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Publié par Patrick Granet

Charles  BAUDELAIRE _ poèmes - chantés par léo FERRE

​​

Une passante

La rue assourdissante Autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'fastueuse juin principale
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet;

Agile et noble, Avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé Comme un extravagant,
fils de dans oeil, ciel livide Où germe l'ouragan,
La douceur Qui fascine et le plaisir qui-mar.

Un éclair ... PUIS la nuit! - Fugitive beauté
Dont le considèrent M'a devant le fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus de Qué DANS L'éternité?

Ailleurs, Bien Loin d'ici! Trop tard! Jamais Peut-Être!
voiture J'ignore où tu fuis, tu ne sais Où Je Vais,
O Toi que j'eusse aimée, ô toi qui-le Savais!

Charles Baudelaire

L'Etranger

- Qui aimes-tu le Mieux, homme énigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ous tonne frère?
- Je N'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes Amis?
- Vous Vous servez là d'une libération conditionnelle juin Dont Le Sens m'est Reste jusqu «Ce jour inconnu à.
- Ta patrie?
- J'ignore sous Quelle latitude Elle Est Située.
- La beauté?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or?
- Je le hais Comme Vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu Fait, foreign extraordinaire?
- J'aime les nuages ​​... les nuages ​​Qui Passent ... là-bas ... les merveilleux nuages!

Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose, 1869

L'homme et la mer

Homme libre, tu chériras Toujours la mer!
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme
de Dans le Déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit non pas n'est gouffre Moins amer.

Tu te plais à plonger au Sein de ton image;
Tu l'embrasses des Yeux et des soutiens-gorge, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa-propre rumeur
Au bruit de this complaint indomptable et sauvage.

Vous êtes Tous Les Deux Ténébreux ET Discrets:
Homme, NUL N'A sonde Le Fond de tes abîmes;
Ô mer, nul NE TES connait Richesses intimes,
à Tant Vous êtes Jaloux DE GARDER VOS secrets!

Et cependant voilà des Siècles innombrables
Que Vous Vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement Vous Aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables!

Charles Baudelaire

L'homme et la mer

Homme libre, tu chériras Toujours la mer!
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme
de Dans le Déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit non pas n'est gouffre Moins amer.

Tu te plais à plonger au Sein de ton image;
Tu l'embrasses des Yeux et des soutiens-gorge, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa-propre rumeur
Au bruit de this complaint indomptable et sauvage.

Vous êtes Tous Les Deux Ténébreux ET Discrets:
Homme, NUL N'A sonde Le Fond de tes abîmes;
Ô mer, nul NE TES connait Richesses intimes,
à Tant Vous êtes Jaloux DE GARDER VOS secrets!

Et cependant voilà des Siècles innombrables
Que Vous Vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement Vous Aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables!

Charles Baudelaire

La beauté

JE SUIS belle, ô mortels! Comme un rêve de pierre,
Et mon Sein, Où each S'est meurtri tour à la tournée,
Est fel verser au inspirateur de poète un amour
Eternel et muet AINSI Qué la Matière.

Djé trone dans l'azur de Comme incompris de sphinx de l'ONU;
J'unis Un Coeur de Neige choix à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui-Déplacé les lignes,
Et Jamais je ne pleure et Jamais je ne ris.

Les Poètes, de Devant mes Grandes attitudes,
Que J'ai l'air d'AUX to use ainsi Fiers monuments,
Consumeront Leurs jours en d'austères études;

J'ai de voitures verser CES de fasciner dociles amants,
De purs miroirs qui-font TOUTES droits incorporels, plus belles:
Mes Yeux, mes Yeux larges aux Clartés éternelles!

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

La Vie antérieure

J'ai Longtemps habité sous de Les déchets portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et Que Leurs Grands piliers, Droits et majestueux,
pareils Rendaient, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, salle Roulant Les images des Cieux,
Mêlaient d'Une Façon Solennelle ET mystique
Les tout-puissants accorde de Leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété mes by Yeux.

C'est la Qué J'ai Vécu Dans Les voluptés Calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, Tout imprégnés d'odeurs,

Qui me rafraîchissaient le devant Avec des palmes,
Et ne faites pas l'unique, Soin etait d'approfondir
Le secret de douloureux Qui me faisait languir.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

Le serpent qui danse

Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe Vacillante,
miroiter la peau!

Sur ta chevelure profonde
Aux acres parfums,
Mer odorante ET vagabonde
Aux Flots Bleus ET bruns,

Comme un ship Qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour Un ciel lointain.

Tes yeux, ou rien ne se revele
De doux ni d'amer,
de Sont Deux bijoux Froids Où se mêle
L'or Avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d'abandon,
On dirait non serpent qui danse
Au bout d'ONU bâton.

