle, les Souverains pressuraient le peuple pour honorer les créances des Banquiers. Les Banques Centrales ont été créées pour aider les Banquiers à faire le plein de leur créances en ajoutant à l’impôt visible , l’inflation tax invisible. Quand la Banque Centrale octroie de l’argent à un Banquier, elle dilue l’argent qui se trouve dans les mains des citoyens. L’histoire de la Great Experiment de John Law, n’est rien d’autres que celle là, poussée à sa plus extrême limite, c’est le modèle de la Great experiment de Greenspan, puis Bernanke; la bulle de la Compagnie du Mississipi est l’ancêtre de toutes les bulles car elle a été soufflée volontairement, cyniquement ».

Retrouvez aussi BRUNO BERTEZ et sa veille économico-financière sur brunobertez.wordpress.com

il n'est de vérité que du tout
Retrouvez aussi BRUNO BERTEZ et sa veille économico-financière
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Battage autour du marché du pétrole. La crise signale plus de problèmes à venir Par Brandon Smith

PAR THE WOLF LE 08/05/2016 • ( 1 COMMENTAIRE )

Battage autour du marché du pétrole. La crise signale plus de problèmes à venir

Par Brandon Smith – Le 20 avril 2016 – Source alt-market / Le Saker Francophone

La plupart des gens ne sont pas des adeptes avides de nouvelles économiques, et je ne les blâme pas. L’analyse financière est, la plupart du temps, ennuyeuse et fastidieuse, et vous seriez une sorte de fou pour y consacrer une grosse tranche de votre vie.

Toutefois, ceux d’entre nous qui sont ces fous faisant ce que nous faisons (et pour le faire de façon indépendante), le font car sous toutes ces données, ces graphiques et ces nouvelles, jour après jour, nous voyons des clés de compréhension pour des événements futurs. Et si nous sommes assez attentifs, nous pourrions même être en mesure d’avertir les gens qui ne possèdent pas les mêmes inclinaisons, mais qui méritent de connaître la réalité du monde autour d’eux.

La plupart des Américains et une grande partie du reste de la planète, n’ont probablement pas été mis au courant de la réunion des producteurs de pétrole récemment à Doha, au Qatar ce dimanche passé [17 avril, NdT], et n’en auront pas de compte rendu. Un groupe de riches personnes en robes blanches parlant de niveaux de production du pétrole n’excite pas vraiment l’imagination. Ce que les masses ont manqué, cependant, est un événement qui pourrait les affecter profondément et économiquement pendant de nombreux mois à venir.

Petit retour en arrière très résumé…

Après la crise des dérivés et du crédit de 2007/2008, la Réserve fédérale a répondu à des niveaux désastreux de déflation par une folle émission de monnaie fiduciaire. Tout le monde le sait. Le problème est que les banquiers centraux n’ont jamais eu l’intention d’utiliser effectivement tout ce cash pour soutenir Main Street [La rue par rapport à Wall Street, le monde financier, NdT] ou les fondamentaux économique.

Au lieu de cela, ils ont utilisé leur planche à billets et les transferts de prêts numériques, pour regonfler artificiellement les coffres des banques et des grandes entreprises. C’était une transfusion de sang pour les vampires, si vous voulez.

Grâce à l’utilisation du TARP (Troubled Asset Relief Program), de l’assouplissement quantitatif, des taux d’intérêt artificiellement bas et probablement une foule d’actions secrètes dont nous n’entendrons jamais parler, un flux régulier de capital (ou de dette, pour être plus précis) a été pompé à travers des outils financiers des grandes firmes. Le but? Sauver les États-Unis de la faillite immédiate par le biais d’achats d’obligations du Trésor, pour stimuler le crédit bancaire et pour permettre aux entreprises d’instituer un programme sans précédent de rachats d’actions (une méthode par laquelle une société rachète ses propres actions pour en réduire la quantité sur le marché, ce qui manipule la valeur des actions restantes à la hausse).

Comme l’ancien chef de la branche de la Réserve fédérale de Dallas, Richard Fisher l’a admis, dans une interview à CNBC:

«Ce que la Fed a fait – et je faisais partie de ce groupe – c’est que nous avant lancé un énorme rallye sur les marchés, à partir de 2009.

C’est en quelque sorte ce que j’appelle le facteur inverseWhimpy – donne moi deux hamburgers aujourd’hui pour un demain.»

