Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Patrick Granet

Le discours général sur la croissance économique tourne en boucle depuis quelques années accentué par les effets de la fameuse « crise » — qui n’en est pas une — ce que les lecteurs de Reflets les plus assidus savent, particulièrement depuis la publication de la suite d’articles les « origines de la crise ». Ce discours général sur l’économie de croissance, simpliste, est basé sur un leitmotiv basique : tout irait mieux s’il y avait de la croissance économique, et nous pourrions même résoudre des problèmes graves et récurrents de la société française, comme le chômage, la pauvreté et la précarité. Ah oui ? Sans blagues ? Mais qui affirme ça ? Cela se vérifie-t-il ailleurs, chez des voisins proches, aux économies similaires à la nôtre ?


L’économiste a dit que…


A 1,5 point d’augmentation de PIB annuel, les économies modernes européennes sont censées créer des emplois. C’est l’économiste — n’importe lequel l’affirmera — appelé au chevet des Etats qui le dit et le répète sans cesse. A partir de 1,5% de croissance du PIB, le chômage devrait donc commencer à baisser. C’est formidable. C’est mathématique, mécanique, c’est comme ça. D’ailleurs, vous diront les ténors-experts de la théorie économique néo-classique, regardez les Anglais, et les Allemands.


Ah, bien. Allons voir en premier les Anglais. Ces braves cousins d’outre-Manche ont aujourd’hui 3% de croissance : whaaaa, les veinards ! Et mécaniquement — vous dit doctement l’économiste de l’école de Chicago — et bien, leur chômage est très bas : à peine 6%. My god, ils sont trop forts ces grands-bretons ! Alors, on fait comme eux ?


Taux de chômage pour les nuls


On peut faire comme chez les sujets de leur majesté, sans problème. Mais il va falloir bien prendre en compte certaines données plutôt sensibles, avant. Le chômage anglais est, disons-le, une vaste escroquerie. Sans compter le fait qu’un chômeur anglais est, niveau prestation sociale — un peu comme une vache qu’on conduit à l’abattoir, puisque son chômage est plafonné à une misère et qu’il ne peut excéder six mois — il faut savoir que près de 3 million de personnes sont en incapacités en Angleterre, et donc inaptes au travail, mais indemnisées, et ne sont pas comptées dans les statistiques… du chômage. Si l’on y ajoute les 800 000 travailleurs clandestins, plus les fameux contrats zéro heure permettant à un chef d’entreprise d’embaucher quelqu’un sans lui garantir une seule heure de travail (le rendant corvéable à merci et en dépendance totale envers cet employeur et donc, sans garantie de salaire), les bons chiffres du chômage anglais sont une vaste rigolade que tout observateur de la chose économique devrait immédiatement arrêter d’utiliser comme facteur positif — lorsqu’il parle d’économie.


Baisse des dépenses publiques : oui, mais…non


Toute la belle politique économique de réduction des dépenses publiques, orientées vers le fameux discours du « on va baisser la dette et le déficit public aussi » a servi aux dirigeants politiques britanniques pour privatiser un maximum de secteurs, réduire « l’effort » de l’Etat, casser des services publics, déjà moribonds en Angleterre. Ce sont des politiques que l’idéologie hypercapitaliste souvent nommée néo-libéralisme, adore, puisqu’elles permettent à des grands groupes industriels et commerciaux de « privatiser la vie », afin de réduire le citoyen en client et pouvoir se goinfrer de profits quand ça décolle tout en se faisant rembourser via l’argent public si ça dérape. Chacun connaît ce principe très répandu depuis une quinzaine d’années en Europe.


cameron


Regardons donc maintenant où en sont la dette publique et le déficit du Royaume-Uni. Ça ne va pas fort. Pas fort du tout. La dette est encore à plus de 90% (Bruxelles demande 60%), le déficit a bondi à près de 6% (Bruxelles exige 3%). Ahlalalala, mais alors, à quoi bon ? On se le demande, malgré quelques explications assez triviales : à force d’obliger les populations les plus défavorisées à bosser pour des cacahuètes, mais en les incitant à s’endetter, on obtient l’effet suivant : la croissance par la consommation est dopée, d’où les 3% de croissance du PIB, mais les recettes de l’Etat baissent parce que les précaires payent peu de cotisations. Et s’ils sont très nombreux, c’est de moins en moins de recettes qui rentrent dans les caisses de l’Etat. Donc, le déficit et la dette continuent d’augmenter, pas pour cause de trop de dépenses, mais pour cause de pas assez de rentrées.


23% de la population sous le seuil de pauvreté… et l’endettement privé qui explose


SIPA_00516227_000010


Des chouettes chiffres qui devraient inspirer Macron et son chef Valls, comme le grand manitou social-démocrate Hollande : près d’un quart de la population britannique est en dessous du seuil de pauvreté et la dette des ménages s’élève à 170% de ses revenus. Ahahah : amusante économie autant basée sur le secteur tertiaire que la nôtre, avec un volet finance-paradis fiscal au sein de la deuxième plus grosse place boursière du monde — la City — qui repose sur une bulle immobilière et une politique d’expansion monétaire, de rachat de dette par la Banque centrale du coin. Parce qu’en Angleterre, ils n’ont pas l’euro, mais une inflation à 4,5% et aux environs de 15% de la dette de l’Etat rachetée par la Banque centrale. Tout ça n’est pas très glorieux et repose sur des montages un peu bancals, avec des risques très élevés en cas de changement des taux d’intérêts, ce qui — dans le cas d’une bulle immobilière — ne manque jamais de survenir.