Sous le Fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance Avec la mollesse
D'UN jeune éléphant,

Et ton corps se Penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses VERGUES dans L'eau.

Comme un flot grossi by LA FONTE
DES GLACIERS grondants,
Quand l'eau de ta Bouche Remonte
Au bord de tes dents,

Je Crois boire non vin de Bohême,
Amer et Vainqueur,
Un ciel liquide qui-parseme
d'Etoiles mon coeur!

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

Charles  BAUDELAIRE _ poèmes - chantés par léo FERRE

Le Vin de l'Assassin

Ma femme est morte, je suis libre!
Je PUIS Fait boire tout mon soûl.
Lorsque je rentrais sans sou non,
Ses cris me déchiraient la fibre.

Autant qu'un roi je suis Heureux;
L'est de l'air pur, le ciel admirable ...
Nous Avions un été Semblable
Lorsque J'en devins amoureux!

L'affreux soif Qui me déchire
Aurait Besoin verser s'assouvir
D'Autant de vin qu'en may TENIR
Son tombeau; - CE polo N'Est PEU dire:

Je l'ai jetée au Fonds d'ONU puits,
Et J'ai same Poussé sur Elle
Tous les pavés de la margelle.
- Je l'oublierai si je le PUIS!

Au nom des serments de tendresse,
Dont rien ne may Nous délier,
Et verser UNO réconcilier
Comme au Beau Temps de Notre ivresse,

J'implorai d'Elle non rendez-vous,
Le soir, sur la route obscure juin.
Elle y vint! - Folle créature!
de Tous de sommes nous ainsi OU MOINS fous!

Elle etait rappel jolie,
Quoique Bien fatiguée! et moi,
Je l'aimais trop! voilà Pourquoi
Je Lui dis: Sors of this vie!

Nul ne-peut me Comprendre. Un Seul
de rapide Parmi ces Ivrognes
Songea-t-il DANS SES nuits morbides
À faire du vin linceul non?

This Crapule invulnérable
de Comme Les machines de fer
Jamais, ni l'Été ni l'hiver,
N'a de connu l'amour Véritable,

Avec session noirs enchantements,
Son cortège infernal D'Alarmes,
Ses fioles de poison, SES larmes,
Ses Bruits de la Chaîne et D'ossements!

! - Me voilà libre et solitaire
Je serai ce soir ivre mort;
Alors, sans peur et sans remord,
Je me coucherai sur la terre,

Et je dormirai Comme un chien!
Le char aux lourdes roues
Chargé de pierres et de boues,
Le wagon enragé may Bien

Écraser ma tête coupable
Ou me couper par le milieu,
Je m'en moque Comme de Dieu,
du Diable ous de la Sainte Table!

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1861

Poème classé DANS Charles Baud

Charles  BAUDELAIRE _ poèmes - chantés par léo FERRE

Remords posthume

Dormiras Lorsque TU, ma belle ténébreuse,
Au fond d'ONU monument CONSTRUIT en marbre noir,
Et lorsque tu n'auras verser alcôve et manoir
Qu'un caveau pluvieux et qu'une fosse creuse;

Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse
Et tes flancs qu'assouplit non charmant nonchaloir,
Empêchera ton cœur de Battre et de Vouloir,
Et tes pieds de courir Leur cours aventureuse,

Le tombeau, confiant de mon rêve infini
(Car le tombeau Toujours comprendra le poète),
CES Durant Grandes nuits d'intérêt Où le somme banni,

Te dira: «Que Vous sert, courtisane imparfaite,
De n'avoir Pas Connu CE Qué pleurent Les morts? »
- Et le ver rongera ta Peau Comme remords de l'ONU.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

Recueillement

. Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi tranquille, plus
Tu réclamais le Soir; il descend; le VOICI:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portante la paix, aux Autres le souci.

Pendant Que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, CE Bourreau sans merci,
Va cueillir des remords Dans La fête servile,
Ma Douleur, Donne-moi la main; Viens par ici,

Loin d'EUX. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées;
Surgir du Fond des eaux le Regret souriant;

Le Soleil moribond s'endormir sous juin arche,
Et, Comme un linceul traînant à longue l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

L'albatros

Souvent, versez S'amuser, les hommes d'Équipage
Prennent des albatros, Les déchets Oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le Navire Glissant Sur Les gouffres amers.

A Peine ONT-ILS Les dépose-sur Les Planches,
CES Qué rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement Leurs Grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté cinéclub D'eux.

Ce voyageur ailé, Comme Il HNE gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il intérêt comique et prévue!
L'ONU agace fils bec Avec Un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme Qui Volait !

Le Poète intérêt Semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Charles Baudelaire

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Rien 09/04/2015 09:41

OMG les paroles de L'Albatros...