Pourquoi la Fed aurait-elle voulu concevoir un rallye dissimulé dans les marchés boursiers? Comme je l’ai déjà dit, ils ont fait cela parce qu’ils savent que l’Américain moyen regarde environ 15 minutes de nouvelles à la télévision par jour et mesure la santé de l’économie à la couleur du Dow Jones, verte ou rouge. De 2009 à 2015, la Fed a jugé nécessaire de soutenir les marchés par le biais de monnaie fiduciaire pour garder le public apaisé et apathique.

Les actions et les obligations ne sont pas les seuls actifs soutenus par la Fed, cependant. Parallèlement, les marchés pétroliers ont été artificiellement gonflés.

Le prix du pétrole a subi un pic historique en 2008, puis il s’est effondré à un prix proche de 40 $ (WTI). À partir de 2009 et du début des grandes mesures de relance par la Fed, les prix du pétrole sont revenus se venger; presque comme si le pic de 2008 n’était qu’une mesure pour préparer psychologiquement le public à ce qui allait venir. En 2010, les prix ont grimpé près des $ 90, puis en 2011, ils ont atteint un sommet à environ 115 $ le baril.

Puis, quelque chose de magique est arrivé – en décembre 2013, la Fed a annoncé le fin du QE3, ce que très peu de gens avaient prédit (vous pouvez lire cet article expliquant pourquoi j’avais prédit que cela arriverait).

La fin du QE a impliqué un lent arrêt des achats de la Fed, mois après mois. À la mi-2014, l’arrêt était presque total. Tout à coup, les marchés pétroliers ont commencé à couler. En octobre, 2014, la Fed a totalement terminé le QE, et les prix du pétrole se sont effondrés, passant de 95 $ le baril à un creux de moins de 30 $ le baril au début de 2016. La corrélation entre la fin du QE de la Fed et la baisse écrasante des prix du pétrole est indéniable. De toute évidence, les prix élevés du pétrole étaient principalement dépendants du QE de la Fed.


Bien que les actions aient fluctué fortement après la fin de QE3, elles étaient toujours prises en charge par un autre pilier de la Fed – les taux d’intérêt proches de zéro. Le NIRP a permis à la Fed de continuer à fournir de l’argent pas cher ou gratuit aux banques et aux sociétés, afin qu’elles puissent continuer leur roulement de rachat d’actions, mais ce n’a pas été le cas pour le pétrole.

Maintenant, jusqu’à récemment, les marchés pétroliers ne reflétaient pas le véritable état de l’économie mondiale. Tous les autres indicateurs fondamentaux sont en baisse depuis le krach de 2008, y compris les exportations mondiales, les importations, le Baltic Dry Index, la production, les salaires, le nombre réel d’emplois, etc. La consommation de pétrole aux États-Unis, selon le Forum économique mondial, a baissé à des niveaux jamais vus depuis 1997. Les niveaux actuels de consommation de pétrole sont bien en deçà des projectionsfaites en 2003 par l’Energy Information Administration (EIA). Selon les mesures les plus fiables, on n’a jamais quitté la crise de 2008.

La demande de pétrole a continué de baisser, mais les prix sont restés élevés en raison de l’intervention de la Fed. Ma théorie : comme avec les actions, la Fed a eu, a un certain moment, besoin de faire monter le seul autre indicateur dont les médias dominants auraient pu assimiler la baisse à un dangereux signe de déflation – les prix de l’énergie. La diminution de la demande est le vrai problème qui est caché dans le chaos des arguments autour de la production. L’establishment préfère nous voir nous concentrer entièrement sur l’offre, tout en ignorant les avertissements de baisse de la demande.

Le QE a été le premier pilier à être retiré après la fausse reprise, et les marchés du pétrole ont plongé. À la fin de 2015, la Fed a enlevé le deuxième pilier, le NIRP, et a augmenté les taux d’intérêt. Les membres de l’OPEP se sont réunis pour discuter d’un éventuel accord de gel de la production, mais la conférence a échoué à produire quoi que ce soit de légitime. Il en a résulté que les marchés boursiers ont fortement baissé, avec une extrême volatilité, pour se retrouver au niveau du pétrole.