Nos amis d’outre-Rhin : précarité et compétitivité à tous les étages


L’Allemagne, cet eldorado dont rêvent tous les patrons français et leurs amis politiciens du PS et de l’UMP… Oui, l’Allemagne a fait des réformes du temps de Schröder (1998-2005). Ce brave social-démocrate qui s’en est allé bosser pour une multinationale du gaz une fois l’économie de son pays mise au pas. Ces réformes, tout le monde en parle en France, tellement elles ont permis à l’Allemagne d’être compétitive et d’engranger des bénéfices commerciaux extérieurs colossaux. Pensez un peu : 80 milliards par an ! De la croissance économique qui remonte à peine le pays écrasé par la crise financière, un chômage qui descend quand celui de tous les autres pays augmente ! Trop forts ces Allemands. Oui, mais, là aussi, il y a quand même des gros problèmes. Bien plus gros que ceux connus en France. Colossaux les problèmes.


hartz-4-illu1


On envoie les chiffres : 30% des retraités sont en dessous du seuil de pauvreté, 3 millions de gamins au même régime : ils vivent au sein d’une famille qui a moins de 880 € par mois. 7,4 millions de salariés sont payés moins de 450€ par mois grâce aux formidable mini-jobs mis en place par Schröder. Le chômage n’existe quasiment plus tellement il est restrictif. Un calcul a été fait récemment en Allemagne : en 2030, 5 millions de personnes n’auront pas de retraite ou au maximum une pension de 140€ par mois. À 67 ans, parce que les réformes, c’est travailler plus longtemps pour toucher que dalle niveau retraite. La démographie est en cause, le manque d’investissements publics de l’Etat, la politique de compétitivité basée sur des délocalisations partielles vers les pays de l’Est et un… énorme dumping social. Merkel est en train de réfléchir à revenir à une retraite à 63 ans, le salaire minimum s’instaure, et des conventions collectives nationales inexistantes jusque là vont se mettre en place : sinon, ce pays va imploser, et la classe politique le sait. Etre compétitif peut nuire à sa population.


Conclusion : va falloir trouver autre chose, non ?


La croissance économique n’est en rien — aujourd’hui — un facteur d’amélioration économique et sociale des populations d’un pays capitaliste, même parmi les plus riches. Le Royaume-Uni ou l’Allemagne le démontrent bien. Afin de diminuer la dette des Etats, la baisse des dépenses publiques est une voie sans issue : partout où une politique de rigueur faite d’austérité s’installe, la dette augmente. Le chômage est une variable d’ajustement des économies dérégulées, un indicateur bidon de l’état des société post-industrielles puisqu’il est en réalité la plupart du temps au double des chiffres établis. Le modèle hypercapitaliste, néo-libéral est en panne en Europe. Une croissance du PIB sur le vieux continent, insufflée par de grands chantiers, pourrait ralentir la casse sociale, permettre de souffler un peu, mais visiblement pas de rétablir une société prospère composée de citoyens apaisés pouvant se projeter dans l’avenir. Cette société capitaliste harmonieuse, où le travail offre un revenu décent à chacun peut-elle encore exister ? Pas certain. En touts cas, certainement pas si elle est basée sur les seuls critères des taux de chômage officiels faibles et d’une croissance annuelle du PIB forte…


Il faut trouver une autre voie. Le problème est : qui a envie de la chercher et de la mettre en œuvre parmi les décideurs politiques ?


Partager :
103Partager sur Twitter(ouvre dans une nouvelle fenêtre)103391Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre)391Cliquez pour partager sur Google+(ouvre dans une nouvelle fenêtre)1Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre)1Cliquez pour partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre)Cliquez pour envoyer par email à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Posté dans: A la Une, Economie
S'abonner


Si vous avez apprécié cet article, abonnez vous gratuitement pour ne plus rien manquer.


Subscribe via RSS FeedRejoignez-nous sur Twitter
99 commentaires sur "Et si la croissance économique ne servait à rien ?"
Trackback | Feed RSS des commentaires
Hermop dit :
7 décembre 2014 à 17 h 16 min
Un super article! En effet la TV, les médias à force de rabâcher qu’il faut absolument de la croissance les gens ont fini par y croire. Cependant la croissance c’est un chiffre, c’est du vent, ça ne signifie pas grand chose; mais malheureusement les gens ont fini par tellement la vouloir ils sont prêts à citer des pays en exemples qui ont certes une croissance mais des conditions de vie exténuante.


Bref continuez vos articles sont super ;).


Répondre Report comment
corrector dit :
7 décembre 2014 à 19 h 03 min
Hyper-capitalisme? Qu’est-ce donc?


Et le néo-libéralisme?


Ce qu’on constate, c’est que le socialisme échoue partout et toujours.


Ce qu’on constate, c’est que la libéralisme MARCHE.


Ce qu’on constate, c’est que la Grande Bretagne relève la tête (libéralisme).


Ce qu’on constate, c’est que la France va de plus en plus mal (socialisme).


Et aucun économiste sérieux ne prend au sérieux le PIB, qui est une pseudo mesure qui additionne des revenus et des dépenses publiques; comme si la dépense publique était intrinsèquement une bonne chose! Mais l’auteur socialiste de ce torche-cul l’ignore, évidemment.


Répondre Report comment
Phred dit :
7 décembre 2014 à 19 h 14 min
Du coup, les années Sarko, c’était du socialisme? Les deux mandats Chirac, c’était du socialisme? :)


Répondre Report comment
corrector dit :
9 décembre 2014 à 11 h 27 min
Oui, évidemment.


Autre question?


