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Publié par Patrick Granet

~ Claude Guillon « Suicide mode d’emploi » : témoignages de lecteurs « Suicide, mode d’emploi », le retour ! Pourquoi Onfray-t-il mieux de se taire Les femmes et la sodomie Suicide : Introuvable « mode d’emploi » Dans la même rubrique « Communisation » : l’impensable projet Le système baptisé « démocratie représentative » est un système de régulation sociale. Il n’a pas pour fonction d’organiser le « pouvoir du peuple », comme pourraient le faire croire l’étymologie et la légende dorée républicaine. La démocratie représentative est, à ce jour, le mode de gestion politique du capitalisme le plus efficace. Il organise l’apparence d’un contrôle populaire et constitue par là un préservatif contre la lutte des classes. Ce système repose sur la fiction selon laquelle les sociétés humaines sont divisées en « nations » et non en classes, à l’intérieur desquelles les intérêts des « citoyens », considérés comme individus séparés les uns des autres, peuvent être considérés indépendamment de leur situation sociale. La « preuve »... il y a des ouvriers qui votent pour des politiciens bourgeois, de gauche, de droite ou d’extrême-droite. La loi du capitalisme, c’est la loi du marché, de l’argent et des marchandises, ce que l’on appelle « économie ». L’économie est supposée s’imposer à l’espèce humaine comme la loi de la gravité. Mais tout le monde peut constater qu’un pavé lancé en l’air retombe, tandis qu’on peut douter de la fatalité du travail exploité et de la production d’objets nuisibles. La démocratie est là pour persuader chacun(e) qu’il/elle est coresponsable de la perpétuation du système. Ça n’est pas une chose que l’on subit, c’est une chose à laquelle on participe. Le système peut d’ailleurs se contenter d’une participation purement symbolique. Le gouvernement des États-Unis ne se prive pas de donner des ordres au monde entier, alors qu’il est élu (à supposer que ce mot convienne) malgré le plus fort taux d’abstention de la terre. La « légitimité » des dirigeants élus est une blague de mauvais goût : « Vous avez été assez sots pour croire à mes fariboles ; vous avez gagné le droit de la fermer ! » C’est la méthode de la bourgeoisie : distribuer des somnifères aux pauvres pour conjurer ses propres cauchemars (voyez l’obsession anti-1968 de Sarkozy ). * Accepter la « légitimité », non seulement au sens légal mais moral, politique et historique, de l’élection présidentielle, signifie qu’il aurait fallu accepter sans protester l’éventuelle élection d’un Le Pen en 2002 ! Après tout, Hitler aussi a été élu... Qui peut sérieusement énoncer de pareilles ordures, sinon les cheffaillons de partis qui espèrent que le même verrouillage mental et légal fonctionnera demain à leur profit. Sarkozy n’est pas un nouveau venu. Il a sévi comme ministre de l’Intérieur, renforçant et modernisant un appareil répressif contre les travailleurs étrangers et les jeunes. Personne ne l’avait élu pour organiser des rafles quotidiennes à Paris. Il l’est aujourd’hui, et ça ne change rien pour nous. * Dans l’histoire de France, le terme « légitimistes » désignait les partisans de la branche aînée des Bourbon, détrônée par la révolution de 1830. Contre les légitimistes d’aujourd’hui, une révolution reste à faire. Anticapitaliste et instituant la démocratie directe, nous la voulons communiste et libertaire. Annoncé par une campagne « anti-68 » délirante, il était juste et logique que le quinquennat de Sarkozy commence par des barricades et des incendies... Il commence aussi par des dizaines de mois de prison ferme distribués au pif. Il sera fertile en luttes sociales, qui devront répondre à ses offensives (assurance chômage, retraites, universités, droit de grève, etc.). Au patronat et à l’Élysée, les Sarkozy ont pour eux la loi (c’est eux qui l’ont faite !) et la force brutale. À nous de construire dans les luttes notre propre légitimité, nos propres solidarités, notre histoire. ...Pour un communisme libertaire Pas de bouclier fiscal pour l’héritage de mai 68 ! Le printemps cent pour cent ! Jolies héritières, beaux héritiers, votre président vous le dit : la vraie vie est dans les chiffres. Apprenez ceux qui comptent ! 22, v’la les cibles ! Fais-leur voir 36 chandelles ! Dans la rue, 68 ! Entre nous, 69 ! N’attends pas 107 ans ! Ce texte a été distribué sous forme de tract, à Paris, dans les manifestations et assemblées générales qui ont suivi l’élection présidentielle de 2007.

Notre « légitimité » se construit dans les luttes Claude Guillon

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