Puis quelque chose de magique est arrivé une fois de plus. À la mi-février, les membres de l’OPEP et les non-membres ont organisé encore une autre réunion, cette fois avec beaucoup de fanfare et des rumeurs insistantes faisant allusion à un accord garantissant le gel de la production. Le pétrole a commencé à remonter du bord du gouffre, et les actions ont augmenté pendant six semaines. Tous les yeux étaient fixés sur Doha au Qatar, et sur l’accord pétrolier qui allait sauver les marchés.

Je soulève cette histoire récente des marchés du pétrole, parce que je veux donner une certaine perspective à ceux qui souffrent d’une maladie que j’appelle le suivi boursier. Cette maladie provoque des problèmes extrêmes à soutenir son attention, et des pertes de mémoire à long terme. La dépendance à la dopamine du suivi boursier rend les gens oublieux des tendances à long terme et de leur relation avec les événements d’aujourd’hui, au point qu’ils ignorent tous les fondamentaux, du simple fait de regarder les petites lignes rouges et vertes jour après jour.

Par exemple, le fait que la réunion de Doha ait échoué, et n’ait pas abouti à une baisse immédiate et massive du prix du pétrole et des marchés actions, a incité les suiveurs boursiers à chanter que les marchés «ne seront jamais autorisés à chuter». Leur affliction les empêche de se rendre compte que les effets de Doha, comme tout autre événement financier majeur par le passé, prend seulement le temps de se mettre en place. Sans parler du fait qu’ils semblent inconscients des conséquences de la lutte pour placer le prix du pétrole au-delà du seuil de 40 $ le baril.

Rappelez-vous, le pétrole était à environ 60 $ (WTI) il y a six mois, et à plus de 100 $ (WTI) les années précédentes. Le krach des marchés pétroliers s’est déjà produit, les gars. Ce que nous voyons aujourd’hui, ce sont les derniers vestiges de cet accident, se jouant dans une volatilité extrême. Maintenant, nous attendons que les marchés boursiers tombent aussi et suivent la trajectoire du prix du pétrole, comme ils l’ont fait au début de 2016, et comme ils le feront sans doute à nouveau.

Est-ce que les marchés boursiers suivent le prix du pétrole? Cela pourrait ne pas être une corrélation absolue, et ils ont tendance à se découpler parfois, mais la tendance générale a été constante; lorsque le pétrole tombe, les marchés boursiers suivent doucement mais sûrement.

La réunion de Doha aura été une farce; c’était évident avant même qu’elle ne se tienne.Bloomberg ainsi que d’autres médias ont communiqué sur des rumeurs de marchandages en coulisses, sur le gel de la production, entre la Russie et l’Arabie saoudite, avant la réunion de Doha. De nombreux expertsofficiels avaient affirmé qu’un accord était quasiment fait. Même certains sceptiques au sein du mouvement de la liberté, avaient des doutes qu’un accord puisse être certain, parce que «les internationalistes ne permettraient jamais que les prix du pétrole continuent de baisser, pour la perception du public sur l’économie».

Tout d’abord, je ne suis pas un croyant dans l’idée que les décisions économiques mondiales sont vraiment prises lors de ces réunions. Toute nation qui a une banque centrale liée à la Banque des règlements internationaux et au Fonds monétaire international est une nation contrôlée. Point. Les arrangements économiques sont transmis d’en haut, et non débattus spontanément dans des forums ouverts. Lisez l’article deHarper en 1983 sur la BRI, intituléRéglementer le monde de l’argent, pour avoir plus d’informations sur la façon dont les globalistes contrôlent les politiques économiques des nations.

Deuxièmement, même si une personne croit que de telles décisions économiques vitales, comme un gel de la production mondiale de pétrole, sont décidées à huis clos alors que la presse attend à l’extérieur, pourquoi aurait-on dû croire qu’il sortirait un résultat de cette réunion à Doha?

Je ne suis pas bien sûr de comprendre pourquoi certaines personnes sont assez crédules pour penser que, après 15 ans où les producteurs de pétrole ont refusé de se mettre d’accord ensemble sur toute forme d’accord significatif, ils se serreraient subitement la main cette année. Le seul espoir des marchés était la possibilité que la réunion de Doha entraînerait un accord vide, qu’ils pourraient faire tourner dans les médias comme un gel de principe de la production. Apparemment, ils ne l’ont même pas obtenu.