Répondre Report comment
Jane8re dit :
14 décembre 2014 à 22 h 09 min
Ah oui, la Grande Bretagne relève la tête. Cela dit, ce n’est quand même pas le cas de tout le monde outre-Manche. Par exemple, à Rotherham, la réussite du libéralisme anglais à un petit arrière gout amer dont on parles bien peu chez nous…


Mais vous allez me dire que cela n’a rien à voir…


Je vous répondrai que c’est un symptome de certains des cotés de cette réussite qui NE marche PAS tellement bien.


Répondre Report comment
corrector dit :
14 décembre 2014 à 22 h 38 min
Vous faites les questions et les réponses, donc je n’ai plus rien à ajouter.


Blabla dit :
7 décembre 2014 à 19 h 39 min
C’est peut-être un peu court comme argumentaire, non ? Je n’estime pas être de gauche, mais autant j’estime qu’il faut de la souplesse, autant le système brit du job à rien est franchement trop souple ! Un système doit être équilibré pour que ça fonctionne…


Répondre Report comment
corrector dit :
7 décembre 2014 à 19 h 46 min
« Je n’estime pas être de gauche, »


On peut être de gauche et détester le socialisme.


« mais autant j’estime qu’il faut de la souplesse, autant le système brit du job à rien est franchement trop souple ! »


Quel est le problème du salaire variable?


C’est quel genre de travail?


« Un système doit être équilibré pour que ça fonctionne… »


Justement là bas ça fonctionne mieux qu’en France.


Répondre Report comment
oz dit :
7 décembre 2014 à 20 h 07 min
« Justement là bas ça fonctionne mieux qu’en France. »


Cela dépend de ce qu’on met dans « mieux ». :)


Répondre Report comment
corrector dit :
7 décembre 2014 à 20 h 18 min
La Grande Bretagne ne s’en tire pas mieux à quel point de vue?


Marco dit :
8 décembre 2014 à 2 h 55 min
Tu as lu l’article ? Yovan donne plein d’éléments, comme la précarité sociale par exemple.


corrector dit :
9 décembre 2014 à 11 h 44 min
Oui j’ai lu l’article.


Non il ne donne pas de chiffres montrant quoi que ce soit.


L’article est vide et consternant.


Blabla dit :
8 décembre 2014 à 5 h 54 min
« On peut être de gauche et détester le socialisme. » En fait, les trucs en « isme » sont des œillères. Je dirais que je suis un pragmatique…


« La Grande Bretagne ne s’en tire pas mieux à quel point de vue? » Du point de vue des vrais gens, au hasard…


Le contrat 0 heure serait peut-être une bonne chose si on pouvait en contracter plusieurs en même temps, mais apparemment, il est souvent exclusif. De plus, tu n’as pas de congé maladie, pas de congé maternité/paternité par exemple. Le fait qu’il n’y ait pas de préavis de licenciement me dérangerait moins s’il n’y avait pas la notion d’exclusivité (puisqu’en 1 semaine tu peux retravailler ailleurs).


En plus, c’est nerveusement très dur d’être chez soi et d’attendre le coup de fil éventuel du patron. Qui te dira de venir bosser, bien-sûr, le jour où tu as quelque chose a faire… A moins qu’on parte du principe qu’un employé et un aspirateur c’est pareil : on le range dans un coin quand on n’en a plus besoin.


corrector dit :
9 décembre 2014 à 10 h 07 min
Des vrais gens? C’est le contraire des faux gens?


Arpan dit :
9 décembre 2014 à 12 h 56 min
Don’t feed the troll!!!


Répondre Report comment
corrector dit :
9 décembre 2014 à 12 h 57 min
Qui est le troll?


Tu es un troll?


Répondre Report comment
Arpan dit :
9 décembre 2014 à 13 h 02 min
Qui est le troll?


Tu es un troll ?… :*


Répondre Report comment
blabla dit :
10 décembre 2014 à 7 h 35 min
« Des vrais gens? C’est le contraire des faux gens? »
Puisque tu t’attaques sans chercher à comprendre le fond, j’explicite : le peuple, le lambda,le quidam, le vulgus pecum, le vulgaire (sens ancien), la masse grouillante et informe, le tiers état, la classe ouvrière, la classe moyenne, les sans dents, ceux qui prennent le métro et ont des voitures polluantes, toi, moi, les commentateurs de reflets, de Marianne et du Figaro… As-tu mieux compris l’idée ou es-tu réellement obtus ?


Répondre Report comment
corrector dit :
10 décembre 2014 à 10 h 29 min
« As-tu mieux compris l’idée »


Parce que tu penses exprimer des idées?


Tu n’as toujours pas répondu à ma question. En quoi les choses ne vont pas mieux en GB?


Flo(www) dit :
11 décembre 2014 à 14 h 21 min
Dont feed the troll
rhétorique creuse, discours abscon et allusif présentant des traits d’esprits douteux et péremptoires…
OMG it s a bird, it s a plane…no it s a troll


fredololo dit :
9 décembre 2014 à 15 h 06 min
Dans ce que vous nous vomissez, ça veut dire quoi MARCHE?


Ou encore relève la tête?


Parce que quand relève la tête ça veut dire : populations démunies de plus en plus nombreuse (en proportion du total), et de plus en plus pauvre, infrastructures nationales dans un tel état de décrépitude qu’il fera bientôt meilleur vivre en Afganistan … Ben je préfère garder tête baissée!


Répondre Report comment
corrector dit :
9 décembre 2014 à 15 h 39 min
« Dans ce que vous nous vomissez, ça veut dire quoi MARCHE? »


Je ne vomis pas.


« infrastructures nationales dans un tel état de décrépitude »


Quelles infrastructures?


Répondre Report comment
Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 13 h 53 min
Je t’ai reconnu, c’est toi le troll qui sévit sur Numerama!
Pseudo différent, mais style inimitable!


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 14 h 03 min
1) Je ne suis pas un troll.
2) Je ne « sévis » pas.


Perdu, merci d’avoir joué!


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 14 h 15 min
Tu fais quoi dans la vie?
Tu as quel âge?
Tu t’ennuies comme ça tous les jours?


Tu n’es pas un simple troll, non, toi tu es spécial.
On sent le petit côté naif et désespéré. Tu n’es pas encore un troll velu et endurci. Mais ça viendra.


En attendant, je t’accepte tel que tu es, petit troll, et je t’aime autant que les autres.


corrector dit :
11 décembre 2014 à 14 h 18 min
Ah, le petit facho devient inquisiteur.


Tu rêvais d’être de la Stasi quand tu étais petit?


Arpan dit :
11 décembre 2014 à 14 h 27 min
https://www.youtube.com/watch?v=7TpVD7sZUbY


Tiens, prends en de la graine.
Cdlt,


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 14 h 25 min
Mais ne sois pas fâché, je te l’ai dit pourtant que je t’aime même si tu es spécial.


Il y a pleins d’attardés qui s’en sortent très bien, regardes Forest gump!
Toi aussi tu découvriras ce pour quoi tu es fait, j’ai confiance en toi.


Maintenant va, va à la rencontre de ton destin! Tu as ma bénédiction!


batmou dit :
14 décembre 2014 à 15 h 24 min
« Ne parles pas aux cons, ça les éduque » .
Par ailleurs, excellent article qui alimente le débat sur la fiabilité des indicateurs usuels pour comparer la situation de deux pays. Il y a une pression américaine indeniable pour aligner les normes sociales des deux côtés de l’atlantique. PeuT être une volonté de créer un grand ensemble de-regulé pour contrer le BRICS?


Greenman dit :
9 décembre 2014 à 16 h 24 min
Comment définiriez-vous un « économiste sérieux » ?
Ceux qui conseillent nos politiques semblent accorder une grande importance au PIB pour qu’on le retrouve dans toutes les bouches.
J’en ai un qui devrait peut-être vous plaire, Nobel d’économie français : Maurice Allais.
J’aimerais bien connaître son point de vue sur la situation actuelle, je ne suis pas convaincu qu’il considérerait la situations de la même manière aujourd’hui que pendant les trente glorieuses… En 1999, il publiait : « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : L’évidence empirique »


PS : Les formulations de type « Ce qu’on constate » me paraissent inappropriées. Les sujets évoqués étant très subjectifs (on parle de doctrine), il m’apparaît assez peu honnête de sous-entendre un avis général ou majoritaire à l’aide d’une formule aussi indéfinie… Bref, s’il vous plait, ne pensez pas que je les approuve (toutes ou parties). Si vous vous demandez pourquoi je ne parles pas de ces points, je répondrais, comme vous le dites ailleurs :


» Non il ne donne pas de chiffres montrant quoi que ce soit. «


Répondre Report comment
corrector dit :
9 décembre 2014 à 16 h 29 min
« Comment définiriez-vous un « économiste sérieux » ? »


Ceux qui ne confondent pas (et n’acceptent pas d’additionner) revenus et dépenses, ceux qui insistent sur le PIB marchand, ceux qui s’opposent aux keynésiens, etc.


Répondre Report comment
Lelien dit :
11 décembre 2014 à 14 h 18 min
« ceux qui s’opposent aux keynésiens »


Un économiste sérieux est donc pour vous un économiste qui refusent de regarder la réalité et qui préfèrent se réfugier dans de fumeuses théories pour y échapper? Drôle de conception du « sérieux » vraiment… Pas très scientifique en tout cas. Que dirait votre ami Karl Popper s’il vous lisait?


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 17 h 52 min
« Un économiste sérieux est donc pour vous un économiste qui refusent de regarder la réalité et qui préfèrent se réfugier dans de fumeuses théories pour y échapper? »


Tu t’es vu quand t’as bu?


Tu connais plus grand escroc « économiste » que Keynes?


Lelien dit :
12 décembre 2014 à 10 h 26 min
Oui pourquoi? Friedman, Hayek, Ricardo, Popper, etc.


Ce n’est pas ce qu’il manque!
Pense donc à tous ces économistes qui croient encore benoîtement que la concurrence est bonne pour l’innovation, ou que les marchés libres et non faussées sont optimaux. Deux concepts idéologiques qui ont pourtant été réfutés depuis longtemps (avant Keynes en fait) à la foi sur le plan théorique, et plus important encore sur le plan pratique.


Heureusement tous les libéraux ne sont pas aussi gravement atteins. Certains passages de Hayek et de Friedman sont tout à fait pertinents par exemple. Mais le seul libéral qui a fini par créer un système économique cohérent est Maurice Allais (et comme Keynes : en s’éloignant du libéralisme).


corrector dit :
12 décembre 2014 à 11 h 03 min
« Pense donc à tous ces économistes qui croient encore benoîtement que la concurrence est bonne pour l’innovation, »


Ah bon, elle ne l’est pas?


Tu plaisantes j’espère.


« ou que les marchés libres et non faussées sont optimaux. »


Optimaux de quel point de vue?


Vince dit :
9 décembre 2014 à 18 h 51 min
Huhuhuhuhu
T’as été à Londres ces derniers temps ? Le résultat des courses au niveau social et économique y est affligeant.


Marche ou crève est ton credo ? D’une manière purement épidémiologique, s’il y en a trop qui crèvent, ceux qui marchent ne resteront pas debout bien longtemps. Mais tu fais sans doute parti des winners qui pensent être au dessus de tout ça.


Ce n’est pas parce que tu considères que ce papier est un torche-cul que ça légitime la merde que tu déposes.