Les négociations de Doha ont échoué. Tous les signes ont montré que cela n’arriverait pas. Comme je l’ai écrit dans mon article Perte de confiance dans les banques centrales et fin du jeu économique :

Pour toute personne qui a parié que les marchés pétroliers poursuivraient leur croissance pour passer la barre des 40 $ le baril, il y eu beaucoup de mauvaises nouvelles. L’Arabie saoudite a douché l’optimisme en annonçant qu’elle ne s’amuserait pas avec une proposition de gel de la production, à moins que tous les autres pays producteurs de pétrole, y compris l’Iran, ne s’y associent.

L’Iran a alors doublement douché l’optimisme en annonçant une augmentation de sa production plutôt que de prévoir un gel.

La Russie a administré alors le coup final, en libérant des données montrant que sa production de pétrole avait atteint des niveaux historiques, ce qui indique qu’elle n’était pas prête à conclure un quelconque accord sur un gel de la production.

Outre une récente nouvelle, manifestement trop optimiste (et plutôt suspecte), sur les inventaires des stocks de pétrole, qui a provoqué un rebond à court terme, tous les indicateurs montrent que le prix du pétrole va se diriger vers les bas observés au début de l’année.

Les effets de l’échec de Doha ont été retardés par une grève du travail très opportune au Koweït, qui a permis aux algorithmes des ordinateurs de trading d’acheter en masse, malgré les nouvelles négatives. Comme je l’aisouligné lundi, cependant, la situation du Koweït sera de très courte durée. Maintenant, il est temps de regarder et d’attendre que l’Arabie saoudite et l’Iran commencent à se battre pour des parts de marché et augmentent la production encore plus. Ces choses prennent un peu de temps pour se développer.

Actuellement le pétrole a chuté en dessous de 40 $ (WTI) et les marchés sont extrêmement volatils. Je ne crois pas que l’échec de la seule réunion de Doha se traduira par une baisse fantastique sur les marchés actions. Mais je crois que c’est une paille ajoutée sur le dos d’un chameau déjà bien chargé, et il y a une tendance négative en développement sous nos yeux, qui apparaîtra dans les prochains mois.

Comme je l’ai dit dans le passé, un marché entièrement soutenu par des rumeurs et des ouï-dire peut monter rapidement, mais aussi perdre tous ses gains d’un coup. Est-ce que la débâcle de Doha représente un signal que l’establishment est progressivement en train d’abandonner le soutien au système des marchés ? Cela se traduira par une perte de confiance dans les banques centrales et les grandes institutions financières.

En plus de cela, regardez la quantité incroyable de désinformation et de fausses pistes qui a accompagné cette réunion à Doha, qui est maintenant complètement exposée. La vérité est cristalline; les médias ont menti et obscurci, aidant l’establishment à faire monter les prix du pétrole et les marchés, le tout pour garantir à peine six à huit semaines de sécurité des marchés. Dès que ces mensonges ont été révélés, la volatilité a commencé à revenir.

Si la bulle du marché pétrolier peut imploser (comme elle l’a déjà fait) de cette manière en raison de la rupture des fondamentaux, alors les marchés actions peuvent également être déstabilisés. Cela va se passer, et je crois que 2016 est l’année où cela se produira.

Il y a ceux qui ont imaginé, à tort, comment la réunion de Doha prendrait fin parce qu’ils ont été aveuglés par un biais particulièrement dangereux; ils ont supposé que les banques centrales et les internationalistes veulent ou ont besoin de continuer à étayer les marchés indéfiniment. Ce n’est pas forcément vrai. En fait, j’ai souligné à maintes et maintes reprises la preuve montrant qu’ils prévoient le contraire. Autrement dit, ils envisagent de mettre délibérément les marchés à terre d’une manière contrôlée.

Le pétrole était le système le plus récent à être sapé, et les actions vont probablement suivre avant la fin de l’année. La chute du pétrole et le cirque à Doha signale un changement de stratégie par les globalistes. Il signale un changement vers la démolition contrôlée de notre économie et la centralisation du pouvoir fiscal en une seule entité administrative mondiale. L’ordre après le chaos.

Il y a un flux constant d’événements à venir au cours des prochains mois, qui peuvent être utilisés comme soupape de sécurité pour enfoncer les marchés mondiaux. Regardez la réunion d’avril de la Fed attentivement. La Fed a récemment tenu deux réunions d’urgence,puis une troisième réunion, surprise, entre le président Barack Obama et la présidente de la Fed Janet Yellen. La dernière fois qu’une telle réunion a eu lieu, la Fed a relevé ses taux moins d’un mois plus tard. Je pense que la Fed va relever ses taux une fois de plus, soit ce mois-ci, soit en Juin.

Surveillez aussi le Brexit (la sortie britannique de l’UE), le référendum anglais en juin. Un tel développement devrait fortement secouer une Europe déjà instable, ainsi que le reste de l’Occident.

Et, bien sûr, surveillez les tendances en matière de pétrole et sur les marchés, mais ne vous laissez pas prendre dans un suivi boursier stérile au jour le jour. Il est inutile et cela ne va pas vous aider à comprendre ce qui se passe sur le plan économique. En toute crise économique, les actions sont le dernier indicateur à baisser et une analyse journalière en elle-même n’est en aucun cas une boule de cristal.

Les deux prochains mois devrait être très intéressants. Restez vigilants.

Brandon Smith

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/battage-autour-du-marche-du-petrole-la-crise-signale-plus-de-problemes-a-venir

Comme je l’ai indiqué dans mon article La remise à zéro de l’économie mondiale a commencé, l’économie américaine est protégée depuis la crise du crédit de 2008 par trois piliers, et chacun de ces piliers est maintenant systématiquement démoli.

Le premier pilier était la relance monétaire et l’assouplissement quantitatif. Ce pilier a été éliminé par le biais du programme d’arrêt des QE de la Réserve fédérale.

Le deuxième pilier a été l’utilisation des taux d’intérêt proches de zéro pour canaliser l’argent pas cher ou gratuit, grâce à des prêts au jour le jour aux banques et aux sociétés, qu’elles ont ensuite utilisés dans un long cycle de rachats d’actions. Ce pilier est maintenant supprimé suite à la hausse des taux d’intérêts par la Fed, et les rachats d’actions seront de l’histoire ancienne avant que 2016 ne soit terminée.

Le troisième et dernier pilier soutenant l’économie des États-Unis, est le statut de réserve mondiale du dollar, la prédominance du dollar dans le monde entier en tant que monnaie primaire utilisée dans le commerce international.

Le statut de réserve mondiale permet à l’Amérique de maintenir des niveaux extrêmes de création de dette et nous protège en partie de l’hyperinflation monétaire. Parce que beaucoup de dollars sont nécessaires aux gouvernements et aux entreprises étrangères pour leur commerce international, la Réserve fédérale a été en mesure de perpétuer des programmes de relance massifs, sans que tout l’argent créé ne soit immédiatement enfoui dans le système monétaire américain, comme ce qui est arrivé à Weimar, en Allemagne. Le problème est que si jamais le dollar perd le statut de réserve mondiale, des montants inconnus de dollars créés par la Fed et détenus à l’étranger reviendront nous inonder pour détruire l’illusion de la valeur de notre monnaie.

Le statut de réserve mondiale du dollar est fortement dépendant du fait qu’il est la pétro-monnaie ; la grande majorité des achats de pétrole autour de la planète sont faits uniquement en dollars. En fait, la plupart des pays producteurs de pétrole ne vous vendront pas leurs pétrole si le dollar n’est pas utilisé pour la transaction.

Le dollar a bénéficié de cet avantage impressionnant, principalement en raison de la relation entre le gouvernement des États-Unis et l’Arabie Saoudite [… et la présence de une à deux flottes de l’US Navy dans la région, NdT].

Pour l’instant, l’Arabie saoudite est toujours le plus grand détenteur de parts de marché de la production pétrolière mondiale [dépassée par la Russie tout récemment, NdT]. Cette part de marché a maintenant diminué quelque peu, en raison de la baisse de la demande mondiale et de la baisse plus spécifiquement dela demande aux États-Unis, ce qui a conduit à une concurrence plus rude avec d’autres pays producteurs, dont la Russie et l’Iran.