Joli troll, mais on va simplement éviter de te lire par la suite.


Répondre Report comment
Jean-luc Leschoumes dit :
11 décembre 2014 à 15 h 04 min
Corrector, merci pour cette bonne leçon et cette grande page d’histoire.
En effet, aucun économiste sérieux ne prend au sérieux le PIB, mais considère bien plus gravement le niveau de matière dans les pots de Nutella.
A noter également que le nudisme marche en majuscule, comme ma belle-mère qui est troglodyte.


Franchement, y a des coups de Tipp-Ex qui se perdent.


Répondre Report comment
Kler dit :
7 décembre 2014 à 19 h 30 min
Progrès technique = innovation = croissance = emploi. Les maîtres mots de nos dirigeants et industriels. Pourtant, en observant cette société confrontée à un très fort taux de précarité et de chômage, la croissance et l’emploi sont en réalité les mots magiques pour justifier ce qui ne peut l’être.


Il est temps de refuser cet odieux chantage ! Ce discours sans cesse péroré occulte des questions fondamentales, car si le chômage existe, c’est précisément parce que le but du travail est de gagner de l’argent, non pas d’être utile socialement.


Répondre Report comment
corrector dit :
7 décembre 2014 à 19 h 33 min
« c’est précisément parce que le but du travail est de gagner de l’argent, non pas d’être utile socialement. »


Pardon?


Répondre Report comment
Kler dit :
8 décembre 2014 à 15 h 23 min
Il faudrait donc faire de l’emploi, de n’importe quel emploi, une condition du bonheur ? Quelle hypocrisie !


« Arbeit macht frei »… Doux cynisme sur fond de barbarie qui s’affichait à l’entrée d’Auschwitz. Par mon bref exposé, je ravivai simplement la critique de l’aliénation du travail, parce que je suis un chômeur heureux ;-)


Et pour info, l’étymologie du mot travail renvoie au mot latin « tripalium » : torture.


Répondre Report comment
corrector dit :
9 décembre 2014 à 11 h 26 min
Ah merde. Tu es piposophe.


Et tu as atteint le point Godwin. (Et en allant le chercher très fort.


La discussion est donc terminée.


Répondre Report comment
Anonyme dit :
8 décembre 2014 à 15 h 01 min
Tu as loupé un chapitre : http://reflets.info/pourquoi-parler-de-lemploi-au-lieu-du-travail/


Répondre Report comment
oz dit :
7 décembre 2014 à 20 h 15 min
Cela m’a rappelé un petit édito le mois dernier dans le diplo. : http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/HALIMI/50927


D’un côté, la croissance n’est célébrée que lorsqu’elle émane de politiques économiques libérales (étonnant non ?) ; mais d’un autre, même ces petits miracles issus de gouvernements « de gauche » ne sont pas transposables en Europe, il ne faut pas les ignorer…


Répondre Report comment
pete sans pras dit :
7 décembre 2014 à 20 h 16 min
Les pays qui se sont endetté sans regarder le total dans quel état aujourd’hui?


Répondre Report comment
Keiichi dit :
7 décembre 2014 à 20 h 20 min
- Rêve ou naïveté ?


http://www.20minutes.fr/planete/1495143-20141205-si-pouvait-vivre-croissance-economique


article contenant un lien vers


http://www.20minutes.fr/planete/1338109-20140331-rapport-giec-comment-changement-climatique-va-changer-vies


– Un grand merci pour cet article et ce passage :
« privatiser la vie », afin de réduire le citoyen en client et pouvoir se goinfrer de profits quand ça décolle tout en se faisant rembourser via l’argent public si ça dérape. »


Répondre Report comment
corrector dit :
9 décembre 2014 à 11 h 36 min
« privatiser la vie » c’est quoi ça?


Tu veux SOCIALISER la vie? Que ta vie appartienne à l’Etat?


Tu préfères une vie nationale-socialisée?


Répondre Report comment
Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 14 h 01 min
L’Etat c’est nous (en principe). On l’oublie bien souvent.


Je suis l’Etat, les commentateurs ici bas sont l’Etat, toi aussi, malgré ton implacable stupidité, tu es l’Etat.


Gloire à l’Etat!


Répondre Report comment
Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 14 h 12 min
L’Etat a besoin de route. Donc les membres de l’Etat paie l’impôt pour avoir les routes.


Ca existe seulement depuis l’antiquité, normal que tu connaisses pas.


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 14 h 16 min
Parce que l’Etat a des « membres » maintenant? C’est quoi, une association?


Il y a 5 min, j’étais l’Etat, maintenant je suis « membre ».


Il faudrait savoir.


Toi, tu ne sais pas.


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 14 h 21 min
Accepte l’Etat dans ton coeur et chante avec moi :
J’aime l’Etat! J’aime l’Etat!


Pour ta question, elle est hors de propos. Je suis l’Etat, et je fais partie de l’Etat. Tu es l’Etat et tu fais partie de l’Etat. Tout est Etat, tout est amour.


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 14 h 35 min
Je hais l’Etat. Je ne suis pas l’Etat.


La preuve :


1) L’Etat est un monstre avide et fou qui viole les droits des citoyens.
2) Je ne suis pas un monstre avide et fou.
3) Je ne viole pas les droits des citoyens.
4) Donc je ne suis pas l’Etat.


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 14 h 57 min
Bien sûr que si. Tu votes, donc indirectement, quand l’Etat s’exprime, c’est toi qui t’exprime, et celle de tous nos compatriotes.


Gloire à l’Etat! Gloire à nous!


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 15 h 00 min
« Tu votes »


Non


Merci d’avoir joué.