La baisse de la demande des États-Unis elle-même a peut-être conduit les pays de l’OPEP à remettre en question la validité de continuer à utiliser le dollar comme pétro-monnaie. En novembre 2015, le gouvernement saoudien a fait allusion à la possibilité qu’il pourrait se désarrimer entièrement de la monnaie américaine. Cet acte seul aurait essentiellement pour effet de détruire le pétro-statut du dollar. Le casse-tête des Saoudiens vient des prix très faibles et instables du pétrole, auxquels s’ajoute un niveau d’incertitude lié au pétrodollar. Les analystes de la presse ont fait valoir que l’Arabie saoudite pourrait être forcée de choisir – soit de réduire la production pour augmenter les prix, soit de mettre fin à l’arrimage au dollar pour stabiliser les prix, en passant par un panier de devises à la place (droits de tirage spéciaux… vous suivez !!).

De toute évidence, après l’absurdité organisée lors de la réunion de Doha ce mois-ci, il n’y a absolument aucune chance, même en enfer, que l’Arabie saoudite s’engage à des réductions substantielles dans sa production de pétrole. En fait, les Saoudiens viennent d’annoncer qu’ils pourraient augmenter l’exploitation des champs de pétroleafin d’amener la production à des niveaux encore plus historiques.

Ainsi, les prix du pétrole vont rester bas pour l’instant, et vont probablement encore chuter si une bataille pour les parts de marché entre l’Iran, la Russie et l’Arabie saoudite [et les USA, NdT] finit en pugilat, comme je l’ai prédit. Cela suggère que les Saoudiens vont en finir avec le pétro-dollar au cours des prochaines années.

Comme je l’ai écrit dans mon article La crise économique réveille enfin les médias dominants, une panique sur les prix du pétrole pourrait conduire à un conflit entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, et perturber le pétrodollar. Et cela précipiterait la chute du statut de réserve mondiale du dollar; ce qui signifie que les globalistes obtiendraient exactement ce qu’ils veulent – la mort de la domination du dollar et la montée du système des DTS au sein du FMI, comme un prélude à une monnaie mondiale et à la gouvernance économique mondiale. Cependant, un autre catalyseur arrivant dans le champ de vision pourrait être nécessaire. Une sorte d’événement de type cygne noir… comme une enquête du Congrès sur le 9/11 et le chapitre secretautour des 28 pages.

Ces documents seraient une bombe reliant le gouvernement saoudien directement aux pirates de l’air du 9/11 et exposant leur aide auxdits terroristes. Malgré les offres de paix d’Obama aux Saoudiens, la Maison Blanche est toujours prête à libérer ces documents au public à court terme.

Les Saoudiens ont réagi avec une extrême colère, et ont ouvertement menacé de déverser sur les marchés leurs $750 milliards en bons du Trésor américains si les documents voyaient jamais la lumière du jour. Ce serait encore une autre façon de mettre fin à l’arrimage de l’Arabie saoudite au dollar et donc à la fin du petro-statut du dollar, ce qui ferait alors accélérer la fin de son statut de réserve mondiale. Ce serait une catastrophe [pour les Américains et leurs amis en Europe, NdT].

La mise en place est parfaite. Le Mouvement de la Liberté pense qu’il y a effectivement un complot entourant le 9/11, mais la portée réelle de cette conspiration reste cachée, alors que les Saoudiens semblent prendre le poids de la faute. Les Saoudiens ont une occasion en or qui s’offre à eux sur un plateau d’argent pour tuer l’arrimage au dollar, une action qu’ils ont planifiée depuis un certain temps de toute façon. Le gouvernement des États-Unis deviendrait alors en partie responsable (aux yeux du public) d’avoir ouvert la porte à la destruction du dollar, un processus que les globalistes du Fonds monétaire international (FMI) et de la Réserve fédérale ont planifié depuis des décennies. Ensuite, le FMI pourrait surgir dans l’après-crise avec le système DTS du panier de monnaie pour remplacer la structure de réserve mondiale du dollar.

Nous aurions alors un immense changement économique mondial déclenché par rien de plus qu’un document de 28 pages, mais qui repose sur des années de mise en scène minutieuse, de planification et de chorégraphie. Encore une fois, les globalistes ont provoqué un cirque théâtral qu’ils peuvent utiliser pour mettre fin à l’économie américaine que nous connaissons.

Nous devrons attendre et voir si les documents 9/11 seront publiés, et si les Saoudiens mettent leurs menaces à exécution. Mais considérez ceci : à qui profite vraiment la suite de ces développements, à la fin ? Une telle démarche pourrait certainement seulement servir les intérêts des élites internationales sur le long terme.

Battage autour du marché du pétrole. La crise signale plus de problèmes à venir Par Brandon Smith
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