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 15 h 10 min
« Merci d’avoir joué » c’est une phrase que t’as entendu en regardant un jeu télévisé sur TF1 ou bien…?


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 15 h 10 min
Encore perdu!


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 15 h 13 min
En fait je me demande si tu te crois drôle/intelligent/subtil.


Je me demande ce que tu penses de tes apparitions sur reflets et sur numerama (peut être sévis tu sur d’autres sites également?).


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 15 h 15 min
Je suis normalement intelligent, c’est à dire un million de fois plus que toi.


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 15 h 18 min
Incroyable! Et du coup quel est le sens de tes contributions ici bas? Quel est l’objectif? Quelle est la démarche artistique sous-jacente?


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 15 h 22 min
Tu veux une explication de texte?


Tu n’en auras pas!


Il suffit de lire mes commentaires, ils sont en français.


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 15 h 24 min
Tu dois bien comprendre que je suis nettement moins intelligent que toi. Aussi simple et désuets que tes commentaires puissent te paraitre, ils restent très vagues pour moi.


Je t’en prie, éblouis moi de ta lumière, pour l’amour de l’Etat et du reste!


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 15 h 26 min
L’amour de l’Etat, façon Mussolini ou Hitler?


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 16 h 16 min
Non, plutôt Napoléon ou De Gaulle. Mais chacun ses goûts.


Répondre Report comment
Giome dit :
7 décembre 2014 à 21 h 09 min
Merci pour l’article Yovan : un petit rappel qui ferait du bien à pas mal de monde.


Pour ma part je vois une solution dans le retour à une économie locale fonctionnant en circuit court : en tout cas c’est dans cette voie que je m’applique tous les jours, et c’est fun :)


Ps: Je sais que ce n’est pas le lieu pour les réclamations mais, dans le cas où cela intéresserait une partie de vos lecteurs, ce serait super d’avoir un bouton pour partager les articles de Reflets sur le réseau Diaspora*.


Répondre Report comment
corrector dit :
7 décembre 2014 à 21 h 12 min
En quoi un circuit court est une solution?


Solution à quel problème d’ailleurs?


Répondre Report comment
wtf dit :
8 décembre 2014 à 2 h 18 min
« ne société prospère composée de citoyens apaisés pouvant se projeter dans l’avenir. »


Je ne suis pas d’accord : je suis un citoyen apaisé depuis que j’ai acheté un terrain assez grand dans un pattelin me permettant de mettre potager et divers truc genre des poules & autre me permttatn de subbsister meme quand ca craindra. Le tout avec une maison qui peut être pratiquement autonome (en chaleur et eau tout du moins)


Avec ca je peux me « projeter dans l’avenir » et savoir qu’au pire je pourrais filer a bouffer à ma famille :)


Ah damned c’etait pas ca le sens de l’article?


Répondre Report comment
MrPatat dit :
8 décembre 2014 à 15 h 12 min
c’est cool pour toi, tu es un heureux propriétaire, ce que les exclus du système actuel (ceux qui touchent moins de 3000e/mois et sans CDI) ne peuvent même pas caresser en rêve.
Sinon, vu les antécédents de « quand ça craindra », prévoie armes et mine ta propriété, car les état qui craignent n’y vont pas par 4 chemins et c’est la réquisition générale quand ça craint…


Répondre Report comment
wtf dit :
9 décembre 2014 à 18 h 42 min
Hum je touche pas 3k/mois malheureusement, j’ai eu de la chance en saisissant une opportunité et suis aller m’exiler dans un patelin.
Néanmoins en ce moment jsui pas dedans mais je tente quand même de faire pousser des trucs avec des potagers surélevés par exemple. Et je pense que ca tout le monde peut (et devrait) le faire.


Le sens du post était juste que la projection dans l’avenir si on est un peu lucide ne peut PAS être les lendemains heureux, et qu’il va falloir faire le dos rond et serrer les dents.
Désolé si j’ai pu paraître condescendant ou vaniteux c’était pas le but :-/


Répondre Report comment
corrector dit :
9 décembre 2014 à 11 h 36 min
« depuis que j’ai acheté un terrain assez grand »


Salaud de kapitaliste!


Répondre Report comment
wtf dit :
9 décembre 2014 à 18 h 43 min
Ach des kommunistes! Reflets serait donc un repere d’anarcho gauchiste?


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 15 h 01 min
Ou un repère de bouffons nantis méprisants et obscènes, tout simplement.


Répondre Report comment
céki dit :
22 décembre 2014 à 15 h 59 min
Anarcho-communiste, en route ! Premier acte : bâilloner corrector, pour qu’il apprenne qu’être absolument sur tous les commentaires ne lui fournit pas l’ombre d’une justification de son existence.
Et si on se faisait des jardins et poules partagés entre lecteurs de Reflets ? On discuterait politique en même temps, évidemment.


Wyrm dit :
8 décembre 2014 à 8 h 05 min
Un super article qui rappelle quelques bases en economie:
– quand on veut comparer des chiffres, il faut prendre les memes. « Le chomage » n’a strictement pas la meme signification en France qu’en Allemagne ou en Angleterre;
– baisser les depenses ne sert a rien si les recettes baissent encore plus;
– et surtout la « croissance » n’a pas d’interet quand elle ne traduit que les resultats de quelques multinationales: la pauperisation de la population n’est pas viable a terme.


Mais bon, les adeptes de la « solution unique » n’aiment pas ces rappels. Ils n’aiment pas que l’on dise, surtout a un large public, que la solution est compliquee et qu’elle ne se resoudra pas par un mot magique.


Répondre Report comment
corrector dit :
9 décembre 2014 à 11 h 46 min
« la pauperisation de la population n’est pas viable a terme. »


Ah bon, qui se fixe pour objectif de rendre la population pauvre?


Répondre Report comment
anomail dit :
9 décembre 2014 à 15 h 35 min
« Ah bon, qui se fixe pour objectif de rendre la population pauvre? »


Rockefeller, Rothschild…


Les grands argentiers du mode, ceux qui ont le pouvoir de déclencher des conflits mondiaux pour remettre les compteurs à zéro à chaque fin de cycle financier.


L’utilisation de monnaies usurières provoque mécaniquement un asservissement par la dette. L’argent va à l’argent et on se retrouve mécaniquement à chaque fin de cycle avec des pauvres très pauvres et des riches très riches.


Arrivé à un certain point, les riches envoient les pauvres s’entretuer ce qui génère encore plus de business.


Comme dit Warren Buffet, les crises sont la respiration du capitalisme, elles permettent aux riches de rincer les pauvres à intervalle réguliers.


Répondre Report comment
corrector dit :
9 décembre 2014 à 15 h 42 min
Quelle salade…


Pourquoi Rockefeller voudrait rendre la population pauvre? Quel intérêt?


Quels compteurs sont « remis à zéro »?


En quoi les monnaies sont des « monnaies usurières »?


Répondre Report comment
anomail dit :
9 décembre 2014 à 19 h 33 min
Voir les liens de mon autre commentaire, plus bas.


céki dit :
22 décembre 2014 à 16 h 14 min
@corrector je vous suggère également « Le Travail et l’Usure », d’Ezra Pound. L’écrivain a eu un passé très douteux, mais qui, d’après ce dont je me souviens, ne rejaillit qu’assez peu dans cet écrit, purement économique. L’introduction, est disponible sur Scribd.


fil dit :
8 décembre 2014 à 11 h 06 min
Je sais pas d’où viennent vos chiffres de pauvreté en Allemagne ou GB, mais ça ne correspond pas du tout :


http://www.inegalites.fr/spip.php?article388


Le coef. de Gini allemand est inférieur à celui français et la parité de pouvoir d’achat supérieure de 10 points à celle de la France.


Répondre Report comment
Juliette dit :
8 décembre 2014 à 22 h 56 min
Ce que je constate dans le lien que vous avez mis, c’est que les taux de pauvreté de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne sont plus élevés…Aurais-je lu de travers ?


Répondre Report comment
fil dit :
9 décembre 2014 à 13 h 24 min
C’est la pauvreté relative, donc par rapport à une moyenne de PPA plus élevée en Allemagne. Le coef Gini allemand a baissé et est plus bas que celui de la France qui a monté :


http://annotations.blog.free.fr/index.php?post/2014/05/06/Les-in%C3%A9galit%C3%A9s-de-revenu-selon-l%E2%80%99OCDE


Répondre Report comment
araknee dit :
8 décembre 2014 à 13 h 54 min
La croissance sert à une chose : payer les intérêts des créanciers. Notamment des créanciers des dettes publiques, mais ce n’est pas tout, en fin de compte, les intérêts du capital financier dans son ensemble. Et personne n’est prêt à mettre ça à l’ordre du jour.


Répondre Report comment
corrector dit :
9 décembre 2014 à 11 h 40 min
Mettre quoi à l’ordre du jour?


Qu’est-ce que tu essayes de dire?


Répondre Report comment
cdg dit :
8 décembre 2014 à 15 h 46 min
Je connais pas l Angleterre, mais Yovan tu exageres nettement quand tu parles de l Allemagne.
Si tout n y est pas rose, c est loin d etre l enfer qu decrit.
D ailleurs il y a plein de francais qui viennent y travailler, voire y vivre (comme moi)
La RFA a du absorber l ex RDA, on voit tres bien sur les stats du chomage ou de la pauvrete la dualite est/ouest.
C est un peu comme si la france aurait eut a digerer la reunification avec l algerie (ancien departements francais) et qu on se moque apres d un taux de chomage ou de pauvrete carabine …
En ce qui concerne les retraites en 2030, je me demande bien combien les francais vont toucher ;-).


Le systeme est deja a bout de souffle et aujourd hui il y a sur le site du monde des fonctionnaires qui se plaignent que leur retraite complementaire va etre amputee de 30 %. ou que la retraite complementaire des cadres va epuiser en 2017 leur reserve ….


Pour finir, Yovan, il y a plein de chose qui ne vont pas en RFA (par ex le manque d investissement dans les infrastructures ou la trop forte dependance au secteur automobile) pour ne pas finir par le poncif de la natalite !
Crois tu vraiment que le lapinisme est la solution ?
Avoir plein de bac -5 dont l avenir est le RMI et le chomage n est souhaitable que si on souhaite plein de chair a canon afin d envahir & piller les voisins (en plus ca evitera qu ils fassent des emeutes et pillent leur propres villes).


PS: pour ceux qui revent vraiment d envahir le voisin, je dois leur signaler qu avec des armes modernes, la guerre ca ne paie plus trop. Le vainqueur etant en general pas mal detruit lui aussi


Répondre Report comment
anomail dit :
8 décembre 2014 à 17 h 24 min
A quoi sert la croissance ?


Regardez ces deux vidéos c’est limpide.


Comprendre l’économie : L’argent-dette de Paul Grignon


http://www.tagtele.com/videos/voir/156214


http://www.tagtele.com/videos/voir/74680


Répondre Report comment
Yakumo dit :
8 décembre 2014 à 17 h 42 min
Article très intéressant, Merci Yovan :)


Répondre Report comment
cdg dit :
9 décembre 2014 à 12 h 11 min
Il y a longtemps (20 ans au moins), quand j etais a l ecole, on avait un prof d eocnomie qui expliquait que nos dirigenats vulaient un taux de corissance eleve car c etait plus facile pour eux. En effet ils n avaient pas a choisir et gouverner.
Si le gateau augmente chaque annee de 10 % (chiffre arbitraire, juste pour avoir des calculs faciles), votre richesse passe de 100 a 110 et donc vous pouvez distribuer 10. Certains toucherons quelque chose car c est necessaire (investissement …), d autres juste car pour qu ils ne crient pas trop (genre paysans ou intermittant du spectacle). Vous pouvez meme vous permettre de subventionner tout et son contraire (genre paysans FNSEA pollueurs et ecolo).
Si vous avez 1 %, ca devient impossible de saupoudrer et de satisfaire quasi tout le monde. Pire, dans le cas de la france, on a choisit de sabrer les investissements (car ca ce voit pas trop) pour continuer a depenser où c est rentable electoralement.
Evidement au bout de 20 ans, ca porte ses fruits. On se regorge des TGV ou airbus/ariane qui sont des projets des annees 70 pour oublier que les annees 80-90 n ont rien crees. Logique, on a prefere payer une retraite a pepe plutot que d investir !


Répondre Report comment
Antonin dit :
10 décembre 2014 à 12 h 15 min
Ca m’étonne que le concept de Décroissance ne soit pas encore cité : c’est particulièrement pertinent pour cet article.


Répondre Report comment
corrector dit :
10 décembre 2014 à 12 h 26 min
Quel est ce fameux (fumeux?) concept?


Répondre Report comment
Antonin dit :
10 décembre 2014 à 15 h 50 min
Pour faire simple et rapide, ça part du constat qu’on ne peut pas croitre à l’infini dans un monde fini. Le mouvement de la Décroissance critique donc certains aspects de la technique, du progrès, du développement, et donc de la croissance économique. Bien sûr, il ne doit pas être réduit à la simple décroissance économique.


Serge Latouche, notamment, en fait une bonne introduction dans une brochure « Petit traité de la décroissance sereine », que je conseille vivement à la lecture. Particulièrement à toi, « corrector », qui qualifie de fumeux un concept que tu ne connais pas. Mais je ne t’en veux pas, je te vois troller depuis le début des commentaires :)


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 11 h 59 min
« ça part du constat qu’on ne peut pas croitre à l’infini »


Mais qui veut faire ça?


Déjà, qu’est-ce que ça veut dire « à l’infini »?


Répondre Report comment
Antonin dit :
11 décembre 2014 à 12 h 18 min
« Mais qui veut faire ça? » <= Les économistes qui prônent la croissance.


"Déjà, qu’est-ce que ça veut dire « à l’infini »?" <= Des petits problème de vocabulaire ? :) On peut aussi dire "sans limite" si ça te heurte moins.


Les économistes qui prônent la croissance ne font cas nulle part de limite, et définissent leur système économique avec des chiffres de croissance toujours positifs, d’où le "sans limite".


Si ce n'est pas clair, je t'encourage à lire ; les travaux des objecteurs de croissances sont nombreux et divers, je suis sûr que tu y trouveras ton bonheur ! D'autant plus que je n'aurais probablement pas le temps de te répondre indéfiniment, surtout si tu t’interroge sur chaque mot.


corrector dit :
11 décembre 2014 à 13 h 29 min
C’est quoi le « monde fini »?


Les ressources naturelles? Comme le gaz, le pétrole, le charbon?


Tu trouves qu’on ne parles pas (sauf chez les alter-coco et autres escrolos décroissants) des ressources naturelles?


Et quel économiste fait des projections sur plus d’un siècle? Plus d’un millénaire?


corrector dit :
11 décembre 2014 à 14 h 42 min
« Les économistes qui prônent la croissance ne font cas nulle part de limite »


Les crétins qui pronent la décroissance non plus.


Si tu avais étudié les maths au niveau lycée, tu comprendrais que ton discours n’a aucun sens.


Antonin dit :
11 décembre 2014 à 14 h 50 min
Ahah, sacré troll. Je vois que c’était vain d’essayer d’apporter quelques éléments aux débat, je pensais que tu posais des questions parce que tu étais curieux, pas stupide et étroit d’esprit. Je suis un peu naïf.


Bon vent.


corrector dit :
11 décembre 2014 à 14 h 55 min
« Ahah, sacré troll »


Tu parles de toi?


« Je vois que c’était vain d’essayer d’apporter quelques éléments aux débat, je pensais que tu posais des questions parce que tu étais curieux, pas stupide et étroit d’esprit. »


Tu fuis.


Tu fais bien.


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 17 h 10 min
Pour la destruction de la nature :


http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20140507.OBS6364/birmanie-les-forets-precieuses-menacees-par-l-abattage.html


Répondre Report comment
corrector dit :
11 décembre 2014 à 17 h 13 min
J’espère que la Birmanie n’est pas considérée comme un paradis libéral!…


Simvetanylen dit :
11 décembre 2014 à 17 h 20 min
Bah c’est à dire que paradis et libéral ça va pas trop ensemble.


Répondre Report comment
PtitRaF dit :
22 décembre 2014 à 22 h 00 min
Je t’ai reconnu …
corrector = Yovan :)


Malin de se troller tout seul


Répondre Report comment
Poster un commentaire
Nom ( requis )


Email ( requis; ne sera pas publié )


Site web








six + 5 =


Prévenez-moi de tous les nouveaux commentaires par email.


Prévenez-moi de tous les nouveaux articles par email.


flattr this!
Progression du financement mensuel de Reflets. Montant à atteindre : 5300 euros
0%
Un budget mensuel pour quoi faire ?
A quoi sont affectés les dons ?
SEARCH








Commenter cet article